Choix de 2e ronde sacrifié: Kent Hughes sème la confusion à Montréal

Choix de 2e ronde sacrifié: Kent Hughes sème la confusion à Montréal

Par David Garel le 2026-03-02

Les partisans du Canadiens de Montréal n’en reviennent pas.

Un choix de deuxième ronde en 2028.

Avec 50 % du salaire retenu.

Et Kent Hughes aurait dit non.

Pendant ce temps, les Oilers d’Edmonton n’ont pas hésité. Ils ont payé le prix pour Connor Murphy, un défenseur droitier de 6 pieds 4 pouces, robuste, capable de jouer 20 minutes en séries et de protéger l’enclave quand ça compte.

Et tout d'un coup, Connor McDavid compte sur la meilleure brigade défensive depuis qu'il a été sélectionné par les Oilers:

Murohy est un défenseur adoré par les statistiques avancées:

Et à Montréal, ça gronde.

Parce qu’il ne s’agit pas d’un choix de première ronde.

Il ne s’agit pas d’un espoir élite.

Il ne s’agit pas d’un sacrifice.

On parle d’un deuxième tour… en 2028... des peanuts...

Quand on regarde l’arsenal de choix dont dispose le Canadien pour 2026, 2027 et 2028 — des choix supplémentaires, des sélections dans presque toutes les rondes, des marges de manœuvre enviables — difficile de comprendre comment ce prix-là aurait pu être jugé excessif.

Et c’est là que la perception commence à coller.

Dans certains cercles d’agents et de dirigeants, Kent Hughes traîne déjà une réputation précise : il demande la lune, mais hésite à payer le prix lorsqu’une pièce devient réellement disponible.

Ce n’est pas nouveau.

On le voit dans plusieurs dossiers. Montréal s’informe. Montréal explore. Montréal est “dans la course”. Mais au moment décisif, lorsque le coût se fige, la main ne descend pas toujours sur la table.

Dans le cas de Murphy, le contexte rend la situation encore plus troublante.

Le Canadien cherche un défenseur droitier top-4 ou top-6.

Un joueur capable de stabiliser un duo en séries.

Un profil massif, fiable, expérimenté.

Murphy cochait ces cases.

Son contrat expirant limitait le risque.

La retenue salariale réduisait l’impact immédiat.

Le coût en actifs restait modéré.

Et pourtant, Montréal ne l’a pas fait.

Pourquoi?

La réponse officielle sera prudente : l’organisation ne voulait pas faire un échange simplement pour faire un échange. La ligne bleue est déjà profonde. Lane Hutson, Noah Dobson, Mike Matheson et Kaiden Guhle sont sous contrat à long terme. Jayden Struble et Arber Xhekaj offrent déjà des options internes, sans oublier Adam Engström et David Reinbacher à Laval.

Mais pour les partisans, l’explication ne suffit pas.

Parce que ce n’était pas un geste désespéré.

C’était un ajustement stratégique.

Et pendant qu’Edmonton renforce sa brigade pour une course à la Coupe Stanley, Montréal conserve ses choix pour un futur encore hypothétique.

Est-ce de la discipline?

Ou est-ce de l’excès de prudence?

C’est la vraie question.

Kent Hughes a construit une image de gestionnaire méthodique. Il ne surpaie pas. Il refuse de céder sous la pression. Il protège ses actifs. C’est louable dans un contexte de reconstruction.

Mais le Canadien n’est plus en reconstruction.

L’équipe est dans le top-10 de la ligue.

Elle lutte pour le sommet de l’Atlantique.

Elle marque parmi les meilleures attaques du circuit.

Elle est en santé.

À un moment donné, la transition doit s’opérer : passer de la conservation à l’optimisation.

Et le dossier Murphy soulève la confusion chez les fans du CH.

Parce que si un deuxième tour en 2028 est trop cher pour un défenseur droitier de 6’4’’ avec 800 matchs d’expérience, quel sera le prix acceptable? Quand sera le moment de payer?

Les agents autour de la ligue observent. Les directeurs généraux aussi.

Un DG qui refuse constamment de franchir la ligne finale peut voir sa crédibilité affectée dans certaines négociations. Si le marché croit que Montréal ne paiera jamais le prix complet, les demandes restent élevées. Les autres équipes négocient avec moins d’urgence.

Cela dit, il faut aussi reconnaître l’autre côté.

Hughes ne gère pas pour mars.

Il gère pour cinq ans.

Un deuxième tour aujourd’hui peut devenir une pièce d’échange plus importante dans une transaction majeure. Il peut être combiné dans un package pour un centre élite. Il peut servir de monnaie dans un dossier structurant.

Peut-être que Montréal a évalué Murphy comme un luxe, pas comme une nécessité.

Peut-être que l’organisation croit sincèrement que son groupe défensif actuel est suffisant.

Mais la frustration des partisans est compréhensible.

Parce que ce dossier est symbolique.

Il ne s’agit pas seulement de Connor Murphy.

Il s’agit d’un message.

Le Canadien ne fera rien sous pression.

Le Canadien ne paiera pas pour combler un besoin secondaire.

Le Canadien attendra la pièce parfaite.

Reste à savoir si cette patience sera perçue comme du génie… ou comme de la rigidité.

Edmonton a choisi l’agressivité.

Montréal choisit la retenue.

Et dans une ligue où les fenêtres pour la Coupe Stanley sont parfois plus courtes qu’on le croit, chaque décision, même un deuxième tour en 2028, peut devenir un point tournant entre une élimination rapide ou un championnat.

Kent Hughes n’est peut-être pas "cheap".

Il est peut-être simplement inflexible.

Mais une chose est certaine : la perception commence à se former.

Et à Montréal, la perception compte autant que la transaction.

À un moment donné, Kent Hughes devra avoir le guts... de bouger...