Inquiétude à Brossard: Alex Newhook ne va pas bien

Inquiétude à Brossard: Alex Newhook ne va pas bien

Par Nicolas Pérusse le 2026-02-16

Mauvaise nouvelle à Brossard : Alex Newhook n'est pas bien.

Pendant que toute la planète hockey a les yeux rivés sur le tournoi olympique en Italie, c’est à Brossard que s’est jouée une petite scène lourde de sens pour le Canadiens de Montréal.

Et franchement, ce qu’on a vu ce matin-là n’a rien de rassurant.

On croyait tous qu’Alex Newhook approchait tranquillement d’un retour au jeu après sa longue absence. On parlait d’un joueur en phase finale de réhabilitation, d’un attaquant qui recommençait à patiner, d’un gars qui allait peut-être être prêt peu après la pause olympique.

La réalité observée sur la glace raconte une tout autre histoire.

Newhook s’est entraîné seul. Pas avec le groupe. Pas avec quelques coéquipiers. Seul, avec des exercices très contrôlés, typiques d’un joueur qui en est encore à l’étape de « tester son corps ».

Et surtout : il grimaçait.

Beaucoup.

Voir un athlète grimacer pendant des exercices individuels sans contact, c’est rarement bon signe. Newhook semblait inconfortable sur ses appuis, prenait énormément de temps entre chaque séquence, et donnait l’impression d’un joueur encore loin d’être physiquement libéré. Il réussissait à prendre un peu de vitesse, oui, mais la fluidité n’était clairement pas au rendez-vous. On sentait la retenue. On sentait la douleur. On sentait aussi le découragement.

Sur les vidéos publiés, ça saute aux yeux : ce n’est pas un joueur qui se prépare à réintégrer un alignement. C’est un joueur qui est encore en plein processus de guérison.

Rappelons que le Canadien avait annoncé à la mi-novembre une absence d’environ quatre mois pour Newhook, après une opération visant à réparer une fracture à la cheville. On est maintenant à trois mois de cette annonce. Théoriquement, il resterait donc environ un mois avant la fenêtre de retour prévue.

Mais honnêtement? À voir son état ce matin, ceux qui s’attendaient à un retour rapide devront sérieusement revoir leurs attentes.

Un gars qui doit récupérer longuement entre de simples exercices, qui patine avec prudence, qui grimace à chaque poussée, ce n’est pas un joueur à une semaine de jouer. Même pas proche.

Est-ce que ça veut dire qu’il ne reviendra pas avant la mi-mars? Pas nécessairement. Il est encore trop tôt pour trancher. Mais dire qu’un retour après le 6 mars, soit dans un peu moins de trois semaines, ne serait pas une surprise, ce serait parfaitement honnête.

On parle d’un joueur qui est encore à l’étape de valider la réaction de sa cheville. Pas d’un joueur prêt à encaisser des mises en échec ou à pivoter à pleine vitesse en situation de match.

Oui, le simple fait qu’il soit de retour sur la glace est une bonne nouvelle. Oui, le fait qu’il puisse patiner est encourageant. Mais il faut arrêter de se raconter des histoires : Alex Newhook est encore loin d’un retour au jeu officiel.

Dans le contexte actuel, outre Patrik Laine (un dossier complètement à part), Newhook demeure le gros blessé du Canadien. Le reste de l’alignement est théoriquement en santé, ce qui rend son absence encore plus visible.

Autre détail révélateur : Lane Hutson est revenu en ville, plusieurs joueurs étaient avec lui… mais pas Newhook. Il a quitté avant l’arrivée du reste du groupe. Encore une fois, l’image est forte : pendant que les gars se regroupent, lui poursuit seul sa rééducation.

Le personnel médical du Canadien va devoir continuer de gérer ce dossier avec une extrême prudence. Il reste seulement trois matchs avant la date limite des transactions, moment où la contrainte des 23 joueurs saute, et chaque décision compte. Forcer un retour prématuré serait une erreur monumentale.

Pour l’instant, la conclusion est simple, même si elle déplaît : Alex Newhook n’a vraiment pas l’air prêt. Pas physiquement. Pas mentalement.

Et les images de ce matin à Brossard viennent brutalement rappeler que ce dossier est encore loin d’être réglé.