Coup dur pour la France : Kent Hughes regrette déjà Alexandre Texier

Coup dur pour la France : Kent Hughes regrette déjà Alexandre Texier

Par William Petit Lemay le 2026-03-11

Il y a quelques semaines à peine, l’histoire d’Alexandre Texier à Montréal ressemblait à un véritable conte de fées.

Un joueur arrivé presque de nulle part. Un attaquant français qui cherchait une seconde chance dans la Ligue nationale.

Et un Canadien de Montréal qui tentait un pari discret en lui offrant un contrat d’un an à un million de dollars après la résiliation de son entente avec les Blues de St. Louis.

Personne ne savait vraiment à quoi s’attendre.

Et pourtant, pendant quelques semaines, tout semblait fonctionner.

Texier a rapidement trouvé sa place dans l’alignement de Martin St-Louis. Mieux encore, il s’est retrouvé sur le premier trio aux côtés de Nick Suzuki et Cole Caufield.

Une confiance énorme pour un joueur qui tentait simplement de relancer sa carrière.

Pendant cette séquence, le Français produisait.

Sept buts. Seize points en 25 matchs.

Il jouait avec énergie, créativité et semblait enfin retrouver le plaisir de jouer. Le moment le plus marquant est survenu au début du mois de janvier lorsqu’il a inscrit un tour du chapeau contre les Panthers de la Floride.

Ce soir-là, le Centre Bell vibrait.

Et plusieurs partisans avaient l’impression que le Canadien venait peut-être de trouver une pièce importante pour son attaque.

Kent Hughes et Jeff Gorton ont alors décidé d’agir rapidement.

Le 14 janvier, le directeur général du Canadien a annoncé une prolongation de contrat de deux ans pour Texier, d’une valeur annuelle moyenne de 2,5 millions de dollars.

À ce moment précis, la décision semblait logique.

Texier produisait. Il apportait de l’énergie à l’attaque et il s’était rapidement intégré dans le vestiaire.

Mais dans la LNH, les situations peuvent changer très vite.

Et dans le cas de Texier, tout semble avoir basculé presque immédiatement après la signature de ce contrat.

Depuis cette prolongation, l’attaquant français a complètement disparu du radar offensif.

Pire encore.

Il se retrouve maintenant régulièrement laissé de côté par Martin St-Louis.

Texier n’a disputé qu’un seul match lors des neuf dernières rencontres du Canadien. Pourtant, il est en santé et s’entraîne normalement avec ses coéquipiers.

La situation devient donc difficile à comprendre.

Comment un joueur qui évoluait récemment sur le premier trio peut-il se retrouver aussi rapidement dans les gradins?

La réponse se trouve probablement dans la composition actuelle de l’alignement.

Avec le retour des joueurs blessés, notamment Alex Newhook, les places sont redevenues extrêmement limitées dans l’attaque du Canadien.

Comme le répète souvent Martin St-Louis, chaque joueur doit avoir sa chaise.

Et dans le cas de Texier, cette chaise semble avoir disparu.

Il n’est peut-être pas assez dominant offensivement pour s’imposer dans le top-6… mais son style de jeu correspond aussi moins au rôle physique et énergique attendu sur les deux derniers trios.

Un entre-deux cruel pour un joueur pourtant très talentueux.

Et c’est là que certains commencent à se demander si Kent Hughes n’a pas agi un peu trop vite dans ce dossier.

Quelques jours avant son explosion offensive au Centre Bell, Texier ne valait qu’un million de dollars aux yeux des 32 directeurs généraux de la ligue.

Personne ne l’avait réclamé au ballottage...

Et soudainement, après quelques performances spectaculaires, il est devenu un joueur de 2,5 millions par saison.

Aujourd’hui, ce contrat commence à soulever certaines questions.

Parce que payer 2,5 millions par année pour un joueur qui ne parvient même pas à percer l’alignement quand l’équipe est en santé devient difficile à justifier dans une ligue où chaque dollar sous le plafond salarial compte.

Dans le meilleur des scénarios, Texier devient un excellent joueur de profondeur capable de remplacer un blessé.

Mais même ce rôle possède un coût élevé.

Dans la LNH d’aujourd’hui, un attaquant de soutien coûte généralement beaucoup moins que ce montant.

Pour Kent Hughes, cette décision pourrait donc rejoindre la courte liste des erreurs de gestion depuis son arrivée à Montréal.

Rien de catastrophique.

Mais un rappel que dans la LNH, les décisions prises dans l’urgence peuvent parfois se retourner contre une organisation.

Il faut aussi rappeler le contexte.

Au moment de la signature, le Canadien était frappé par plusieurs blessures importantes et l’équipe avait besoin de solutions rapides pour maintenir son niveau de compétitivité.

Kent Hughes a probablement voulu sécuriser un joueur qui semblait avoir trouvé sa place dans l’attaque montréalaise.

Mais aujourd’hui, la réalité est beaucoup plus froide.

Alexandre Texier regarde les matchs depuis les gradins.

Et le joueur qui semblait représenter l’une des plus belles surprises de la saison se retrouve maintenant au cœur d’un dossier beaucoup plus inconfortable.

La bonne nouvelle pour Montréal, c’est que ce contrat ne dure que deux saisons.

Rien qui puisse handicaper sérieusement l’organisation.

Mais une question demeure.

Est-ce que Texier réussira à rebondir et à retrouver sa place dans l’alignement?

Ou est-ce que cette signature rapide deviendra finalement l’une des rares décisions que Kent Hughes aurait peut-être aimé reprendre?

À suivre...