Arber Xhekaj à Anaheim : l’offre des Ducks remet le Shérif à sa place

Arber Xhekaj à Anaheim : l’offre des Ducks remet le Shérif à sa place

David Garel
Le 2026-09-01

Le nom d’Arber Xhekaj commence sérieusement à circuler dans l’Ouest.

Pendant que plusieurs l’envoyaient déjà à Philadelphie et que Calgary a finalement été écarté du portrait en raison de sa profondeur à la ligne bleue, un nouveau scénario commence à prendre de l’importance : Anaheim.

Et si les Ducks représentent effectivement une destination logique pour le Shérif, le type d’offre qui circule remet également une réalité importante sur la table.

Arber Xhekaj ne vaut plus un choix de première ronde.

Le Canadien de Montréal aurait eu la possibilité d’obtenir une telle valeur l’été dernier.

Aujourd’hui, le train est passé.

Et si Montréal veut utiliser Xhekaj dans une transaction importante, Kent Hughes devra probablement ajouter quelque chose.

C’est la partie la plus difficile à accepter pour les partisans.

Pendant un certain temps, Xhekaj était devenu l’un des joueurs les plus populaires du Canadien. Son histoire était exceptionnelle. Son arrivée dans la LNH était improbable. Son style de jeu faisait vendre des chandails et attirait l’attention partout au Québec.

Mais la valeur médiatique d’un joueur n’est pas nécessairement sa valeur sur le marché des transactions.

Et les équipes de la LNH regardent Xhekaj avec beaucoup plus de froideur.

Elles voient un défenseur imposant, intimidant et capable de changer le ton d’un match. Elles voient également un joueur qui n’a jamais réussi à s’établir comme défenseur régulier incontestable dans un top-6.

Sous Martin St-Louis, Xhekaj est devenu un joueur de plus en plus difficile à situer.

Et c’est précisément ce qui fait mal à sa valeur.

À Montréal, Noah Dobson, Lane Hutson, Mike Matheson, Kaiden Guhle et Alexandre Carrier se retrouvent tous devant lui dans la hiérarchie. Jayden Struble semble également bénéficier d’une confiance importante de la part de l’entraîneur.

Puis les jeunes arrivent.

David Reinbacher.

Adam Engström.

Owen Protz.

Bryce Pickford.

La ligne bleue du Canadien est congestionnée et Xhekaj demeure toujours sans contrat.

Son avenir à Montréal devient donc de plus en plus difficile à lire.

C’est dans ce dossier qu’Anaheim devient chaud bouillant.

Les Ducks ont perdu deux joueurs qui représentaient exactement le type de présence physique que Xhekaj pourrait éventuellement remplacer : Radko Gudas et Jacob Trouba.

Deux défenseurs capables d’imposer le respect.

Deux joueurs capables de répondre lorsqu’un adversaire décide de s’en prendre à un jeune coéquipier.

Et deux hommes qui apportaient une dimension physique difficile à remplacer.

Les Ducks possèdent beaucoup de jeunes joueurs talentueux. Une organisation qui commence à progresser et qui veut franchir une nouvelle étape doit également apprendre à protéger ses vedettes.

Dans cette optique, Xhekaj possède un profil très intéressant.

Il mesure six pieds quatre pouces.

Il peut frapper.

Il peut se battre.

Il peut changer l’atmosphère d’un match.

Il possède surtout une identité que très peu de défenseurs peuvent reproduire.

À Anaheim, son rôle pourrait être simple.

Tu protèges les jeunes.

Tu imposes le respect.

Tu joues physique.

Tu ne t’excuses pas d’être Arber Xhekaj.

À Montréal, St-Louis lui fout la honte… d’être lui-même…

Le Shérif passe constamment son temps à cacher son identité tellement St-Louis le méprise.

Doit-il frapper?

Doit-il se retenir?

Doit-il répondre à un adversaire?

Doit-il éviter les pénalités à tout prix?

À force de vouloir contrôler son identité, le Canadien risque d’avoir créé un joueur qui ne sait plus exactement comment jouer.

C’est pour cette raison qu’un départ est inévitable.

Mais voilà le problème.

Quelle est réellement la valeur de Xhekaj aux yeux des Ducks?

On parle d’un espoir comme Nico Myatovic, accompagné d’un choix de deuxième ronde en 2027.

Cela remet brutalement Xhekaj à sa place sur le marché.

Ouch.

Myatovic a été sélectionné au 33e rang du repêchage de 2023. Il possède un excellent gabarit à six pieds trois pouces, mais son développement professionnel a été beaucoup plus lent que prévu.

Après avoir récolté 121 points en 181 matchs avec les Thunderbirds de Seattle dans la WHL, son passage dans la LAH n’a pas été particulièrement spectaculaire.

Cet

La saison dernière, il n’a obtenu que 19 points en 71 matchs avec les Gulls de San Diego.

Au mieux, Montréal récupérerait un attaquant imposant qui pourrait miraculeusement devenir un joueur de profondeur dans la LNH.

La réalité est qu'il est un plombier de la ligue américaine:

Le véritable actif intéressant serait donc le choix de deuxième ronde.

Un jeune espoir qui n’a pas encore explosé et un choix de deuxième ronde pour Arber Xhekaj?

C’est des peanuts.

Ce n’est même pas près de ce que certains imaginaient obtenir pour le Shérif.

Dire que le Canadien aurait eu la possibilité de le transformer en choix de première ronde l’été dernier.

Aujourd’hui, Kent Hughes doit probablement accepter qu’une telle offre ne reviendra jamais.

Le marché a changé.

Xhekaj a passé une autre saison au fond du trou… dans la niche de Martin St-Louis…

Et les équipes intéressées savent que Montréal possède trop de défenseurs.

Elles savent également que Xhekaj doit signer un contrat.

Le Canadien négocie donc avec beaucoup moins de pouvoir qu’auparavant.

Anaheim pourrait représenter un partenaire logique. Le fit est évident.

Les Ducks cherchent de la robustesse.

Xhekaj cherche une équipe qui lui donnera une véritable identité.

Et Anaheim a besoin d’un nouveau Shérif.

La conclusion la plus douloureuse de toute cette histoire?

Pour un joueur surnommé le Shérif, il ne pèse rien dans la balance.

Misère…