Honte publique pour Kirby Dach: la vérité est dévoilée

Honte publique pour Kirby Dach: la vérité est dévoilée

Par David Garel le 2026-04-08

La scène est brutale. Pas sur la glace. Pas dans un duel. Mais dans l’opinion publique. Et pour Kirby Dach, c’est peut-être encore pire.

Parce que ce qui se passe en ce moment dépasse le simple hockey. C’est une démolition complète de son image.

Les propos d’Anthony Martineau ont mis le feu aux poudres. Pas un commentaire isolé. Pas une critique nuancée. Non. Une observation qui résume exactement ce que tout le monde voit… et que plus personne n’essaie de défendre. Un joueur lent. Un joueur en retard sur le jeu. Un joueur qui n’arrive plus à suivre le rythme.

« Tu regardes Kirby Dach ? Pas le choix de te dire qu’hier, puis je comprends qu’il n’avait pas joué depuis très longtemps, mais hier, ça a été le moins bon joueur des Canadiens. Moi, je n’ai pas aimé sa performance. Il a été lent, lent à réagir, lent à avancer sur la glace, il a été mou par moments.

Si on regarde juste le jeu, la performance qu’il a livrée, ça a été boboche. J’ai même regardé sa lecture sur le premier but des Panthers.

Si c’est Joe Veleno, il voit Donovan Sebrango avec la rondelle proche de son but, il arrête, il prend l’information, il coupe les lignes de passe, il coupe le trajet. Dach? Je ne sais pas s’il y a pensé. Son instinct lui a dit d’aller ailleurs, Sebrango contourne le filet, part à la course… et Dach est laissé en arrière. »

Et à partir de là, tout a explosé.

Sur les réseaux sociaux, c’est devenu une avalanche. Chaque présence est disséquée. Chaque séquence est reprise. Chaque hésitation avec la rondelle devient virale. Et le verdict est sans pitié : Dach est devenu une patate chaude.

Plus personne ne veut la rondelle sur sa palette.

Plus personne ne veut le voir dans l’alignement.

Même des voix respectées commencent à cogner fort. Sur les ondes, Georges Laraque n’y est pas allé par quatre chemins en traitant Dach de soft, en le comparant à une autre époque du hockey beaucoup plus dure.

« Le coup de bâton accidentel… toi tu le reçois ce coup-là. Est-ce que tu retournes au banc? Dans mon temps, tough, pas tough, tout le monde reste au banc. Tout le monde reste au banc. Je me rappelle, Mike Comrie reçoit un bâton dans les dents, il enlève sa dent lui-même, on voit la racine, puis il continue à jouer. Il n’est jamais allé dans la chambre. Aujourd’hui, tu manges un coup, tu pitches ton casque à terre, tu t’en vas dans le tunnel. On pense que le gars s’est fait tirer. Il revient cinq minutes après… Je me rappelle pas avoir connu un joueur aussi fragile que ça. »

Dans un contexte où la patience s’effondre déjà à Montréal, ce genre de déclaration vient solidifier un narratif qui prend de plus en plus de place : celui d’un joueur perçu comme trop fragile pour répondre aux exigences d’un marché et d’un vestiaire qui, eux, n’attendent plus.

Et le plus dur, c’est la comparaison.

Parce qu’aujourd’hui, à Montréal, les partisans préfèrent voir Brendan Gallagher dans un rôle important que Kirby Dach. Gallagher, avec ses limites offensives, son âge, son style usé… est encore perçu comme utile. Comme engagé. Comme fiable dans l’effort.

Dach? C’est l’inverse.

On ne parle plus de potentiel. On ne parle plus de projection. On parle d’un joueur qui ralentit le jeu. Qui casse le rythme. Qui donne l’impression d’être toujours une seconde en retard.

Et ça, dans le hockey d’aujourd’hui, c’est impardonnable.

Le pire, c’est que l’image est complètement brisée.

Parce que pendant que les critiques pleuvent, lui apparaît dans le vestiaire avec le sourire. Pas nécessairement par insouciance. Peut-être par façade. Peut-être par mécanisme de défense. Mais dans le contexte actuel, ça passe mal.

Très mal.

Ça donne l’impression d’un décalage total entre la réalité extérieure… et son attitude.

Et à Montréal, ce genre de déconnexion est rapidement puni.

Le Québec du hockey est exigeant. Mais il est aussi très patient avec les joueurs qui montrent de l’effort, du caractère, une progression. Dach, lui, est pris dans l’inverse : blessures à répétition, développement stagnant, impact limité.

Et maintenant, humiliation publique.

Même Tony Marinaro en parle ouvertement. Le sujet n’est plus tabou. Ce n’est plus une critique marginale. C’est devenu une conversation dominante.

Tout le monde le voit.

Tout le monde le dit.

Et surtout… tout le monde commence à accepter l’idée.

Que c’est fini.

Parce qu’avec un contrat qui arrive à échéance, un statut de joueur autonome avec compensation qui complique les décisions, et une valeur marchande en chute libre… le Canadien est pris avec un problème.

Mais Kirby Dach aussi.

Parce qu’un joueur peut rebondir d’une mauvaise saison.

Il peut revenir d’une blessure.

Il peut même changer la perception.

Mais quand il devient la cible constante… quand chaque présence devient un moment de frustration pour les partisans… quand même son propre marché commence à tourner la page…

Là, ça devient autre chose.

Ça devient une sortie inévitable.

Et en ce moment, tout pointe dans la même direction.

Pour Kirby Dach, ce n’est plus une mauvaise passe.

C’est une fin qui s’écrit en direct.