Kent Hughes jubile : Zharovsky ridiculise les vétérans en tirs de barrage

Kent Hughes jubile : Zharovsky ridiculise les vétérans en tirs de barrage

Par William Petit Lemay le 2026-02-26

Il ne l’a pas fait une fois.

Il l’a fait deux fois.

Deux tirs de barrage.

Deux buts.

Deux gestes d’attaquant élite pour offrir la victoire au Salavat Ioulaïev face au Traktor Chelyabinsk.

À 19 ans. Dans la KHL.

Contre des hommes.

Ce n’est pas un “highlight” isolé qui circule sur X pendant 24 heures avant de disparaître.

C’est un message.

Alexander Zharovsky ne se contente plus de produire.

Il décide des matchs.

Et plus on avance, plus le repêchage de 2025 commence à ressembler à un vol monumental.

Repêché au 34e rang par Kent Hughes et Jeff Gorton.

Un choix déjà considéré comme un bijou... Le jeune Russe est en train de transformer cette sélection en coup de génie. À l’époque, certains observateurs se demandaient comment un attaquant de ce talent avait pu glisser hors du premier tour.

Aujourd’hui, la réponse semble simple : la peur.

La peur du contexte russe. La peur de la projection. La peur du risque.

Montréal, lui, a parié sur le talent brut.

Et le talent brut, il saute aux yeux.

Zharovsky a des mains d’attaquant naturel.

Il manipule la rondelle comme un vétéran.

Il ralentit le jeu quand tout le monde accélère.

En tirs de barrage, c’est encore plus flagrant. Il ne panique pas. Il attend. Il ouvre le gardien. Il termine.

Deux fois.

Ce n’est pas seulement spectaculaire. C’est révélateur.

Parce que le tir de barrage, c’est une question de sang-froid. C’est un duel psychologique. C’est la capacité de rester calme pendant que l’aréna retient son souffle.

Et Zharovsky adore ça.

Ce qui rend la chose encore plus fascinante, c’est le contexte global de sa saison. Il ne brille pas uniquement en fusillade. Il produit à un rythme impressionnant dans la KHL.

Il s’impose dans un top 6 adulte. Il joue avec maturité. Il affiche une constance qu’on ne voit pas souvent chez un joueur de 19 ans dans cette ligue.

Il est rendu ailleurs.

Vraiment ailleurs.

Et là où ça devient franchement intrigant pour Montréal, c’est dans la projection NHL.

On le sait, le Canadien a parfois de la difficulté en tirs de barrage.

Nick Suzuki a longtemps été la référence. Intelligent. Calculateur. Toujours la même feinte maîtrisée.

Mais depuis un moment, les gardiens semblent avoir décodé le capitaine. Ça fonctionne… moins.

Cole Caufield reste une arme fiable.

Zharovsky, lui, ne serait pas simplement une option.

Il pourrait devenir la nouvelle référence.

Le genre de joueur qui fait tourner des têtes dès sa première saison. Le genre de kid qui arrive en fusillade sans pression, sans historique, sans pattern analysé par les gardiens.

Imaginez le scénario.

Centre Bell. Tirs de barrage. Suzuki s’assoit. Zharovsky s’avance.

À 20 ans.

Et il marque.

Ce n’est plus de la projection optimiste. C’est un scénario crédible.

Parce qu’à 19 ans, dans une ligue d’adultes, il démontre déjà une créativité et un calme que plusieurs vétérans NHL n’ont jamais développés.

Et oui, si la progression continue sur cette trajectoire, il pourrait sérieusement venir bousculer la hiérarchie interne du Canadien en fusillade.

Pas par manque de respect envers le capitaine.

Mais parce que le talent, lui, ne respecte aucune hiérarchie.

Montréal n’a pas seulement repêché un espoir offensif.

Il a peut-être repêché un spécialiste clutch.

Un joueur qui aime les projecteurs.

Un attaquant qui n’a pas peur des adultes, ni des vétérans, ni de la pression.

Deux buts hier en fusillade.

Deux rappels que le 34e rang du repêchage 2025 pourrait devenir l’un des choix les plus marquants de l’ère Kent Hughes.

Le futur ne frappe plus à la porte.

Il commence déjà à forcer l’entrée.