Kent Hughes perd patience : Stéphane Robidas sous pression à Montréal

Kent Hughes perd patience : Stéphane Robidas sous pression à Montréal

Par William Petit Lemay le 2026-03-16

Il y a un problème de plus en plus évident chez le Canadien de Montréal. Et ce problème ne vient ni des gardiens, ni de l’attaque.

Il vient de la défense.

Depuis le retour de la pause olympique, le Tricolore donne l’impression d’être complètement déboussolé dans sa zone. Les erreurs s’accumulent, les couvertures défensives se brisent et les adversaires passent parfois de longues séquences à contrôler la rondelle dans le territoire montréalais.

Les résultats commencent à faire mal.

En fin de semaine, le Canadien a laissé quatre points sur la table avec des défaites contre les Sharks de San Jose et les Ducks d’Anaheim. Deux matchs où le même problème est apparu encore et encore : Montréal ne sait plus défendre.

Et dans une Association de l’Est où la course aux séries est extrêmement serrée, ce genre de glissement peut coûter très cher.

Parce que la réalité est simple : le Canadien possède maintenant une attaque capable de rivaliser avec plusieurs équipes de la ligue. Nick Suzuki, Cole Caufield, Juraj Slafkovsky et plusieurs autres jeunes talents donnent un visage offensif beaucoup plus dangereux au Tricolore.

Mais derrière eux, la stabilité défensive ne suit pas.

Lane Hutson, Mike Matheson et Noah Dobson sont des défenseurs talentueux, capables de créer de l’attaque et de transporter la rondelle avec brio.

Mais leur instinct reste offensif.

Et lorsqu’il faut fermer l’enclave, bloquer des tirs ou imposer une présence physique devant le filet… les lacunes apparaissent.

L’an dernier, le Canadien pouvait au moins compter sur un pilier clair dans sa zone défensive : David Savard.

Savard n’était pas spectaculaire.

Mais il faisait exactement ce qu’on attend d’un défenseur défensif. Il bloquait des tirs, coupait les lignes de passe et stabilisait le jeu en désavantage numérique.

Aujourd’hui, ce profil manque cruellement.

Kaiden Guhle devait prendre cette relève. Mais depuis son retour d’une blessure importante à l’adducteur, le jeune défenseur ne semble plus être le même joueur. Son jeu manque d’assurance et sa robustesse naturelle n’est plus aussi dominante.

Noah Dobson, lui, devra en donner davantage dans sa propre zone. Offensivement, il apporte déjà beaucoup. Mais pour stabiliser une brigade défensive fragile, il faudra aussi plus de rigueur.

Et pendant que les erreurs défensives s’accumulent, les critiques commencent à se tourner vers un autre nom derrière le banc.

Stéphane Robidas.

L’entraîneur adjoint responsable des défenseurs se retrouve maintenant sous les projecteurs. Les permutations constantes à la ligne bleue soulèvent des questions. Les duos changent régulièrement et la cohésion semble difficile à trouver.

Certains observateurs commencent même à se demander si la stabilité défensive peut vraiment être retrouvée avec la configuration actuelle.

Et cela soulève une autre question délicate.

Kent Hughes aurait-il dû agir à la date limite des transactions?

Le directeur général du Canadien a choisi de ne pas bouger. Une décision compréhensible dans un contexte de reconstruction et de développement des jeunes joueurs.

Mais avec une équipe qui se retrouve aujourd’hui en pleine course aux séries, certains commencent à se demander si un défenseur défensif d’expérience n’aurait pas aidé à stabiliser la situation.

Maintenant que la date limite est passée, les solutions doivent venir de l’interne.

Et c’est là qu’un nom revient de plus en plus souvent.

David Reinbacher.

Le jeune défenseur autrichien connaît une progression très encourageante avec le Rocket de Laval. Les rapports parlent d’un joueur plus confiant, plus mature et de plus en plus vocal dans le vestiaire.

Un développement important pour un joueur qui a été ralenti par les blessures dans les dernières années.

Mais surtout, Reinbacher possède un profil qui manque cruellement au Canadien.

À six pieds trois pouces et 210 livres, il apporte de la robustesse et une présence physique capable de stabiliser une zone défensive.

Reinbacher ne sera probablement jamais un défenseur spectaculaire offensivement. Mais il sait fermer l’enclave, gagner ses batailles le long des bandes et diriger la circulation devant son filet.

Bref, exactement le type de joueur qui pourrait calmer la tempête actuelle.

Son rappel ajouterait aussi un élément très important : la compétition interne.

Arber Xhekaj et Jayden Struble devraient redoubler d’efforts pour conserver leur place dans l’alignement. Chaque présence deviendrait méritée.

Avec une quinzaine de matchs à disputer et plusieurs affrontements directs contre des rivaux comme les Bruins, les Red Wings et les Islanders, le Canadien n’a plus beaucoup de marge d’erreur.

Chaque point compte.

Et dans une course aussi serrée, une chose devient de plus en plus claire.

Si Montréal veut rester dans le portrait des séries, tout devra commencer par la défense.

Et pour y arriver, Stéphane Robidas devra rapidement trouver des réponses.

Parce qu’à Montréal, lorsque la défensive s’effondre… la pression finit toujours par remonter derrière le banc.

Une chose est certaine : la pression monte à Montréal… et la question commence sérieusement à circuler...

Est-ce un dossier qui concerne vraiment Stéphane Robidas, ou plutôt les décisions de Martin St-Louis?

Ouch...