Le témoignage de Zach Benson a fait réagir partout dans la LNH, et pour cause.
Rarement un joueur adverse aura décrit avec autant de franchise ce qu’il a vécu en séries éliminatoires à Montréal. Dans ses propos, il n’y a aucune exagération inutile, seulement une réalité qui en dit long sur l’intensité unique du marché montréalais lorsque le printemps arrive.
Se réveiller à trois heures du matin au son des « Olé! Olé! » dans les rues n’a rien d’une anecdote banale pour un joueur en pleine série... Ce petit détail devient une source de pression constante pour un joueur qui tente de récupérer entre deux matchs.
Wow !
“Montreal was unbelievable…at 3am I’d wake up to Olé chants on the streets.”
— Jonny Lazarus (@JLazzy23) August 5, 2026
- Zach Benson on facing the Canadiens in the playoffs
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Le sommeil, la concentration, la routine… tout est affecté. Montréal ne donne aucun répit, même loin de la patinoire.
Ce que Benson décrit, c’est une immersion complète dans une atmosphère qui déborde largement du Centre Bell.
Sur la glace, l’expérience ne devient pas plus simple. Le jeune attaquant des Sabres a aussi mentionné que la patinoire vibrait pendant les hymnes nationaux. Cette image illustre parfaitement ce que plusieurs joueurs ressentent sans toujours oser le dire publiquement.
Le bruit, l’énergie, la proximité des partisans créent un environnement où chaque présence devient un défi mental autant que physique. Pour un groupe comme Buffalo, qui retrouvait les séries après de longues années d’absence, l’impact a été immédiat.
Ce face-à-face entre le Canadien et les Sabres a marqué un point tournant pour les deux organisations. Montréal a confirmé son retour parmi les formations capables de faire du bruit au printemps, tandis que Buffalo a prouvé que sa reconstruction arrivait à maturité.
Dans ce duel, Benson s’est imposé comme un élément central, récoltant des points importants et jouant un rôle clé dans les moments chauds. Son apport n’est pas passé inaperçu à travers la ligue.
Il faut aussi rappeler que son parcours aurait pu prendre une tout autre direction. Lors de son année de repêchage, plusieurs projections le plaçaient dans une zone où Montréal aurait pu le sélectionner.
L’histoire en a décidé autrement, mais ce genre de détail alimente aujourd’hui l’imaginaire des partisans. Imaginer Benson dans l’uniforme du Canadien, au cœur de cette ambiance qu’il décrit lui-même comme étouffante, ajoute une dimension intrigante à son témoignage.
Depuis, l’organisation des Sabres n’a pris aucun risque avec son développement. Le contrat de sept ans et 52,5 millions de dollars qui lui a été accordé envoie un message clair : Benson fait partie du noyau pour les années à venir. Buffalo mise sur son intensité, son intelligence et sa capacité à élever son jeu dans les moments importants.
Ses performances en séries, avec une production offensive notable, viennent appuyer cette décision.
Ce qui ressort surtout de ses propos, c’est l’effet durable de cette expérience. Goûter à une telle ambiance change la perception d’un joueur. Une fois exposé à ce niveau d’émotion, difficile de revenir en arrière.
Son désir de retourner en séries devient une priorité, presque une obsession pour plusieurs.
Avec les jeunes talents qui émergent des deux côtés, tout indique que cette rivalité pourrait reprendre de plus belle dans les prochaines années. Montréal possède un noyau dynamique, Buffalo aussi. Lorsque ces deux équipes se retrouveront à nouveau en séries, les souvenirs de Benson risquent de refaire surface rapidement.
Une chose est certaine : pour les joueurs adverses, Montréal n’est jamais une simple destination en séries. C’est une épreuve complète. Et Zach Benson vient de le confirmer, sans détour.
