Kent Hughes visé indirectement : Trevor Timmins ravive un vieux débat explosif

Kent Hughes visé indirectement : Trevor Timmins ravive un vieux débat explosif

Par William Petit Lemay le 2026-03-21

Le nom de Trevor Timmins refait surface… et à Montréal, ça ne passe jamais inaperçu.

L’ancien homme fort du repêchage du Canadien, aujourd’hui en poste avec les Blue Jackets de Columbus, a récemment commenté la sélection de Cole Caufield en 2019. Une sortie en apparence banale, teintée d’humilité… mais qui, dans les faits, vient raviver un débat bien plus profond.

Parce qu’au-delà de ses propos, il y a un message qui passe.

Et ce message-là, il est dirigé indirectement vers Kent Hughes.

Trevor Timmins rappelle, à sa façon, qu’il était au cœur du processus qui a permis au Canadien de mettre la main sur son premier marqueur de 40 buts en plus de 30 ans. Il parle d’une décision de groupe, il refuse de prendre tout le crédit… mais le sous-texte est clair.

C’est lui qui était là.

C’est lui qui a participé à cette sélection.

Et aujourd’hui, c’est Kent Hughes qui récolte les fruits.

Mais voilà où le débat devient explosif.

Parce que si Cole Caufield est aujourd’hui une vedette à Montréal, il faut aussi remettre les choses en perspective : le Canadien ne l’a pas repêché dans le top-5… ni même dans le top-10.

Caufield a glissé jusqu’au 15e rang.

Et ça, ça change tout.

On ne parle pas ici d’un coup de génie isolé de Trevor Timmins. On parle d’un scénario où plusieurs équipes, avant Montréal, ont tout simplement raté leur coup. Elles ont laissé passer un talent élite, un marqueur naturel, un joueur qui dominait offensivement depuis des années.

Le Canadien a profité de cette chute.

Point.

Oui, il faut donner du crédit à l’organisation d’avoir reconnu le talent. Mais il faut aussi être honnête : si Caufield avait été sélectionné à sa juste valeur, Trevor Timmins n’aurait jamais eu la chance de le choisir.

Et c’est là que le discours devient plus difficile à avaler.

Parce que le passage de Timmins à Montréal est loin d’être irréprochable. Bien au contraire. Les flops au repêchage se sont accumulés pendant des années. Des choix douteux, des occasions ratées, des paris sur le gabarit plutôt que sur le talent pur.

Le cas Caufield fait presque figure d’exception dans un historique beaucoup plus mitigé.

Pendant ce temps, du côté de Columbus, la situation actuelle de Timmins n’aide en rien sa cause. Le fiasco potentiel entourant Cayden Lindstrom, combiné au fait d’avoir laissé filer Ivan Demidov, commence sérieusement à faire jaser.

Encore une fois, les critiques reviennent.

Encore une fois, les décisions sont remises en question.

Et soudainement, cette sortie sur Cole Caufield prend une autre dimension.

Parce qu’elle arrive à un moment où Timmins est sous pression.

À un moment où son avenir dans la LNH est loin d’être assuré.

À un moment où il regarde Montréal… avec un certain regret.

Et c’est là qu’un autre élément devient intéressant.

Dans ses propos, Timmins ne cache pas qu’il s’ennuie de Montréal. Des partisans. De l’environnement. De cette pression unique qui fait vibrer la ville.

Un détail? Peut-être pas.

Parce que tout ça donne l’impression d’un homme qui regarde derrière… et qui envoie, subtilement, un message.

Comme un clin d’œil à Kent Hughes.

Comme pour dire : “N’oublie pas d’où ça vient.”

Mais dans les faits, la réalité est bien différente.

Aujourd’hui, le Canadien de Montréal appartient à Kent Hughes.

C’est lui qui a bâti le noyau actuel. C’est lui qui a mis en place la vision. C’est lui qui doit maintenant amener cette équipe au prochain niveau.

Et surtout… c’est lui qui doit vivre avec les décisions du passé.

Le succès de Cole Caufield est une excellente nouvelle pour l’organisation.

Mais il ne doit pas servir à réécrire l’histoire.

Parce que si on pousse la réflexion un peu plus loin, une question s’impose :

Est-ce que Trevor Timmins a réellement repêché un joueur de concession… ou est-ce qu’il a simplement été au bon endroit, au bon moment?

La nuance est importante.

Et à Montréal, elle ne passe pas inaperçue.

Une chose est certaine : même à distance, Trevor Timmins est encore capable de faire jaser.

Et ce débat-là… est loin d’être terminé.