Image à glacer le sang : la LNH sous le choc après le geste dangereux d’A.J. Greer

Image à glacer le sang : la LNH sous le choc après le geste dangereux d’A.J. Greer

Par William Petit Lemay le 2026-03-21

La scène a fait le tour de la planète hockey en quelques secondes.

Et pour une bonne raison.

Vendredi soir, lors du match entre les Panthers de la Floride et les Flames de Calgary, A.J. Greer a complètement perdu le contrôle dans une séquence qui a glacé le sang de tous les observateurs. En troisième période, il a poussé Connor Zary dans le dos, l’envoyant violemment tête première contre la bande.

Un geste dangereux.

Un geste évitable.

Un geste qui aurait pu avoir des conséquences dramatiques.

Zary est resté étendu sur la glace pendant de longues secondes, visiblement sonné, avant de finalement se relever et quitter immédiatement vers le vestiaire. Sur le moment, tout le monde dans l’aréna a retenu son souffle.

Même les joueurs.

Même les arbitres.

Même la LNH.

Parce que ce genre d’impact-là, dans une position aussi vulnérable, c’est exactement le type de situation que la ligue tente d’éliminer depuis des années.

Et pourtant… ça arrive encore.

Greer n’en était pas à son premier geste limite. Quelques instants avant la mise en échec, il avait déjà accroché Zary. Mais au lieu de relâcher la pression, il a poursuivi la séquence… pour finalement poser un geste complètement inacceptable.

Résultat : punition mineure, cinq minutes majeures, inconduite de partie.

Expulsé.

Mais soyons clairs.

Ça ne s’arrêtera pas là.

Parce que sur la glace, la réaction a été immédiate. Les joueurs des Flames ont sauté sur Greer. Le banc était en ébullition. L’émotion était palpable.

Malgré ce geste vicieux, les Flames de Calgary ont répondu de la meilleure façon possible, en protégeant les leurs et en signant une victoire convaincante de 4 à 1, comme pour montrer clairement la porte de sortie à A.J. Greer.

Et à l’extérieur de la patinoire, la réaction a été tout aussi forte.

L’entraîneur-chef de Calgary, Ryan Huska, n’a pas mâché ses mots après la rencontre.

« Terrible hit. Ça ne devrait jamais arriver. »

Point final.

Et il a raison.

Parce que ce n’est pas seulement une question de hockey.

C’est une question de sécurité.

Dans la LNH d’aujourd’hui, les joueurs sont plus rapides, plus puissants que jamais. Les impacts sont violents. Et quand un joueur est frappé dans le dos, sans possibilité de se protéger… les risques sont énormes.

On parle de blessures graves.

On parle de carrières en jeu.

On parle de vies changées.

Ce genre de geste n’est pas du hockey, c’est un danger réel : un coup évitable qui peut ruiner une carrière en une seconde et laisser des séquelles à vie.

C’est exactement pour ça que ce type de geste est scruté à la loupe par le Département de la sécurité des joueurs.

Et dans ce cas-ci, il n’y a pratiquement aucun doute.

Une suspension s’en vient.

La seule vraie question, maintenant, c’est : combien de matchs?

Parce que la ligue est à un moment charnière.

Il y a quelques jours à peine, les 32 directeurs généraux de la LNH étaient réunis en Floride pour discuter, entre autres, de la cohérence des suspensions et de la protection des joueurs. Le sujet est brûlant. Les critiques sont nombreuses. Et la crédibilité du système disciplinaire est déjà fragilisée.

Alors la LNH n’a pas le luxe de se tromper.

Si la suspension est trop légère, le message envoyé sera désastreux.

Ça voudra dire qu’un geste aussi dangereux peut être toléré.

Que les conséquences ne sont pas à la hauteur du risque.

Mais si la ligue frappe fort…

Elle envoie un signal clair.

Un geste comme celui d’A.J. Greer n’a pas sa place dans le hockey moderne.

Et c’est exactement ce que plusieurs attendent maintenant.

Parce qu’au final, ce n’est pas seulement une décision disciplinaire.

C’est un test.

Un test pour la LNH.

Un test pour son sérieux.

Un test pour sa volonté réelle de protéger ses joueurs.

Et après une scène aussi troublante…

La ligue n’a plus le droit à l’erreur.