Chute d’Ivan Demidov: José Théodore perd patience

Chute d’Ivan Demidov: José Théodore perd patience

Par David Garel le 2026-05-14

José Théodore... a été cinglant...

Quand un ancien gardien gagnant du trophée Hart, un gars qui a vécu Montréal, la pression, les séries et la folie médiatique du marché québécois commence à perdre patience avec Ivan Demidov… ça en dit long sur le niveau d’inquiétude qui s’installe.

Car derrière les discussions sur la porte de la Zamboni, les rebonds malchanceux et les arbitres, Théodore a fini par envoyer un message très clair au jeune prodige russe :

Il est temps de se réveiller.

Oui, José adore Ivan Demidov. Il l’a dit, répété, assumé.

Mais à un moment donné, le talent seul ne suffit plus.

« Je l’aime, je l’adore. Il est créatif puis il est très bon… »

« Mais là, il faut qu’il performe un petit peu plus en séries. »

Ouch.

C’est exactement ce que plusieurs partisans des Canadiens de Montréal commencent à murmurer de plus en plus fort.

Le problème, ce n’est même plus l’effort.

Demidov essaie.

Il tente des jeux. Il crée parfois de l’espace. Il distribue des rondelles.

Mais la réalité demeure cruelle.

Quatre maigres points dans cette série.

Aucun but.

Et surtout, toujours incapable de marquer en 16 matchs éliminatoires.

José Théodore n’a même pas tenté de contourner le sujet.

« Présentement, Demidov ne me convainc pas. »

Quand José sort une phrase comme celle-là, ça fait mal.

On ne parle pas d’un joueur de profondeur.

Il parle du futur visage de l’organisation.

Du gars censé changer le plafond offensif des Canadiens de Montréal.

Du joueur que plusieurs voyaient déjà comme une superstar capable de prendre possession d’une série.

Au lieu de ça?

Demidov est perdu dans la tempête.

Ses tirs ratent la cible et frappent la baie vitrée à qui mieux mieux.

Sa frustration devient visible.

Les bâtons fracassés commencent à s’accumuler.

On voit un joueur affecté mentalement.

Comme si le poids de l’attente commençait à l’écraser.

Et Théodore l’a senti.

« J’ai juste hâte de voir le vrai Demidov en séries pendant que ça compte… parce que présentement, on ne le voit pas. »

Théo touche exactement au malaise actuel.

On voit des flashs.

Des mains élites.

Des jeux créatifs.

Une vision du jeu exceptionnelle.

Mais au moment où ça devient sale, physique, étouffant, quand Buffalo ferme l’enclave et transforme chaque présence en bataille de tranchées…

Demidov disparaît.

Même sur le jeu de puissance, où il est pourtant utilisé sur la première vague, les résultats ne suivent pas.

Son dernier but?

Le 12 avril.

Depuis?

Le désert.

Et José Théodore, qui connaît très bien la réalité montréalaise, sait une chose : les excuses durent rarement longtemps ici.

Surtout en séries.

Surtout quand le Canadien mène 2-1 dans une série, écrase son adversaire pendant deux matchs, puis arrive au quatrième duel avec l’air d’une équipe convaincue que le travail est déjà fait.

C’est là que Théodore a envoyé une autre flèche qui fait mail au CH.

Selon lui, les Canadiens de Montréal ont peut-être commencé à croire un peu trop à leur propre hype.

« Des fois, ils sont tellement portés aux nues quand ils gagnent qu’on dirait qu’ils ont gagné la Coupe Stanley. »

Ouch.

Puis il en remet.

« Après le match numéro trois, je voyais les titres partout : le Canadien est trop fort, le Canadien est trop fort… c’est sûr que les joueurs voient ça. »

Selon José, il y a peut-être eu un relâchement mental.

Un sentiment de supériorité.

Une équipe jeune qui a oublié une règle fondamentale du hockey des séries : rien n’est jamais acquis.

Buffalo était dos au mur.

Les Sabres jouaient leur saison.

Le Canadien, lui, est arrivé à plat.

Et Théodore n’a pas aimé ce qu’il a vu.

« Hier, ils n’ont pas eu le début de match. On n’était pas là. »

Même si Montréal a ensuite dominé plusieurs séquences, même si Jakub Dobeš méritait un meilleur sort selon lui, José revient constamment au même point : il manquait quelque chose.

De l’urgence.

De la faim.

De l’exécution.

Et dans cette conversation, Ivan Demidov devient inévitablement le symbole du problème offensif actuel.

Quand ton agent parle déjà de vouloir le premier contrat de 9 M$ dans le vestaire, quand tu fais partie du noyau censé mener les Canadiens de Montréal à la Coupe Stanley pendant dix ans…

Les standards changent.

José l’a résumé brutalement.

« Pour gagner huit, neuf millions… il faut performer un peu plus en séries. »

Théo affirme que le Russe vit une crise émotionnelle.

" J'aime pas ça quand je le vois secouer la tête. Je le vois frustré et agacé, "

Comme si chaque tir raté devenait plus lourd que le précédent.

Comme si toute la pression accumulée depuis un an explosait en même temps.

Parce qu’on oublie vite une chose.

Depuis qu’il est arrivé à Montréal, Demidov vit dans une tempête permanente.

Les attentes irréalistes.

La pression médiatique.

Les comparaisons avec Lane Hutson.

Les critiques sur ses séries.

Le Calder perdu contre Matthew Schaefer.

Et maintenant?

Des voix importantes comme José Théodore commencent publiquement à exiger davantage.

C’est peut-être ça, au fond, le véritable test d’Ivan Demidov.

Sa capacité à répondre quand Montréal commence à douter.

Parce qu’en ce moment, le cri du cœur de José Théodore résonne fort :

Le Canadien de Montréal a besoin du vrai Ivan Demidov.

Et vite.