Une seule signature… et soudainement, toute la dynamique du dossier Jason Robertson vient de changer.
Pendant des semaines, les rumeurs tournaient autour d’une transaction imminente. Dallas était coincé sous le plafond salarial, l’arbitrage approchait à grands pas et plusieurs croyaient que Jim Nill n’aurait d’autre choix que d’échanger son meilleur marqueur avant de perdre complètement le contrôle de la situation.
Finalement, les Stars ont trouvé une solution.
Une solution temporaire.
Robertson a accepté un contrat d’un an.

À première vue, Dallas respire enfin.
L’organisation évite un arbitrage qui aurait pu envenimer les relations avec son joueur vedette et conserve un attaquant de 45 buts et 96 points dans son alignement pour une autre saison.
Mais lorsqu’on regarde un peu plus loin, cette entente ressemble davantage à un sursis qu’à une véritable victoire.
En acceptant un contrat d’une seule saison, Robertson se place dans une position de force exceptionnelle.
Dans un an, il pourra devenir joueur autonome sans compensation et choisir lui-même sa prochaine destination si aucune prolongation n’est conclue.

Autrement dit, la pression n’a pas disparu.
Elle vient simplement d’être reportée d’un an.
Ce contrat raconte aussi une autre histoire.
Dallas croit encore à ses chances de gagner immédiatement. L’équipe refuse de tourner la page sur son noyau actuel et offre une dernière véritable occasion à ce groupe d’aller chercher la Coupe Stanley.
Avec Miro Heiskanen, Wyatt Johnston, Roope Hintz, Mikko Rantanen et Jason Robertson, les Stars considèrent encore qu’ils possèdent un effectif capable d’aller jusqu’au bout.
Si la Coupe Stanley arrive à Dallas au printemps prochain, cette signature deviendra probablement un coup de génie.
Dans le cas contraire, toutes les questions reviendront encore plus fort.
C’est précisément à ce moment que le nom de Kent Hughes risque de refaire surface.
Depuis des mois, le directeur général du Canadien répète qu’il cherche un joueur capable de transformer son attaque.
Un véritable marqueur d’élite, encore dans les meilleures années de sa carrière.
Jason Robertson correspond exactement à cette description.
Voilà pourquoi le compte à rebours est commencé.
Montréal ne participera probablement pas à ce dossier aujourd’hui.
Hughes a toujours répété qu’il ne voulait pas briser sa structure salariale, une structure que Nick Suzuki, Cole Caufield, Juraj Slafkovsky, Ivan Demidov et Lane Hutson ont tous acceptée en consentant certains compromis au fil des années.
Accorder immédiatement près de 14 millions de dollars par saison à Robertson aurait bouleversé cet équilibre.
Dans un an, la réflexion pourrait être différente.
Le plafond salarial continuera d’augmenter.
Le Canadien poursuivra sa progression.
Plusieurs contrats pourraient avoir quitté la masse salariale montréalaise et Hughes connaîtra beaucoup mieux le véritable potentiel de son jeune noyau.
Une autre question reviendra alors avec encore plus d’insistance.
Le moment sera-t-il enfin venu de sortir de sa philosophie habituelle?
Depuis son arrivée à Montréal, Hughes s’est montré discipliné. Il refuse les décisions impulsives et préfère construire lentement autour de ses jeunes joueurs.
Mais les joueurs comme Jason Robertson ne deviennent presque jamais disponibles.
À 27 ans, un ailier capable de produire près d’une centaine de points tout en entrant dans les meilleures années de sa carrière représente exactement le genre de joueur qui peut changer le destin d’une organisation.
François Gagnon, de RDS, avait déjà évoqué Montréal comme une destination susceptible d’intéresser Robertson si un jour une transaction ou une offre hostile devenait réaliste.
Aujourd’hui, ce scénario évolue.
La transaction n’est plus au cœur des discussions.
Le véritable rendez-vous est fixé à l’été 2027.
D’ici là, Dallas jouera probablement la saison la plus importante de son cycle actuel. Les Stars devront convaincre Robertson que son avenir passe encore au Texas.
Le véritable compte à rebours ne mène pas uniquement au 1er juillet 2027.
Une autre date sera surveillée de très près : le 1er janvier. À partir de ce moment, les Stars pourront négocier une nouvelle prolongation avec Jason Robertson.
Si les discussions s’enlisent, chaque semaine qui passera rapprochera Dallas d’une décision extrêmement difficile.
Garder son meilleur marqueur jusqu’au risque de le perdre pour rien… ou l’échanger avant la date limite des transactions. Une chose est certaine… le nom de Jason Robertson risque de suivre Kent Hughes pendant toute la saison 2026-2027.
Sinon, la file d’attente risque d’être très longue devant sa porte.
Et Kent Hughes devra décider si le moment est enfin venu de poser le geste qu’il repousse depuis le début de sa reconstruction.
Une chose est certaine… avec tout l’espace salarial que le Canadien devrait posséder à l’été 2027 et un joueur de la trempe de Jason Robertson qui pourrait devenir libre comme l’air, le nom de Kent Hughes reviendra constamment dans les discussions.
À chaque but de Robertson, à chaque rumeur provenant de Dallas, à chaque déclaration sur son avenir, Montréal sera inévitablement ramené dans le portrait.
Si les Stars échouent encore dans leur quête de la Coupe Stanley, ce dossier risque de suivre le Canadien pendant toute la saison.
Et connaissant l’audace de Kent Hughes lorsqu’une occasion unique se présente, personne ne pourra écarter complètement cette possibilité.
Le chronomètre est officiellement parti.
À suivre…
