Dylan Larkin attaqué publiquement : la critique devient personnelle
Dylan Larkin. PuckEmpire Capture d'écran Youtube

Dylan Larkin attaqué publiquement : la critique devient personnelle

William Petit Lemay
Le 2026-10-03

Dylan Larkin savait probablement que son retour devant les partisans de Detroit ne serait pas facile. Il avait demandé une transaction durant l’été, perdu son titre de capitaine et amorcé la saison dans une situation particulièrement inconfortable. Vendredi soir, les partisans des Red Wings ont toutefois décidé d’aller beaucoup plus loin que de simples huées.

Les affiches et les chandails aperçus dans les gradins ont transformé l’ouverture locale en véritable démonstration de mécontentement envers leur ancien capitaine.

Une des images les plus parlantes montre Larkin associé à Charmin Ultra Soft, avec une représentation du joueur recouverte de papier de toilette. Une autre affiche reprenait une publicité de Nike, mais transformait le célèbre « Just Do It » en « Just Give Up ».

Le message ne pouvait pas être plus direct.

Une autre pancarte disait : « You can’t be injured forever, Dylan », faisant directement référence à son absence actuelle. Le joueur est officiellement ennuyé par une blessure au haut du corps et n’a pas participé au match, mais il avait choisi d’être présent sur le banc pendant la cérémonie d’ouverture.


Todd McLellan a d’ailleurs confirmé que cette décision appartenait à Larkin.

« Dylan being part of the team, he wanted to be out there for the ceremony », a expliqué l’entraîneur, ajoutant qu’il devait maintenant vivre avec les conséquences de sa demande de transaction. McLellan a aussi reconnu que la situation n’était confortable pour personne et qu’il avait de la sympathie pour son joueur.

Cette déclaration donne une autre dimension à la scène.

Larkin aurait pu rester à l’écart. Il a plutôt décidé de se présenter devant les partisans, même s’il savait probablement que l’accueil risquait d’être difficile. Lorsque son visage est apparu sur l’écran géant, les huées ont rapidement envahi l’aréna.

Puis les affiches ont continué.

Une liste ressemblant à une « to-do list » des Red Wings circulait également parmi les partisans. Plusieurs éléments étaient accompagnés d’un X : engager un directeur général, signer Simon Edvinsson, régler le dossier Alex DeBrincat et échanger Dylan Larkin. Une seule case avait reçu une coche verte : ajouter des commanditaires sur le chandail.

Le message visait autant l’organisation que Larkin, mais son nom apparaissait directement dans la liste des dossiers que les partisans considèrent comme non réglés.

Les chandails personnalisés ont ajouté une couche encore plus personnelle à la soirée. Certains partisans avaient remplacé le nom Larkin par « Traitor », « Loser » ou « Leavin ». Une autre modification transformait même son nom en « Osama ben Larkin », une référence particulièrement provocatrice qui montre jusqu’où certains supporters étaient prêts à aller pour exprimer leur colère.


On ne parle donc plus simplement d’un joueur hué après avoir demandé une transaction.

Son nom, son image et son identité de joueur sont maintenant utilisés directement dans les moqueries des partisans.

Larkin a pourtant choisi de rester professionnel en se présentant avec ses coéquipiers. La scène risque néanmoins de rester longtemps dans sa mémoire. Voir des milliers de partisans de sa propre équipe tourner son nom en dérision représente une situation difficile à vivre pour n’importe quel joueur.

La question devient maintenant de savoir combien de temps cette relation peut encore fonctionner.

Larkin a demandé à partir. Detroit lui a retiré le « C ». Son avenir demeure incertain et les partisans ont maintenant clairement choisi leur camp.

Pendant ce temps, Larkin doit continuer à composer avec une situation qui dépasse largement le hockey.

La critique n’est plus seulement sportive.

Elle est devenue personnelle.

Ouch...