Acquisition d’un monstre à Montréal: le futur partenaire de Lane Hutson

Acquisition d’un monstre à Montréal: le futur partenaire de Lane Hutson

Par David Garel le 2026-01-21

Depuis plusieurs semaines, un même bruit revient avec une insistance qui ne trompe personne dans les cercles bien branchés de la LNH : les Blues de Saint-Louis n’ont jamais décroché du dossier David Reinbacher. Jamais. Et ce n’est pas une coïncidence si le nom de Colton Parayko refait surface avec autant de force à Montréal.

Maxim Lapierre n’a pas parlé dans le vide. Il a mis des mots très précis sur un malaise sur la galce que plusieurs observateurs évitent encore de nommer : le Canadien développe des joyaux offensifs à la ligne bleue, mais refuse encore de leur donner le soutien physique et tactique nécessaire pour les amener au sommet.

Lane Hutson domine, en jouant avec le plombier Jayden Struble. Imaginez s'il jouait avec un vrai stud.

Lapierre perd patience:

«Autant qu’il domine en ce moment, je pense qu’il peut dominer encore plus. Hughes avec Faber, Forsling avec Ekblad, Chychrun avec Carlson, Makar avec Toews quand il est en santé, Lindell avec Heiskanen et Dahlin avec Power. Nous, on a Hutson avec Struble».

«Ça ne fait pas de sens pour moi et je ne veux rien enlever à Struble, il fait ce qu’il peut. J’ai été un gars de profondeur moi aussi mais à moment donné, tu as l’un des meilleurs de la Ligue nationale de hockey chez les défenseurs, ce n’est pas son match-up»

Et à l’heure actuelle, Montréal n’a pas le partenaire idéal pour y arriver. Lapierre le répète depuis de semaines. Dans sa tête, Colton Parayko va débarquer à Montréal.

Voilà un prototype de défenseur de séries éliminatoires, un monstre devenu rare dans la LNH moderne.

Droitier

6 pieds 6 pouces

229 livres

Capable de jouer 24 à 26 minutes par match.

Capable de frapper, mais surtout de neutraliser sans se désorganiser.

Capable de libérer un partenaire offensif sans transformer chaque présence en exercice de survie.

Son contrat, 6,5 M$ jusqu’en 2029-2030, était autrefois perçu comme lourd. Avec la hausse du plafond salarial, il devient aujourd’hui parfaitement absorbable pour une équipe qui a de la marge et une fenêtre qui s’ouvre.

C’est exactement le cas du Canadien.

Et c’est exactement pour ça que les Blues savent qu’ils tiennent un levier immense.

Le vrai problème : le prix s’appelle David Reinbacher

C’est ici que le dossier devient inconfortable.

À Saint-Louis, on ne veut pas de projets vagues.

On ne veut pas de « peut-être ».

On ne veut pas de défenseur de soutien.

Les Blues veulent David Reinbacher. Non pas parce qu’il est spectaculaire. Mais parce qu’il est exactement le type de défenseur autour duquel on reconstruit sans bruit :

Droitier.

Structuré.

Responsable.

Mature pour son âge.

Capable d’absorber du jeu défensif lourd.

Capable de stabiliser un top-4 pendant dix ans.

Le DG Doug Armstrong a toujours adoré ce profil. Et contrairement à Montréal, Saint-Louis n’a aucun problème à être patient avec le développement d’un défenseur de ce genre.

C’est là que la phrase de Mathias Brunet devient centrale.

Quand Brunet affirme, calmement, que Reinbacher pourrait partir plus vite qu’on le pense, ce n’est pas une provocation. C’est un signal.

Parce que Brunet :n’est pas un brûleur d’espoirs, a toujours défendu Reinbacher, et est extrêmement bien branché à l’interne.

Quand ce type de message sort, c’est que le statut d’intouchable est est brisé.

La question posée récemment dans l’écosystème montréalais frappe sans prévenir :

Adam Engström a-t-il dépassé David Reinbacher dans la hiérarchie interne?

Engström progresse à Laval. Rapidement.

Il joue avec assurance.

Il absorbe de plus en plus de responsabilités.

Reinbacher, lui, stagne. Son développement est plus lent que prévu et que le CH est rendu ailleurs dans sa courbe de croissance.

Et dans la LNH, quand la fenêtre commence à s’ouvrir, les organisations doivent choisir où placer leur patience.

Si Montréal accepte l’idée que Reinbacher n’est plus sacré, alors les règles du jeu changent complètement.

Pour Colton Parayko, les Blues demanderont :

David Reinbacher comme pièce centrale.

OU

Adam Engström + un choix de 1re ronde (au minimum).

Mais soyons honnêtes : Saint-Louis préférera Reinbacher, parce qu’il coche plus de cases dans leur vision à long terme.

Ce dossier ne parle pas seulement d’un joueur. Il parle d’une philosophie.

Ajouter Parayko, ce n’est pas améliorer une paire défensive. C’est changer l’identité du Canadien.

Le Canadien est-il prêt à sacrifier David Reinbacher pour que Hutson joue enfin avec un vrai défenseur de la LNH?

Si la réponse est oui, alors ce dossier devient explosif.

Si la réponse est non, Montréal devra accepter de continuer à bricoler autour de Lane Hutson.

Et c’est exactement là que se séparent les équipes prometteuses… des équipes prêtes à gagner la Coupe Stanley.