Ça tourne mal : Le Québec transforme le 50e but de Cole Caufield en cauchemar

Ça tourne mal : Le Québec transforme le 50e but de Cole Caufield en cauchemar

Par William Petit Lemay le 2026-04-07

Il y a quelque chose qui ne tourne plus rond autour du Canadien de Montréal.

Oui, le club a gagné. Oui, Nick Suzuki a créé un moment magique en égalant le match avec moins de 20 secondes à faire.

Oui, le Canadien s’en est sorti en tirs de barrage.

Mais malgré la victoire… le malaise est immense.

Et il porte un nom : Cole Caufield.

Une première étoile… qui sonne creux

C’est officiel : Caufield a été nommé première étoile du match.

Sur papier, tout est parfait.

Il a été dangereux. Il a généré des chances. Et surtout, il a encore marqué en tirs de barrage pour une deuxième fois en trois matchs. Encore lui qui scelle l’issue du match. Encore lui qui donne la victoire au Canadien.

Mais sur la glace?

Ce n’était pas un joueur heureux.

Ce n’était pas un joueur libéré.

C’était un joueur frustré.

Et ça paraissait.

Pas d’entrevue d’après-match avec Marc Denis. C’est Lane Hutson qui s’est présenté devant les médias à sa place. Déjà là, ça en dit long.

Et pendant la rencontre, les images parlaient d’elles-mêmes : Caufield avait l’air ailleurs. Déconnecté. Tendu. Même fâché par moments.

Pour un gars qui vient d’être nommé première étoile…

Un but qui ne vient plus… et qui hante tout le monde

Le problème est simple : le 50e but ne vient pas.

Et plus il tarde… plus ça devient lourd.

Ce qui devait être une célébration est en train de devenir une obsession collective.

À chaque présence de Caufield :

la foule crie “SHOOT!”

les joueurs le cherchent constamment

chaque tir est analysé comme si c’était le moment historique

Résultat?

Le jeu du Canadien est complètement dénaturé.

On cherche la passe parfaite vers Caufield au lieu de jouer instinctivement. On force des jeux. On hésite. On ralentit.

Et le pire?

Caufield le sent.

Il le vit.

Il l’absorbe.

Une pression devenue excessive

Ce qu’on voit en ce moment, ce n’est plus normal.

C’est devenu trop gros.

Le Québec au complet est suspendu à un chiffre : 50.

Les médias en parlent sans arrêt. Les partisans en parlent sans arrêt. Les descripteurs en parlent sans arrêt.

Et au final, c’est Caufield qui paie le prix.

On l’a même vu récemment lancer un “shut up” en direction de la foule.

Un moment rare.

Un moment révélateur.

Parce que derrière le sourire habituel… il y a clairement une fatigue mentale qui s’installe.

Une victoire… qui cache un vrai problème

Il ne faut pas se faire d’illusions.

Le Canadien a gagné, oui.

Mais de peine et de misère.

Contre une équipe des Panthers complètement décimée avec une dizaine d’absents, le Tricolore n’a jamais été dominant.

L’exécution était ordinaire. Le rythme inégal. Les décisions douteuses.

Et sans le but clutch de Suzuki à la toute fin?

On parle d’une défaite gênante.

Très gênante.

Le paradoxe Caufield

Ce qui rend la situation encore plus étrange, c’est ceci :

Caufield joue bien.

Il n’est pas invisible. Il n’est pas mauvais. Il ne disparaît pas.

Mais il ne marque pas.

Pas à 5 contre 5.

Pas en avantage numérique.

Pas en prolongation.

Uniquement… en tirs de barrage.

Et même si ça aide l’équipe à gagner, ça ne règle rien au problème principal.

Parce que le 50e?

Il est toujours absent.

Martin St-Louis devant un vrai défi

Martin St-Louis le voit.

Il le comprend.

Et surtout… il doit agir.

Parce que là, ce n’est plus juste une question individuelle.

C’est rendu une dynamique d’équipe.

Quand un groupe complet commence à jouer pour un joueur au lieu de jouer pour gagner… ça devient dangereux.

Très dangereux.

Et maintenant… Tampa Bay

Le timing ne pourrait pas être plus délicat.

Le prochain match?

Un duel énorme contre le Lightning de Tampa Bay.

Un match pour la tête de la division Atlantique.

Un vrai test.

Un match de séries avant les séries.

Et dans ce contexte-là, le Canadien ne peut pas se permettre :

de forcer des jeux

de jouer nerveusement

de courir après un moment individuel

Conclusion : ça doit arrêter

Ce qui arrive en ce moment avec Cole Caufield dépasse le hockey.

C’est devenu un phénomène.

Un poids.

Un climat.

Et honnêtement?

Ça commence à devenir gênant.

Parce que le Canadien est en train de gagner malgré ça…

Mais il pourrait aussi commencer à perdre à cause de ça.

Et si personne ne relâche la pression rapidement?

Le 50e but ne sera pas seulement long à venir.

Il pourrait devenir…

le symbole d’un malaise qu’on aura nous-mêmes créé.