Patrik Laine, le plan B qui commence à ressembler à un plan très sérieux.
Il se passe quelque chose autour du Finlandais. Lentement, discrètement, mais sûrement. Alors que Montréal vit un malaise interne évident avec son statut, ailleurs dans la LNH, des équipes commencent à regarder Laine autrement. Non plus comme un problème… mais comme une opportunité.
Et le point commun entre ces équipes?
Elles regardent toutes Artemi Panarin.
Et elles comprennent toutes que Panarin ne sera pas pour elles.
C’est là que Laine devient intéressant.
Parce que dans un marché où les vrais marqueurs top-6 sont rares, chers, et presque inaccessibles, Patrik Laine devient ce plan B imparfait, mais réaliste.
Un joueur qui peut encore changer un avantage numérique. Un joueur qui peut encore marquer 30 buts dans le bon contexte. Un joueur qui, surtout, coûtera moins cher en actifs que n’importe quelle vedette disponible.
Washington a un besoin immédiat et fenêtre qui se referme.
Chez les Capitals, le calcul est brutal. Alex Ovechkin n’est plus éternel. La fenêtre est en train de se refermer, lentement mais sûrement. Washington cherche un ailier offensif capable de soutenir le top-6 sans exiger une reconstruction complète autour de lui.
Panarin? Le rêve... impossible?
Laine? Court terme. Expirant. Pari calculé. Surtout qu'il va coûter des peanuts et qu'ils pourront se débarrasser d'un contrat indésirable tellement le CH veut échanger Laine avant la pause olympique,
Washington a toujours été une organisation prête à vivre avec un joueur imparfait s’il peut marquer. Et dans un alignement où la pression médiatique est moindre qu’à Montréal, Laine pourrait redevenir ce qu’il sait être : un finisseur utilisé pour ce qu’il fait bien, pas pour ce qu’il ne fera jamais.
Philadelphie : le vieux dossier jamais refermé.
Chez les Flyers, le nom de Patrik Laine n’a jamais disparu des tableaux. Daniel Brière était déjà sur le dossier avant que Montréal s’entende avec Columbus. Les Flyers cherchaient alors un marqueur, ils en cherchent encore aujourd’hui.
La différence?
Philadelphie est maintenant plus stable. Plus structurée. Moins en mode panique.
Laine ne serait pas vu comme un sauveur, mais comme une pièce offensive ciblée. Un ailier top-6 utilisé en avantage numérique, entouré de jeunes joueurs capables de transporter le jeu. Et surtout, un contrat qui expire, donc aucun engagement à long terme.
Pour une équipe en reconstruction contrôlée qui vise encore les séries, c’est exactement le genre de pari qui fait sens. Surtout que les Flyers veulent aussi Panarin. Laine devient la deuxième... voire la 3e option...
Seattle : le fit le plus évident.
S’il y a une équipe qui crie Patrik Laine, c’est Seattle.
Le Kraken cherche depuis sa naissance un véritable ailier top-6 capable de finir les jeux. Pas un joueur de soutien. Pas un gars de comité. Un vrai marqueur. Et malgré toute leur structure collective, cette pièce manque toujours.
Seattle a de la profondeur. Seattle a de la patience. Seattle a aussi une pression médiatique beaucoup plus douce. Laine n’aurait pas à être le visage de la franchise. Il aurait simplement à marquer.
Dans ce contexte-là, son profil devient soudainement très logique.
Caroline : quand le plan A est trop gros.
La Caroline vise gros. Très gros.
Elias Pettersson. Artemi Panarin. Des stars.
Mais la réalité, c’est que ces dossiers-là chokent souvent. Trop de demandes. Trop d’équipes. Trop d’enchères. Et quand le plan A tombe à l’eau, les Hurricanes n’ont jamais eu peur de pivoter rapidement.
Laine, dans ce scénario, devient une solution transitoire. Un marqueur pur, utilisé dans un système déjà solide défensivement. Un joueur qui n’aurait pas à tout porter, mais simplement à convertir.
Ce n’est pas l’idéal. Ce n’est pas la vision long terme. Mais pour une équipe qui veut absolument frapper en séries, c’est une option crédible.
Edmonton : pas Panarin, mais quelque chose.
Les Oilers, c’est différent. Panarin est hors de portée. Trop cher. Trop long. Mais les Oilers cherchent désespérément un ailier capable de soutenir McDavid ou Draisaitl quand les plans A s’effondrent.
Laine ne serait jamais le premier choix. Mais comme ajout offensif ciblé, avec rétention salariale, il devient soudainement imaginable. Un tireur sur réception sur une deuxième unité de power play, ou comme menace secondaire quand les étoiles sont muselées.
Encore une fois : pas parfait. Mais utile.
Le point central : Laine va trouver preneur.
La vérité, c’est que Patrik Laine n’est pas mort sur le marché. Il est simplement passé d’un statut de joueur vedette à celui de pari offensif contrôlé. Et dans la LNH actuelle, ce genre de joueur trouve toujours une chaise.
Montréal, de son côté, le sait. C’est pour ça qu’on achète du temps. C’est pour ça qu’on évite l’affront public. C’est pour ça que le dossier est géré avec des pincettes.
Parce qu’au moment où une équipe dira :
« On n’aura pas Panarin… mais Laine, oui », le téléphone va sonner.
Et à ce moment-là, Patrik Laine cessera d’être un problème montréalais… pour redevenir une option ailleurs.
Ce n’est plus une question de si.
C’est une question de qui.
