Florian Xhekaj est sur un nuage.
Le jeune attaquant de 22 ans vient de réaliser quelque chose dont il rêvait depuis toujours : il a réussi à se tailler une place avec le Canadien de Montréal.
Et sa réaction après avoir appris la nouvelle est probablement l’une des plus belles histoires de ce camp.
Florian n’a jamais caché ce que représenterait le fait d’enfiler le chandail du Canadien pour commencer une saison.
Et sa réaction nous donne la chair de poule.
« Jouer pour le Canadien, c’est un rêve qui devient réalité », a-t-il expliqué.
« C’est la raison pour laquelle on travaille tout l’été, qu’on s’entraîne chaque jour et qu’on manque des moments spéciaux. »
« Enfiler ce chandail, c’est un sentiment incroyable. C’est difficile à expliquer. Il n’y a rien qui se rapproche de ça. »
Ça donne des frissons dans le dos.
Le plus fou, c’est qu’après sa mise en échec sur Adam Nemec hier, Florian Xhekaj s’est retrouvé au centre d’une véritable tempête sur les réseaux sociaux.
Des partisans d’Ottawa l’ont traité de joueur sale, certains sont même allés jusqu’à lui envoyer des messages de menace après le contact qui a envoyé le petit frère de Simon Nemec à l'hôpital.
@stazitt CLEAN hit by Florian Xhekaj! He HAS to be in the lineup Tuesday! 🙏 #montrealcanadiens #habs #GoHabsGo #florianxhekaj #hockey ♬ original sound - Stazi
Xhekaj, lui, n’a pas embarqué dans le jeu. Aucun commentaire. Il a simplement continué son chemin. Et sa façon de voir les choses est assez révélatrice de son état d’esprit : si les partisans adverses parlent de lui, c’est qu’il commence à laisser sa marque.
À 22 ans, il vient de comprendre une chose importante du hockey professionnel : quand tu déranges suffisamment l’adversaire pour devenir la cible de ses partisans, c’est que ton nom commence à compter.
Il n’est pas resté à Montréal uniquement parce qu’il est le petit frère d’Arber.
Il a gagné son poste.
Combat après combat. Mise en échec après mise en échec. Présence après présence.
Florian est arrivé au camp avec une mission claire : montrer qu’il était beaucoup plus qu’un joueur capable de jeter les gants.
Et il l’a fait... comme le nouveau shérif en ville.
Son grand frère Arber, lui, est toujours dans la niche de Martin St-Louis.
Son petit frère l'a tassé dans le coeur des Québécois.
Non seulement il défigure ses adversaires, mais il est devenu un joueur complet.
Il a travaillé en désavantage numérique.
Il a été utilisé au cercle des mises en jeu.
Il a dérangé les défenseurs adverses.
Il a surtout démontré une chose que Martin St-Louis a remarquée : de la constance.
« Il n’a pas de crise d’identité. Il sait ce qu’il est et ce qu’il amène. Il l’a fait avec beaucoup de constance », a déclaré St-Louis.
Cette phrase-là vaut tout l'or du monde.
Florian a fait comprendre au Canadien qu’il pouvait apporter quelque chose même lorsqu’il ne se battait pas.
L’an dernier, il avait connu un bon camp, mais il avait surtout attiré l’attention avec ses combats.
Cette fois, il a montré l’ensemble de son jeu.
Et c’est exactement ce qui lui a permis de percer l'alignement du CH.
Florian lui-même l’a parfaitement expliqué.
« J’avais connu un bon camp l’an dernier, mais je m’étais battu à tous les matchs. Je n’avais pas réellement été en mesure de montrer les autres facettes de mon jeu. Cette fois, j’ai montré un peu de tout. Et cela a payé. »
Et le Canadien l’a vu.
Il a convaincu les dirigeants qu’il n’était pas simplement « le petit frère d’Arber Xhekaj ».
Aujourd’hui, il peut enfin dire qu’il est un joueur du Canadien de Montréal.
Et sa réaction montre à quel point ce moment signifie quelque chose pour lui. Il en avait les larmes aux yeux.
Le nouveau shérif qui pleure de joie... c'est tellement beau...
