Comportement de Jakub Dobes: l'inquiétude grandit à Montréal
Jakub Dobes. NHL.com

Comportement de Jakub Dobes: l'inquiétude grandit à Montréal

David Garel
Le 2026-09-29

Jakub Dobes vient de vivre un été complètement fou.

Il y a quelques mois, il était encore un jeune gardien qui devait gagner sa place dans une organisation qui comptait trois options devant le filet.

Puis les séries sont arrivées, Dobes a pris le contrôle du poste et il a littéralement changé son statut à Montréal. Il est devenu le héros du printemps, le gardien qui multipliait les gros arrêts, celui dont les partisans scandaient le nom au Centre Bell.

Quelques semaines plus tard, le Canadien lui a donné une prolongation de trois ans d’une valeur de 16,07 millions de dollars, soit 5,36 millions par saison à compter de 2027-2028.

L’été de Jakub Dobes a été celui d’une rockstar.

Selon deux sources qui affirment avoir fréquenté Dobes dans sa vie personnelle, certaines histoires circulent sur son comportement en dehors de la patinoire.

Le gardien tchèque a passé l'été à ramener différentes femmes dans un hôtel de luxe à Montréal, dont nous tairons le nom.

Pourquoi pas? Après tout, il a tout le de droit de profiter des jeunes beautés montréalaises.

Mais deux de ces femmes décrivent notamment la même situation où le gardien aurait quitté précipitamment l'hôtel le matin, en affirmant qu'il allait ramener le petit déjeuner.

Il est parti sans jamais revenir et sans jamais donner d’explication. Au moins, il a payé la chambre à chaque fois.

2 témoignages différents... la même histoire qui se répète...

Une anecdote qui alimente l’image d’un jeune gardien qui, depuis qu’il est devenu une vedette à Montréal, donne parfois l’impression de faire les choses à sa façon, sans trop se soucier de l’effet que ça peut avoir autour de lui.

Et voilà qu'il a connu un camp d'entraînement... horrible...

Dobes devait arriver à Brossard avec une énorme confiance. Il venait de gagner 29 matchs en saison régulière, de terminer quatrième au scrutin du trophée Calder et de connaître des séries remarquables avec une moyenne de 2,66 et une efficacité de ,908 en 19 rencontres. Il était devenu le gardien numéro un du Canadien.

Mais durant le camp, Dobes a commencé à faire parler de lui pour de mauvaises raisons.

Une attitude nonchalante. Des réactions qui attirent l’attention. Une impression de détachement après certains buts accordés. Un gardien qui ne donne pas toujours l’impression d’être totalement engagé dans ses présences.

Dobes donnait l’impression de prendre beaucoup de temps avant de se relever après certains buts et paraissait dérangé par quelque chose.

Ça ne suffit évidemment pas à tirer des conclusions sur son état d’esprit, mais l’impression laissée sur la glace contraste avec l’image du gardien affamé qui avait conquis Montréal au printemps.

La pression devient énorme sur ses épaules.

Dobes n’est plus une surprise.

Il est maintenant le gardien numéro un.

Il a le contrat.

Il a la réputation.

Il a les attentes.

Et surtout, il a Jacob Fowler derrière lui.

Fowler n’est pas un espoir quelconque que Montréal peut tranquillement laisser attendre trois ou quatre ans. Il était l’auxiliaire de Dobes pendant tout le parcours éliminatoire du CH et l’organisation continue de le voir comme une pièce majeure de son avenir.

Samuel Montembeault, lui, commence la saison comme auxiliaire et a connu un bien meilleur camp que Dobes.

Le Québécois est toujours sous contrat pour cette saison, mais son avenir à Montréal demeure directement lié à la progression de Fowler et à la décision que Kent Hughes prendra concernant son trio de gardiens.

Et voilà que Richard Labbé, de La Presse, a soulevé une possibilité qui aurait été presque impensable avant les séries : Dobes pourrait devenir une pièce extrêmement intéressante sur le marché si une équipe de la LNH se mettait à chercher un gardien numéro un.

Les Jets de Winnipeg ont été associés au dossier.

Columbus a également été lié au gardien.

Et plusieurs formations pourraient se retrouver à chercher une solution devant le filet au cours des prochains mois.

Soudainement, Kent Hughes possède trois gardiens avec une certaine valeur et seulement deux places.

Dobes doit maintenant démontrer que les séries n’étaient pas simplement une explosion spectaculaire au meilleur moment possible.

Et que son été de rock star n'a pas terni sa réputation.

Le plus malaisant dans tout ça, c’est que Dobes lui-même avait prévenu tout le monde.

Lorsqu’il s’est présenté au camp, il a refusé de considérer son poste comme acquis.

« La lutte arrête seulement au moment de la retraite. Il y aura toujours quelqu’un qui viendra avec l’intention de prendre mon poste. Ça ne finit jamais. Il faut toujours continuer de se prouver. »

Pourtant, la nonchalance a pris le dessus dans sa tête.

Fini le conte de fées.

Fini le statut de surprise.

Fini le gardien que personne ne connaissait et qui arrive de nulle part pour sauver le Canadien.

Maintenant, tout le monde le connaît.

Et tout le monde va l’attendre au tournant.

Au moins, la pauvre femme ne l'attend plus à l'hôtel.