Connor McDavid est à Montréal.
Une phrase qui aurait paru complètement banale il y a quelques années vient soudainement de faire exploser l’imagination des partisans du Canadien.
Selon les informations rapportées par Maxime Truman sur les ondes de BPM Sports, le capitaine des Oilers d’Edmonton serait actuellement en ville. Évidemment, tout indique que sa présence est liée au Grand Prix de Formule 1 présenté cette fin de semaine.
Mais avec la situation actuel à Montréal... ça fait énormément jaser.
Truman n’est pas le genre à lancer des informations au hasard pour attirer l’attention. Depuis plusieurs années, il s’impose comme une source crédible dans le paysage sportif québécois. Quand il affirme quelque chose publiquement, les amateurs écoutent.
Et cette fois-ci, il parle de Connor McDavid à Montréal pendant que le Canadien est encore vivant en finale de l’Association de l’Est.
Impossible pour les partisans de ne pas faire le lien.
Surtout avec tout ce qui entoure Edmonton depuis quelques semaines.
Les Oilers viennent de connaître une autre déception. Une autre élimination difficile. Une autre saison où le meilleur joueur au monde regarde la Coupe Stanley de loin.
Puis honnêtement, les commentaires de McDavid lors de son bilan de fin d’année n’avaient rien d’un capitaine pleinement satisfait de son organisation.
Le visage fermé.
Le ton fatigué.
Les réponses courtes.
On sentait clairement qu’il y avait de l’usure.
Aujourd’hui, il débarque dans une ville complètement en feu pour le hockey.
Une ville où les rues vibrent au rythme des séries.
Une ville où chaque victoire du Canadien devient un événement provincial.
Connor McDavid voit tout ça présentement.
Il voit le Centre Bell en séries.
Il voit la folie autour de Nick Suzuki, Cole Caufield, Ivan Demidov et Lane Hutson.
Il voit une organisation jeune qui avance rapidement.
Puis surtout, il voit quelque chose qu’Edmonton n’arrive plus à offrir depuis longtemps : de l’espoir collectif.
Montréal n’est plus une équipe en reconstruction qui rêve simplement de participer aux séries.
Le Canadien gagne maintenant.
Le groupe de Martin St-Louis attire l’attention partout dans la LNH.
Même les joueurs adverses parlent de l’ambiance montréalaise avec admiration.
William Carrier lui-même vient d’admettre que le Centre Bell allait être plus bruyant que tout ce que ses enfants ont connu à Vegas.
Imaginez maintenant Connor McDavid au milieu de cette tempête.
Imaginez-le dans les gradins.
Imaginez-le ressentir cette énergie pendant quelques jours.
Évidemment, personne ne dit qu’il va signer à Montréal demain matin.
Personne ne dit qu’une transaction est imminente.
Mais dans la LNH, tout commence souvent par une idée.
Par une impression.
Par une visite.
Et surtout, par une réalisation.
Celle qu’il existe peut-être ailleurs une meilleure occasion de gagner.
Le Canadien possède déjà plusieurs éléments qui peuvent faire rêver une superstar.
Une base jeune.
Des joueurs électrisants.
Des espoirs encore disponibles pour construire une transaction majeure.
Un entraîneur adoré de ses joueurs.
Une pression immense… mais une passion incomparable.
Puis honnêtement, plus le temps avance, plus Montréal devient attirant pour les grandes vedettes de la Ligue nationale.
Les joueurs voient ce qui se passe.
Ils voient une organisation qui monte, une équipe qui joue vite et surtout un amphithéâtre complètement fou soir après soir.
Connor McDavid est peut-être simplement venu profiter du Grand Prix.
C’est probablement exactement ça.
Mais au pire moment possible pour Edmonton… il découvre aussi ce qu’est Montréal quand le hockey devient une obsession collective.
Et ça, du côté des Oilers, ça ne peut pas faire sourire grand monde.
