Le chandail du Canadien commence à prendre une drôle de couleur pour Chris Kreider… celle d’une nouvelle vie qui semble déjà beaucoup plus naturelle qu’on aurait pu l’imaginer.
Après avoir vécu ses premiers matchs avec Montréal, partagé la glace avec des joueurs comme Cole Caufield et Nick Suzuki et commencé à prendre sa place dans le groupe, le vétéran a livré des paroles qui en disent beaucoup sur ce qu’il découvre depuis son arrivée.
Kreider n’a pas seulement parlé de hockey lorsqu’il s’est présenté devant les médias. Lorsqu’on lui a demandé ce qui l’avait le plus impressionné depuis le début du camp, sa réponse était presque touchante dans sa simplicité :
« Je pense que c’est l’équipe. Honnêtement, ça n’a rien à voir avec ce qui se passe sur la glace. Ce sont vraiment de bonnes personnes. J’aime vraiment être avec eux. C’est un très bon groupe, avec une très bonne culture. Ce n’est pas facile à bâtir et ce n’est pas quelque chose qu’il faut tenir pour acquis. »
Difficile de demander un meilleur premier aperçu de ce que le nouvel attaquant ressent à l’intérieur du vestiaire montréalais.
Cette impression ne s’arrête pas à l’ambiance.
Kreider a expliqué que les joueurs travaillent énormément, qu’ils arrivent tôt sur la glace, qu’ils y retournent encore plus tard et qu’ils aiment réellement travailler ensemble.
Pour lui, le plaisir occupe aussi une place importante dans cette dynamique. « C’est un équilibre, mais c’est une énorme partie de tout ça.
C’est un jeu après tout. Si tu ne t’amuses pas, c’est ennuyant. En même temps, gagner est beaucoup plus amusant », a-t-il expliqué.
Puis vient Martin St-Louis… et c’est probablement ici que les paroles de Kreider prennent une saveur particulière. On lui a demandé si son nouvel entraîneur était différent comme coach de celui qu’il avait connu lorsqu’il était joueur. La réponse de Kreider a été limpide :
« Pas différent. C’est le même gars. Authentique, constant, sincère. »
Trois mots qui en disent beaucoup sur la relation entre les deux hommes et sur la façon dont Kreider perçoit St-Louis aujourd’hui.
Cette proximité ne sort évidemment pas de nulle part. Kreider connaissait déjà St-Louis avant que celui-ci ne devienne entraîneur-chef du Canadien.
Les deux hommes avaient travaillé ensemble à New York, notamment lorsque St-Louis avait été impliqué auprès de Kreider dans son développement individuel avant son arrivée derrière le banc montréalais.
Leur relation existait donc bien avant que Kreider ne décide d’enfiler le chandail bleu-blanc-rouge.
Aujourd’hui, les deux se retrouvent dans le même vestiaire, avec des objectifs beaucoup plus ambitieux.
Sur la glace, les premiers signes sont déjà intéressants.
Kreider a commencé à prendre sa place dans les combinaisons offensives montréalaises et son nom s’inscrit naturellement autour de Suzuki et Caufield.
Il y a encore du travail à faire, et le principal intéressé le reconnaît lui-même.
« Ça vient par moments. Personnellement, ça ne me dérangerait pas d’avoir un autre match préparatoire », a-t-il lancé, rappelant que le camp est court et que les joueurs doivent rapidement trouver leurs repères.
Son discours sur la pré-saison demeure d’ailleurs très lucide.
Kreider reconnaît que les matchs séparés rendent l’expérience particulière et qu’il est étrange de voir ses coéquipiers jouer ailleurs au même moment.
« Toute cette expérience est différente pour moi, mais tout ça a été un tourbillon. Certains de ces matchs peuvent être un peu désordonnés, mais on essaie simplement d’être sur la même longueur d’onde avec nos coéquipiers. »
Ce qui rend le tout encore plus intéressant, c’est de voir Kreider passer graduellement du statut de nouveau venu à celui de membre du groupe.
Après son premier but préparatoire avec Montréal, les entraînements, les matchs et les moments partagés avec ses coéquipiers, son intégration semble déjà prendre une tournure particulière.
Même après les rencontres, on l’a vu se joindre au cercle des joueurs qui se rassemblent sur la glace avant de rentrer au vestiaire.
Chris Kreider avait choisi Montréal en sachant très bien dans quel environnement il entrait.
Maintenant, ses propres paroles donnent l’impression d’un homme qui découvre exactement le genre de culture à laquelle il voulait appartenir.
Le chandail est neuf, mais le sentiment d’appartenance, lui, commence déjà à s’installer.
Et avec Suzuki, Caufield et St-Louis dans l’équation, cette histoire pourrait devenir particulièrement intéressante lorsque les vrais matchs vont commencer.
Wow…
