Colère noire en direct: Renaud Lavoie voit rouge pour Zachary Bolduc

Colère noire en direct: Renaud Lavoie voit rouge pour Zachary Bolduc

Par David Garel le 2026-01-22

Wow...

Renaud Lavoie saute une coche!

Sa sortie publique a fait trembler les ondes!

Le journaliste vient de perdre patience parce qu’il estime qu’une ligne a été franchie. Rarement l’a-t-on vu aussi direct, aussi agacé, aussi peu disposé à laisser passer ce qu’il considère comme une injustice flagrante envers un joueur québécois du Canadien.

Depuis deux ou trois semaines, le nom de Zachary Bolduc est devenu un punching bag facile. Une mauvaise séquence offensive, zéro but depuis Noël, une seule mention d’aide en janvier, et soudainement, tout y passe :

Les fans veulent l'envoyer à Laval ou dans les gradins, au repos forcé. La remise en question publique de sa valeur est cinglante. Trop facile. Trop rapide. Et surtout, selon Lavoie, profondément malhonnête.

« Ce que j’entends sur lui depuis 2-3 semaines, je trouve ça, permettez-moi le terme, inacceptable », a lancé le journaliste de TVA Sports, visiblement à bout de patience.

Pas de détour. Pas de nuance inutile. Inacceptable. Le mot est fort, et il n’a pas été choisi par hasard. Lavoie ne parle pas ici d’une critique de match ou d’un débat de hockey normal.

Il parle d’un climat. D’un courant de pensée qui s’est installé autour de Bolduc... qui veut l'enfoncer au fond du trou...

Et c’est là que Lavoie a ramené tout le monde à la réalité, chiffres et règlement à l’appui, comme quelqu’un qui couvre l’équipe au quotidien et qui en a assez d’entendre n’importe quoi.

« “Faudrait l’envoyer dans la Ligue américaine”… Premièrement, pour ceux qui pensent qu’on peut l’envoyer à n’importe quel moment de la saison, après le match de ce soir, le Canadien a cinq matchs pour le renvoyer dans la Ligue américaine. » Point final. Pas une opinion. Un fait.

Il a enchaîné avec ce que trop de commentateurs semblent volontairement ignorer.

« Quand il dispute son 160e match dans la Ligue nationale, c’est terminé. Tu ne peux plus l’envoyer à Laval, il doit passer par le ballottage. Évidemment que ça n’arrivera pas. »

Selon Lavoie, parler de Laval à ce stade-ci, c’est soit ne pas comprendre le dossier, soit faire semblant de ne pas le comprendre pour alimenter un narratif.

Mais la colère de Lavoie ne s’arrêtait pas là. Parce qu’après Laval, une autre idée a commencé à circuler, tout aussi absurde à ses yeux.

« Maintenant, j’ai “il faut qu’il sorte de la formation, il est temps de lui donner du repos”. Lui donner du repos pour quoi? L’avez-vous vu jouer? »

Cette question, posée avec incrédulité, résume parfaitement son ras-le-bol. De quel repos parle-t-on exactement? Selon LAvoie, Bolduc ne triche pas. Il ne flotte pas. Il n’est pas dépassé par le rythme. Il joue dans un rôle précis, limité, et il le respecte.

Lavoie a d’ailleurs insisté sur un élément que plusieurs refusent de voir : l’utilité réelle de Bolduc dans sa chaise actuelle.

Selon lui, le Québécois fait partie d’une quatrième unité très efficace, qui fait exactement ce qu’on lui demande. Il joue simple, il est impliqué, il est responsable. Oui, il pourrait tirer davantage. Oui, il pourrait être plus visible sur la feuille de pointage. Mais réduire son apport à ça, « ce n’est pas connaître son jeu ».

Et comme si le hockey avait voulu appuyer son propos, Martin St-Louis a envoyé un message clair le soir même. Pas en conférence de presse. Pas avec des mots. Sur la glace.

En plaçant Zachary Bolduc sur le premier trio pendant le match. Le résultat fut immédiat. Une implication directe sur le but de Nick Suzuki.

Une séquence où Bolduc fait exactement ce qu’on attend de lui : il intercepte la rondelle, il exécute, il tire, Suzuki prend le retour... et le but!

C’est là que la sortie de Renaud Lavoie prend tout son sens. Parce qu’il ne défend pas Bolduc par réflexe identitaire ou par chauvinisme.

Il le défend parce qu’il voit, jour après jour, un joueur faire le travail demandé pendant que le discours public s’excite négativement, s’exagère et finit par devenir injuste.

À Montréal, on peut critiquer. On peut analyser. On peut débattre. Mais quand la critique se transforme en acharnement mal informé, même les observateurs les plus mesurés finissent par dire stop.

Renaud Lavoie l’a fait. Sans détour. Sans filtre. Et pour Zachary Bolduc, cette prise de position-là a peut-être fait plus que calmer le bruit : elle a rappelé à tout le monde que, parfois, la réalité est beaucoup plus nuancée que la tempête sur les réseaux sociaux.

Dans tous les cas, Bolduc peut se rassurer. Renaud Lavoie est dans son coin.