Départ de Pascal Vincent: il claque la porte de Laval

Départ de Pascal Vincent: il claque la porte de Laval

David Garel
Le 2026-06-11

Le timing est terrible pour les Canadiens de Montréal.

Direction Seattle pour Pascal Vincent.

Pas pour devenir entraîneur-chef.

Pas pour diriger sa propre équipe.

Pour redevenir adjoint dans la LNH.

Ça en dit long.

Parce que Pascal Vincent savait exactement ce qui s’en venait à Laval.

Il savait que plusieurs vétérans allaient partir.

Il savait que plusieurs joueurs arrivaient au bout du chemin dans l’organisation.

Il savait aussi que les meilleurs talents du Canadien ne passeront plus par Laval.

Michael Hage revient dans la NCAA car justement, il ne voulait pas empocher les peanuts (80 000 dollars) de Laval.

Alexander Zharovsky poursuit son développement en Russie.

David Reinbacher pourrait lui aussi commencer la saison à Montréal s’il connaît un bon camp ou être échangé cet été.

Le portrait du Rocket est en train de changer complètement.

Et Pascal Vincent l’a vu avant tout le monde.

Ce qui rend son départ encore plus frappant, c’est le travail colossal qu’il a accompli.

Jeff Gorton lui-même n’a pas caché son appréciation.

“Nous tenons à remercier sincèrement Pascal pour son travail et sa contribution au Rocket, et nous lui souhaitons la meilleure des chances pour la suite de sa carrière à Seattle.”

“Pascal a été très impliqué dans nos succès et a apporté une précieuse contribution au cours des dernières années.”

“Il était très apprécié et respecté par les joueurs, ses collègues et les partisans.”

Pascal Vincent gagnait partout où il passait.

En 2024-2025, il a conduit le Rocket à une saison de 48 victoires.

L’année suivante, il a encore remporté sa division.

Partout dans le hockey québécois, sa réputation d’entraîneur continue de grandir.

Au point où plusieurs partisans n’hésitent plus à le comparer à Martin St-Louis.

Une comparaison qui fait mal.

Depuis des mois, des voix se demandent si Pascal Vincent n’est pas tout simplement un meilleur entraîneur que Martin St-Louis.

Pas un meilleur ancien joueur.

Pas une plus grande vedette.

Un meilleur coach.

Un coach de carrière.

Un homme qui dirige des équipes depuis des décennies.

Un entraîneur qui a passé sa vie à bâtir des systèmes, à développer des joueurs et à gérer des bancs.

Cette perception existe depuis longtemps.

Elle a même été résumée brutalement dans un débat qui a fait énormément réagir :

“Un coach avec de la vraie expérience gagne dans une ligue moindre. Un coach avec peu, voire pas d’expérience en NHL, a de la difficulté à coller les victoire.” écrit la Gazette.

“L’un est coach de carrière, l’autre vient du pee-wee.”

Ouch.

Pascal Vincent n’a jamais bénéficié du même capital de sympathie que Martin St-Louis.

Il n’a pas son nom.

Il n’a pas son aura.

Il n’a pas sa carrière de joueur du Temple de la renommée.

Mais plusieurs personnes dans le milieu du hockey considèrent qu’il possède quelque chose que peu d’entraîneurs ont : une véritable expertise derrière un banc.

Voilà pourquoi son départ fait aussi mal.

Le Canadien ne perd pas seulement l’entraîneur du Rocket.

Il perd probablement le meilleur enseignant de toute son organisation.

Il perd l’homme qui accompagnait quotidiennement les jeunes espoirs.

Il perd celui qui préparait les joueurs pour la prochaine étape.

Et il quitte au moment précis où la reconstruction entre dans sa phase critique.

Pendant ce temps, Martin St-Louis demeure solidement installé derrière le banc des Canadiens de Montréal.

Mais une chose est certaine.

Chaque victoire de Pascal Vincent à Seattle.

Chaque succès.

Chaque promotion éventuelle.

Chaque occasion qui se présentera à lui dans la LNH.

Sera observée de très près au Québec.

Car que pour une partie grandissante des partisans, Pascal Vincent n’était pas simplement l’entraîneur du Rocket.

Il représentait peut-être la meilleure police d’assurance derrière Martin St-Louis, le jour où il faudra congédier le chouchou Marty.

Et aujourd’hui, cette police d’assurance vient de quitter l’organisation.

La prochaine fois que St-Louis va se faire manger en séries... on va penser à Pascal Vincent...