Quelque chose ne tourne pas rond… et tout le monde le voit.
Pas dans les défaites. Pas dans une mauvaise séquence. Non. Le malaise s’installe au pire moment possible… pendant que le Canadien de Montréal gagne. Pendant que tout roule. Pendant que l’équipe est tout simplement en feu.
Parce que depuis le 15 mars… depuis ce match contre les Ducks d’Anaheim… depuis la blessure de Kirby Dach…
Le Canadien ne s’arrête plus.
Huit victoires. Une seule défaite.
Une équipe transformée. Une équipe qui joue vite. Une équipe qui joue simple. Une équipe qui gagne.
Et là, la question devient inévitable… dérangeante… presque cruelle.
Est-ce que le Canadien est meilleur sans Kirby Dach?
Personne ne veut le dire trop fort. Personne ne veut pointer du doigt un joueur blessé. Mais dans le vestiaire… sur le banc… dans la tête de Martin St-Louis…
La réflexion est là.
Fin de parcours à Montréal : Kirby Dach et les millions disparushttps://t.co/2BXdyteFxP
— hockey30.com (@HOCKEY30_com) April 3, 2026
Parce qu’un entraîneur, à ce moment précis de la saison, ne pense pas en émotions. Il pense en résultats. Il pense en structure. Il pense en chimie.
Et en ce moment?
Tout fonctionne.
Les trios roulent. Les rôles sont clairs. Les joueurs de soutien comme Joe Veleno trouvent leur utilité, notamment en désavantage numérique. Des gars comme Zachary Bolduc commencent à s’imposer physiquement, à comprendre leur identité, à gagner leurs batailles.
Chaque pièce du casse-tête commence à tomber en place.
Et Kirby Dach?
Lui, il regarde ça de l’extérieur.
Et c’est là que le malaise devient réel.
Parce que ce n’est pas la première fois.
L’an dernier déjà, Dach avait été écarté. Blessé. Absent au moment où l’équipe avançait. Et encore une fois, le scénario se répète. Une autre blessure. Un autre moment clé raté. Une autre occasion où l’équipe semble trouver un rythme… sans lui.
Et ça, dans une organisation, ça laisse des traces.
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Parce qu’au-delà du talent, au-delà du potentiel, au-delà du fameux “gros bonhomme” qu’on espérait voir dominer…
Qu’est-ce que Kirby Dach apporte, concrètement, aujourd’hui?
Un joueur de 6 pieds 4… qui n’utilise pas son gabarit.
Un joueur qui hésite avec la rondelle.
Un joueur qui cherche encore son identité.
Un joueur qui n’impose rien.
Et surtout… un joueur qui n’est jamais là au bon moment.
C’est dur à dire. Mais c’est la réalité.
Et Martin St-Louis le sait.
Parce que lui, il voit tout.
Il voit la vitesse du jeu sans Dach. Il voit la fluidité. Il voit les décisions rapides. Il voit une équipe qui ne se pose pas de questions.
Et là, il doit envisager un scénario qui ne fait aucun sens émotionnellement… mais qui devient logique sportivement.
Quand Kirby Dach sera prêt à revenir…
Est-ce que tu le remets dans l’alignement?
Et surtout…
Qui tu sors?
Tu enlèves Veleno, qui t’aide à stabiliser ton désavantage numérique?
Tu tasses Bolduc, qui commence à jouer avec du chien, avec de l’impact?
Tu viens briser une chimie qui fonctionne… en pleine course aux séries?
Parce que c’est ça, le vrai dilemme.
Ce n’est pas de savoir si Dach est talentueux.
C’est de savoir si le Canadien peut se permettre de le réintégrer.
Et la réponse… elle n’est pas évidente.
Parce que dans la LNH, surtout en avril… tu ne changes pas une recette gagnante.
Jamais.
Et c’est là que le dossier devient presque cruel.
Parce que pendant que le Canadien grimpe… pendant que Suzuki domine… pendant que Caufield approche les 50 buts… pendant que l’équipe s’impose comme l’équipe de l’heure dans la ligue…
Kirby Dach devient une pensée secondaire.
Un point d’interrogation.
Un risque.
Et peut-être même… un problème.
Ça ne veut pas dire que son histoire est terminée à Montréal.
Mais ça veut dire qu’elle est à un point critique.
Un point où tout peut basculer.
Parce que s’il revient… et que ça ralentit le groupe…
La perception va changer. Rapidement.
Et cette fois…
Il n’y aura plus d’excuses.
Ouf…
