Congédiement à Montréal: Éric Raymond quitte dans la honte

Congédiement à Montréal: Éric Raymond quitte dans la honte

Par David Garel le 2026-01-28

Le couperet est tombé au petit matin, brutal, net, inévitable.

Éric Raymond est congédié.

Et Montréal pousse un soupir collectif… un soupir qui dit enfin.

Ce n’est pas seulement une nouvelle : c’est la conclusion logique d’un effondrement que tout le monde voyait venir depuis des semaines.

Le Canadien a annoncé que Marco Marciano, l’homme qui réparait tout ce que Raymond cassait, devient entraîneur des gardiens par intérim.

Une transition qui n’a rien d’un intérim cosmétique : c’est un changement de philosophie, une correction structurelle, un aveu officiel que le problème venait d’en haut.

Depuis un mois, tout pointait dans la même direction.

Montembeault, démoli mentalement.

Dobeš, perdu dans ses angles, incapable de stabiliser son jeu.

Fowler lui-même, pourtant prodige annoncé, forcé de retourner à Laval pour se reconstruire.

Partout, un même constat : ce qui se passait avec Éric Raymond ne fonctionnait plus.

Les témoignages glissaient en coulisses, puis ont fini par éclater au grand jour :

Les anciens gardiens « pas tendres » en privé.

La « méthode vieille école » qui ne passait plus.

Les séances techniques “à l’envers” comparées à celles du Rocket.

L’attitude de rockstar, le refus d’écouter, l’incapacité d’adapter son enseignement.

Le journalisye Maxime Truman l’a résumé sans trembler :

« C’était le move à faire. »

Et pour une fois, personne n’a tenté de le contredire.

Ironie de l’histoire : c’est au lendemain d’une performance héroïque de Jakub Dobeš que l’annonce tombe.

Un match volé, une foule debout, un Centre Bell transformé en cathédrale..

Mais même cette soirée magique n’a pas suffi.

Parce que tout était déjà décidé.

Le CH a vu Dobeš en panique technique pendant un mois.

Il a vu Montembeault s’écrouler psychologiquement, physiquement, statistiquement.

Il a vu Fowler devoir être “déprogrammé” dès son retour à Laval.

Un match sauvé n’efface pas une structure qui s’effondre.

Jeff Gorton n’a pas oublié : c’est la deuxième fois qu’il congédie Éric Raymond.

Il l’avait fait à New York. Il le refait à Montréal.

Quand un DG te congédie deux fois… c’est rarement un hasard.

Depuis deux ans, un secret de polichinelle circulait dans l’organisation :

Le meilleur coach des gardiens du CH n’était pas à Montréal… il était à Laval.

Chaque fois qu’un gardien perdait pied, où l’envoyait-on?

Chez Marciano.

Dobeš dans la LAH? Transfiguré.

Montembeault? Recentré en 48 heures lors de sa descente récente... pour s'écrouler ensuite sous Raymond.

Marciano parle aux joueurs.

Il ajuste.

Il explique.

Il modernise.

Il comprend la génération actuelle.

Il est aimé des jeunes.

Il est respecté par le personnel.

Et surtout : les résultats suivent.

Ce matin, Montréal a enfin arrêté de descendre ses gardiens à Laval pour qu’ils soient réparés… et a simplement monté celui qui les répare.

Pour Montembeault, c’est brutal.

Pour Dobeš, c’est un tournant.

Le message de l’organisation est limpide :

On vous donne enfin un environnement sain. À vous de jouer.

Les deux ont été victimes d’un encadrement défaillant.

Les deux ont des vies professionnelles à sauver.

Les deux savent que Marciano est maintenant l’homme de confiance de Hughes et Gorton.

Ce n’est pas juste le départ d’un entraîneur.

C’est un changement d’air.

Un changement de ton.

Un changement de culture.

Montréal a longtemps été prisonnier d’une hiérarchie immobile, d’habitudes archaïques, d’un encadrement qui ne suivait plus la réalité moderne de la LNH.

Ce matin, le Canadien vient de débrancher un coach passé date.

Et d’ouvrir la voie au futur.

Ce congédiement crée une brèche.

Une porte ouverte.

Un espace clair pour la succession.

Depuis deux ans, l’idée circule :

Carey Price, un jour, comme entraîneur des gardiens.

On n’en est pas encore là.

Mais ce matin, la chaise est vide, car Marciano a été nommé comme coach par intérim.

Et elle ne le restera pas longtemps.

L’organisation avait atteint un point où chaque match devenait un drame.

Où chaque but accordé devenait une crise existentielle.

Où chaque point perdu devenait un acte d’accusation.

Ce matin, le CH a coupé la racine du problème.

Éric Raymond out.

Marco Marciano in.

C’est clair, c’est assumé, c’est nécessaire.

Et c’est probablement le début d’un renouveau devant le filet montréalais.