Colère contre Geoff Molson : le Centre Bell devient inaccessible

Colère contre Geoff Molson : le Centre Bell devient inaccessible

Par André Soueidan le 2026-04-17

Un billet de hockey… ou un voyage dans le Sud? La comparaison peut sembler exagérée, jusqu’au moment où elle devient étrangement logique.

À Montréal, à l’approche des séries éliminatoires, l’excitation devrait être à son comble. Le Canadien est de retour là où tout le monde voulait le voir, le Centre Bell s’apprête à redevenir une forteresse bruyante, vivante, électrique.

Mais derrière cette fébrilité, un malaise prend de plus en plus de place… un malaise qui déborde carrément sur les réseaux sociaux.

Tout est parti d’un message qui a circulé rapidement dans les dernières heures.

Un tweet affirmant que plus de 40 % des détenteurs de billets de saison auraient choisi de ne pas acheter leurs billets pour les séries en raison des prix. Une affirmation qui frappe, qui choque… mais qui soulève immédiatement des doutes.

Et ces doutes-là, ils sont partout.

« C’est quoi la source de ton 40 %? », demande un internaute.

Un autre répond sans détour : « Ça ne tient pas debout… si t’as des billets de saison, t’achètes les séries. »

Même l’auteur du message évoque une source très mince, parlant d’un seul détenteur de billets depuis 50 ans.

Autrement dit… rien de solide. Rien qui permet de confirmer une telle statistique.

Mais au fond, ce n’est même pas ça qui alimente la colère.

Parce que même si le chiffre est contesté, la réalité des prix, elle, ne fait aucun doute.

On parle de billets pouvant varier entre 550 $ et plus de 2000 $. Et dans plusieurs cas, ça ne s’arrête pas là. Une fois rendus sur le marché secondaire, les montants explosent encore davantage.

Très rapidement, les réactions se multiplient.

« C’est pas donné à tout le monde… je vais regarder ça à la télé », écrit un partisan.

Un autre pousse la réflexion encore plus loin : « Pour le prix de trois billets, je pars un week-end à Tampa avec mes enfants. »

Ce genre de commentaire revient sans cesse. Le hockey devient un luxe. Une expérience qu’on regarde de loin, qu’on calcule, qu’on compare.

Et c’est là que le nom de Geoff Molson commence à revenir avec insistance.

Parce que pour plusieurs, ce n’est plus seulement une question de marché. C’est une question de philosophie. Une impression que l’organisation maximise chaque dollar possible… au détriment de l’accessibilité.

Et la frustration ne s’arrête pas là.

Un autre élément revient constamment dans les discussions… la revente.

Des détenteurs de billets qui achètent… pour mieux revendre.

« Un billet à 1000 $, tu peux le revendre 2000 $ sans problème », écrit un utilisateur.

Résultat… les prix montent encore, et ceux qui voulaient vivre l’expérience se retrouvent complètement exclus du système.

C’est un cercle qui s’alimente lui-même.

Plus les prix montent, plus la revente devient attrayante.

Plus la revente explose, plus les prix deviennent absurdes.

Et au milieu de tout ça… le partisan moyen disparaît tranquillement du portrait.

Certains tentent de nuancer. Après tout, le Canadien est une entreprise. Les séries, c’est une période clé. La demande est énorme, le marché répond, et les billets trouvent preneur.

Mais ça n’empêche pas le malaise de grandir.

« Le sport professionnel se tire dans le pied », écrit un internaute.

Un autre ajoute : « Faire partie de ce monde-là, ça coûte trop cher. »

Ce n’est plus seulement une question de prix. C’est une question d’identité. Montréal a toujours été une ville de hockey, une ville où les partisans se reconnaissent dans leur équipe.

Aujourd’hui, certains ont l’impression que cette connexion s’effrite.

Et dans cette perception-là, Geoff Molson devient le symbole de ce changement. Le visage d’une organisation qui pousse la machine au maximum, parce qu’elle sait qu’elle peut le faire.

Mais jusqu’où?

Parce qu’à force de monter les prix… à force de transformer l’expérience en produit de luxe… il y a une ligne qui finit par apparaître.

Et une fois franchie… il devient difficile de revenir en arrière.

À suivre…