On va se le dire franchement : la couverture des Jeux olympiques par Radio-Canada est devenue un malaise national.
Déjà que la société d'état vit un cauchemar public depuis que Benoît Dutrizac a détruit la société d'état dans une entrevue percutante sur nos ondes:
Le malaise devient encore plus profond en voyant cet effondrement olympique.
Parce qu’au lieu de livrer ce que le public attend réellement: des faits saillants, de l’analyse sportive, des performances, des émotions brutes, on nous impose une parade d’animateurs, de tables rondes inutiles, de segments bavards où l’on parle autour du sport sans jamais vraiment le servir.
À 19 h 30, quand les gens s’installent devant Ciao Milano !, les résultats sont déjà connus depuis des heures. Le suspense est mort. Il ne reste que la mise en scène.
Le choix de l’animatrice est la première bourde monumentale. Selon ce qui circule largement dans l’industrie, France Beaudoin serait la personnalité la mieux rémunérée de Radio-Canada.
On parle ici d’une animatrice qui ne vient pas du milieu sportif, qui ne possède ni le bagage technique ni la culture olympique d’un vrai spécialiste, et à qui on confie pourtant la vitrine la plus prestigieuse du calendrier télévisuel.
On se retrouve avec une animation centrée sur l’ambiance, les émotions et le bavardage, plutôt que sur la performance, les stratégies et les détails qui passionnent réellement les amateurs.
Quand l’argent public sert à placer une animatrice généraliste à la tête d’une couverture olympique, on est en droit de se demander si Radio-Canada comprend encore sa mission sportive. Ce n’est pas un talk-show qu’on regarde aux Jeux. C’est du sport. Et ce n'est définitivement pas sa compétence.
Oui, la chimie entre France Beaudoin et Dominick Gauthier est correcte. Oui le ton est chaleureux. Mais est-ce vraiment ce que les amateurs réclament?
On ne veut pas voir les animateurs.
On veut voir les courses.
On veut voir les buts.
On veut voir les arrivées.
On veut voir les athlètes.
Point.
Or, ce qu’on obtient trop souvent, ce sont des plateaux interminables, des discussions creuses et une mise en scène où le sport devient un prétexte à du remplissage télévisuel.
Et le pire dans tout ça?
C’est nous qui payons.
Radio-Canada est financée par nos impôts. Pas par des abonnements volontaires. Pas par un modèle privé. Par de l’argent public.
Et malgré ça, on se retrouve avec une couverture olympique qui donne l’impression que la priorité n’est plus l’événement… mais ceux qui le commentent.
Dutrizac l’a dit sans détour : Radio-Canada ne se remet jamais en question.
Quand Benoît Dutrizac est passé à Hockey30, il a mis des mots très clairs sur ce problème honteux.
« Ils ne se remettent jamais en question. Ils se regardent pas dans le miroir. Ils pensent toujours qu’ils ont raison. »
C’est exactement ça qu’on voit avec les Jeux.
Aucune autocritique.
Aucune écoute du public.
Aucun ajustement.
Même quand les téléspectateurs réclament plus de sport et moins de parlage.
Pendant qu’on coupe dans le sport… on engraisse le Bye Bye..
Et là, il faut poser LA vraie question.
Comment expliquer que le département des sports a pratiquement disparu à Radio-Canada, alors que le Bye Bye continue d’engloutir des budgets massifs?
Dutrizac l’a rappelé :
@h0ckey3o Benoît Dutrizac sans pitié: Radio-Canada passe au « cash » #radiocanada Benoît Dutrizac débarque sans filtre devant David Garel pour une discussion franche, controversée et profondément humaine. Le mouton noir médiatique du Québec revient sur tout : son départ de Cogeco Média, la fin des Les francs-tireurs, les scandales entourant le Bye Bye, Infoman, les subventions controversées de Radio-Canada, et ce qui se cache vraiment derrière les coulisses des médias traditionnels. Il parle vrai. Il frappe fort. Il se livre à cœur ouvert. Hockey30 continue de donner la parole à ceux qui osent déranger. Abonnez-vous pour ne rien manquer.#gohabsgo, #gohabsgo #hockey30 #qubradio #985fm ♬ son original - hockey30
« Radio-Canada se gave. Pendant que tout le privé saigne. »
On coupe ailleurs.
On réduit les équipes sportives.
On appauvrit la couverture olympique.
Mais pour le Bye Bye?
Là, soudainement, il n’y a plus de limites.
On trouve toujours l’argent.
Résultat : une émission humoristique surfinancée… et une vitrine sportive nationale sous-alimentée.
C’est un non-sens.
Une mission publique complètement détournée
La mission d’un diffuseur public, ce n’est pas de flatter l’ego de ses animateurs.
Ce n’est pas de multiplier les panels.
Ce n’est pas de transformer chaque compétition en talk-show.
C’est de montrer le sport.
C’est de servir les athlètes.
C’est de donner une vraie plateforme aux performances.
Or aujourd’hui, Radio-Canada fait exactement l’inverse.
On parle plus qu’on montre.
On commente plus qu’on diffuse.
On meuble plus qu’on informe.
Et pendant ce temps, le public décroche.
Le lien avec Dutrizac est évident
Ce que Dutrizac est venu dénoncer chez Hockey30, cette culture de pensée unique, d’autosatisfaction institutionnelle, de déconnexion avec le vrai monde, se reflète parfaitement dans la couverture olympique.
« On frappe toujours du même bord. Toujours. C’est rendu une pensée unique. »
Même recette.
Même ton.
Même structure.
Même incapacité à écouter la base.
Assez.
Les Jeux olympiques ne sont pas un décor pour animateurs.
C’est l’un des rares moments où une nation entière se rassemble autour du sport.
Et Radio-Canada est en train d’échapper ça.
À force de vouloir contrôler le récit, elle oublie l’essentiel.
À force de vouloir être au centre de l’écran, elle relègue les athlètes en arrière-plan.
À force d’investir dans le spectacle de studio, elle sacrifie le sport réel.
On paie pour une diffusion sportive digne de ce nom.
Pas pour des plateaux.
Pas pour de la morale.
Pas pour des discussions vides.
Et certainement pas pour voir l’argent public partir dans le Bye Bye pendant que la couverture olympique s’effrite.
Comme l’a dit Dutrizac : ce qui passe en ondes est validé.
Alors maintenant, la balle est dans le camp de Radio-Canada.
Soit elle recentre sa mission.
Soit elle continue de s’enfoncer.
Mais une chose est claire : le public, lui, commence sérieusement à se tanner.
