Cauchemar pour Arber Xhekaj: une catastrophe pour sa carrière

Cauchemar pour Arber Xhekaj: une catastrophe pour sa carrière

Par David Garel le 2026-04-08

La victoire d'hier est là.

4-3. Deux points de plus. Une équipe qui continue d’avancer vers les séries. Mais derrière le score, il y a une réalité beaucoup moins reluisante qui commence sérieusement à déranger : la soirée catastrophique d’Arber Xhekaj… et d’Adam Engström.

Parce que oui, Engström disputait son premier match depuis un bon moment avec le grand club. On peut comprendre les ajustements, le rythme, la nervosité. Il l’a lui-même admis :

“Ce n’est pas beaucoup de temps pour se préparer.”

Et ça s’est vu. Sur le premier but de Donovan Sebrango, il donne trop d’espace. Sur plusieurs séquences, il est en retard. Le jeu va trop vite pour lui.

Mais le vrai problème, ce n’est même pas Engström.

C’est Xhekaj.

Parce que lui, il n’a plus cette excuse-là.

Il est censé être prêt. Il est censé être celui qui stabilise. Et au lieu de ça, il s’enfonce encore. Un différentiel de -2. Des séquences où la rondelle devient une patate chaude. Des décisions lentes. Et surtout, une incapacité flagrante à gérer les moments où il est sous pression.

Les chiffres sont brutaux : neuf tirs accordés à forces égales quand son duo est sur la glace.

Et ça, dans un match de fin de saison, dans une course pour la première place de la division Atlantique, ce n’est pas viable.

Le plus révélateur, c’est le temps de glace.

Engström, dans son premier match, dépasse les 15 minutes. Xhekaj? À peine un peu plus de 11 minutes. Même à domicile. Même avec le dernier changement. Même dans un match serré.

Ça veut tout dire.

Martin St-Louis ne lui fait pas confiance.

Et ça, c’est la vraie histoire.

Parce que dans un contexte de séries, un entraîneur ne triche jamais avec son banc. Il envoie ceux en qui il croit. Et là, on le voit clairement : Xhekaj est déjà en bas de la hiérarchie.

Et quand Kaiden Guhle va revenir? Quand Carrier va revenir? Quand la brigade sera complète?

La réponse est évidente.

Xhekaj ne sera pas dans l’alignement.

On peut parler de robustesse, de présence physique, de ce qu’il apporte dans le vestiaire… mais sur la glace, le verdict est de plus en plus difficile à contourner. Trop d’erreurs. Trop d’hésitation. Trop de chaos dans son jeu.

Pendant ce temps, le Canadien gagne. Le Canadien avance. Le Canadien construit quelque chose de structuré, discipliné, efficace.

Et dans ce système-là, il n’y a plus de place pour l’improvisation.

Ce match-là aurait pu être une occasion pour Xhekaj de se relancer.

C’est devenu une confirmation.

Parce que ce n’est plus seulement une question de style, de robustesse ou de protection des coéquipiers. C’est une question de confiance. Et cette confiance-là, elle semble complètement disparue.

Quand ça brasse, quand l’intensité monte, quand les matchs ressemblent à des séries… Xhekaj n'est pas sur la glace.

Et dans la LNH, les choix d’un entraîneur à ce moment de l’année veulent tout dire.

On ne parle plus d’un jeune qu’on développe. On parle d’un joueur qu’on évite.

Et ça, pour une carrière, c’est un signal extrêmement lourd.

Parce que pendant que le débat public tourne encore autour de son utilité physique, à l’interne, la réflexion semble déjà faite. Martin St-Louis ne cherche plus à l’intégrer. Il construit sans lui. Il gagne sans lui. Et pire encore, l’équipe ne semble plus ressentir son absence.

Avant, chaque retrait de Xhekaj ou le fait qu'il joue quelques minutes créait une tempête. Aujourd’hui? Presque rien. Le bruit s’est éteint. Le Québec est passé à autre chose. Et ça, c’est peut-être le signe le plus brutal de tous.

Parce qu’un joueur peut survivre à des erreurs. Il peut survivre à une mauvaise séquence. Mais quand il devient remplaçable dans l’opinion publique et invisible dans les décisions hockey… la pente devient extrêmement glissante.

Le plus frappant, c’est que même dans des matchs où son profil semble indispensable, contre des équipes lourdes, physiques, agressives, le Canadien choisit de s’en passer. Comme si l’organisation acceptait déjà de vivre avec ce manque-là… pour privilégier autre chose.

La mobilité. La rapidité d’exécution. La stabilité.

Des qualités qui définissent le hockey de séries moderne… mais qui exposent encore plus les limites de Xhekaj.

Et c’est là que le mot “cauchemar” prend tout son sens.

Un cauchemar qui commence à ressembler dangereusement à la fin.