Honte publique pour Patrick Roy: un journaliste dans l’eau chaude

Honte publique pour Patrick Roy: un journaliste dans l’eau chaude

Par David Garel le 2026-04-09

Ce qui devait être une simple explication parmi d’autres pour comprendre le congédiement de Patrick Roy s’est transformé en véritable tempête médiatique… avant de complètement s’effondrer.

Tout part d’une déclaration de Frank Seravalli, qui affirme, sur son balado, que des joueurs des Islanders de New Yorkétaient « tannés » d’entendre leur entraîneur parler de ses Coupes Stanley.

« On parle énormément de ses Coupes Stanley… les joueurs sont vraiment tannés d’en entendre parler… tu n’as rien gagné comme entraîneur… tu es simplement un entraîneur-chef et tu dois être capable de mettre ça de côté. »

Une déclaration lourde. Très lourde.

Parce qu’elle vient toucher directement le cœur d’un vestiaire. Elle sous-entend une rupture. Une fatigue. Une perte de connexion entre un coach et ses joueurs.

Et dans le contexte d’un congédiement aussi brutal, aussi soudain… ça devient explosif.

Très rapidement, la machine s’emballe. Sur les réseaux sociaux, dans les médias, partout, on reprend cette théorie : Patrick Roy aurait perdu son vestiaire. Il aurait fatigué ses joueurs. Il serait devenu un irritant.

L’image est violente.

Une légende du hockey… rejetée par son propre groupe.

Mais ce que personne n’avait vu venir, c’est la réponse.

Une réponse directe. Frontale. Publique.

Et surtout… unanime.

Parce que dès que ces propos ont traversé les murs du vestiaire, les joueurs ont réagi. Et ils n’ont pas pris de détour.

Mathew Barzal a été le premier à sortir publiquement.

« Ça ne pourrait pas être plus faux. »

Pas nuancé. Pas diplomatique.

Clair.

« Au contraire, on adorait entendre ses histoires… surtout celles de son équipe à Montréal. Ils étaient négligés toute l’année, et ça nous motivait. »

Et il en rajoute.

« Ce reportage est complètement ridicule. »

Le mot est lâché.

Ridicule.

Puis vient le capitaine, Anders Lee.

Et là encore, aucune hésitation.

« Je ne sais même pas quoi dire… On n’était absolument pas frustrés. Quand il en parlait, c’était pertinent. C’était pour aider. »

Et surtout, cette phrase qui tue complètement la narrative :

« Personne ne repartait avec ce sentiment-là. »

Autrement dit : personne dans ce vestiaire ne vivait ce que Seravalli décrit.

Personne.

Et c’est là que la situation devient gênante.

Parce que le journaliste en question… n’a pas couvert l’équipe de près cette saison. Il n’a pas été dans le vestiaire. Il n’a pas suivi le quotidien du groupe.

Et pourtant, il avance une théorie aussi lourde que celle d’un coach qui aurait perdu ses joueurs.

Résultat?

Une tempête… basée sur du vide.

Une réputation ébranlée… sans fondation solide.

Et pendant quelques heures, c’est Patrick Roy qui en a payé le prix.

Parce qu’il faut comprendre ce que ça représente.

Roy venait de perdre son emploi.

Après une séquence difficile, oui.

Après des critiques sur la structure défensive, oui.

Après des décisions discutées, oui.

Mais là, on ajoutait autre chose.

On ajoutait l’idée qu’il avait perdu son vestiaire.

Et dans la LNH, ça, c’est la pire accusation.

C’est celle qui te suit partout.

Celle qui colle à ton nom.

Celle qui peut te fermer des portes.

Alors quand ses propres joueurs sortent publiquement pour dire que c’est faux… ça en dit long.

Très long.

Parce que dans ce genre de situation, il est facile de se taire. De tourner la page. De ne pas s’impliquer.

Mais eux ont choisi de parler.

De défendre.

De corriger.

Même Mathieu Darche l’avait dit : Roy n’avait pas perdu son vestiaire.

Et ça, c’est crucial.

Parce que ça change complètement la lecture du congédiement.

Ce n’est pas une mutinerie.

Ce n’est pas un rejet.

C’est une décision organisationnelle.

Une direction différente.

Un choix tourné vers l’avenir avec Peter DeBoer.

Mais pas une rupture humaine.

Et ça, les joueurs ont tenu à le rappeler.

Ce qui rend toute cette histoire encore plus troublante, c’est la facilité avec laquelle une rumeur peut devenir une vérité temporaire.

Quelques phrases.

Un insider reconnu.

Et soudainement, une légende devient un problème.

Jusqu’à ce que la réalité rattrape le narratif.

Et dans ce cas-ci, elle l’a rattrapé violemment.

Parce que les mots des joueurs sont sans équivoque.

« Complètement ridicule. »

« Ça ne pourrait pas être plus faux. »

« Personne ne ressentait ça. »

Trois phrases.

Trois coups de massue.

Et une conclusion claire : le vestiaire des Islanders n’a jamais lâché Patrick Roy.

Au contraire.

Il vient de le défendre… même après son départ.

Et ça, dans le hockey, ça veut dire quelque chose.