Honte nationale: Bill Guerin répond à Lane Hutson et au Canadien de Montréal

Honte nationale: Bill Guerin répond à Lane Hutson et au Canadien de Montréal

Par David Garel le 2026-01-21

Bill Guerin réplique aux fans du Canadien de Montréal : pourquoi Jackson LaCombe... et pas Lane Hutson?

Le DG des États-Unis n’a pas reculé. Il n’a pas esquivé. Et surtout, il n’a pas cherché à se coucher devant une province en furie.

Face à la tempête déclenchée par la sélection de Jackson LaCombe au détriment de Lane Hutson, le DG de Team USA campe sur ses positions.

Et pour la première fois depuis le début de cette saga, il sort l’artillerie lourde : stratégie, structure, statistiques avancées, contexte olympique. Pas d’émotion. Pas de symbole. Juste une vision froide du hockey international.

Le message est brutal, mais clair : Jackson LaCombe était le bon choix dans sa tête.

Un remplacement logique à Seth Jones.

Le premier argument de Guerin est le plus simple, mais aussi le plus ignoré dans le débat montréalais :

Team USA ne remplaçait pas Lane Hutson, mais bien Seth Jones.

Seth Jones est un défenseur défense d’abord, attaque ensuite, utilisé contre les meilleurs trios adverses, en désavantage numérique, dans les moments lourds. Et dans cette optique, Guerin estime que LaCombe correspond beaucoup plus au profil recherché.

Jackson LaCombe :

N’a pas besoin d’être dominant avec la rondelle pour influencer un match.

Gagne ses batailles de rondelle.

Peut jouer sur les deux unités spéciales.

Accepte un rôle sans privilèges offensifs.

Ce n’est pas spectaculaire. Mais ce n’est pas un tournoi de spectacle.

On parle d'un défenseur de transition élite (et les chiffres le confirment).

Contrairement à la perception populaire, LaCombe n’est pas un simple défenseur physique sans flair.

Selon les statistiques avancées, Jackson LaCombe affiche des statistiques de transition similaires, et parfois supérieures, à celles de Lane Hutson à forces égales cette saison. Il est l’un des meilleurs défenseurs américains pour :

Sortir la rondelle proprement.

Couper le jeu en zone neutre.

Relancer rapidement sans garder la rondelle trop longtemps.

Et c’est exactement ce que Team USA veut faire à Milan.

La stratégie américaine : étirer la glace, pas la contrôler.

Guerin et son staff ont une vision très précise du jeu olympique 2026 :

Passes longues en zone neutre.

Attaque en zone avec tirs secondaires.

Moins de possession prolongée.

Plus de structure.

Dans ce contexte, LaCombe est l’un des meilleurs défenseurs tireurs de la LNH, capable de créer des menaces sans monopoliser la rondelle. Il offre une option secondaire crédible quand la première vague est neutralisée.

Lane Hutson, lui, brille quand il a la rondelle. Mais Guerin estime que dans un rôle limité (sans avantage numérique, avec des minutes réduites), son impact serait mécaniquement étouffé.

Voici l’argument qui choque le plus : les chiffres défensifs bruts.

LaCombe est 29e parmi tous les défenseurs de la LNH en WAR défensif à forces égales.

WAR veut dire “Wins Above Replacement”, donc « victoires au-dessus d’un joueur de remplacement ». C’est une statistique avancée qui tente de mesurer à quel point un joueur aide son équipe à gagner comparé à un joueur moyen ou remplaçant.

Quand on parle de WAR défensif à forces égales, on parle précisément de :

L’impact défensif du joueur.

Lorsque les équipes sont à 5 contre 5 (donc « à forces égales », sans avantage ou désavantage numérique)

C’est une façon de séparer son jeu défensif pur du reste, sans être influencé par ses points en avantage numérique ou par les erreurs d’un coéquipier en infériorité.

C’est le meilleur total parmi les défenseurs américains sélectionnés.

il compte près de 500 minutes en désavantage numérique en carrière NHL

il a tué des pénalités toute sa vie.

Aux Championnats du monde, LaCombe a mené Team USA au différentiel +/‑, dans un contexte international très proche des Olympiques.

Le cas contre Lane Hutson est cruel, mais cohérent selon Guerin.

C’est ici que le DG se met à dos Montréal.

Son évaluation de Lane Hutson est sans détour :

À 5 contre 5, le seul centre avec qui Hutson affiche un xG (buts attendus) positif cette saison est Nick Suzuki.

Suzuki est l’un des meilleurs attaquants défensifs de la LNH, sur un trio stable depuis trois saisons.

Hors de ce contexte, Hutson devient plus exposé

Et surtout : la petite patinoire européenne change tout.

Moins de transition.

Plus de batailles.

Plus de trafic devant le filet.

Dans ces conditions, Guerin est catégorique :

Un défenseur de 5 pi 9 devient une cible, peu importe son talent.

Selon Guerin, avec Hutson, la bataille devant le filet est perdue d’avance.

Un autre point clé souvent ignoré : le rôle réel de Hutson aurait été extrêmement ingrat.

Minutes de troisième paire.

Aucun avantage numérique.

Cible physique constante.

Peu de touches de rondelle.

Pour un défenseur "puck dominant", c’est la pire situation possible.

Et Guerin croit que ça aurait nui autant au joueur qu’à l’équipe.

Bill Guerin le sait :

Montréal est en colère.

Les réseaux sociaux sont en feu.

Lane Hutson est adoré.

Mais Guerin n’a jamais bâti Team USA pour plaire au Centre Bell.

Il bâtit une équipe de structure, de complémentarité, de robustesse, où les étoiles brillent… mais où les rôles secondaires gagnent les tournois.

« Peut-être que j’ai tort. Mais j’adore ce choix pour mon pays.. »

Prions pour que Team USA s'effondre devant nos yeux. Si le karma existe, Bill Guerin va perdre sa dignité...