La Presse annonce la fin entre Patrik Laine et le Canadien de Montréal

La Presse annonce la fin entre Patrik Laine et le Canadien de Montréal

Par David Garel le 2026-02-16

Ça y est. Même La Presse n’essaie plus d’enrober ça.

Quand Richard Labbé écrit noir sur blanc que Patrik Laine est devenu la plus grosse « patate chaude » du Canadiens de Montréal depuis Scott Gomez, ça veut dire que c'est la fin.

Le journaliste mesuré annonce essentiellement ce que tout le monde voit déjà : la relation est brisée, et le Canadien est en train de chercher la sortie.

Laine s’entraîne. Il patine fort. Il est présent avec le groupe. Il est prêt. Mais il regarde les matchs d’en haut. Littéralement. Le 4 février à Winnipeg, pendant que ses coéquipiers se battaient sur la glace, lui était dans les hauteurs du Canada Life Centre. Message reçu.

Et maintenant, La Presse le confirme à demi-mot : Montréal tente de l’échanger. Désespérément.

Le gel olympique empêche toute transaction jusqu’au 22 février à 23 h 59, mais dans le milieu, plusieurs croient déjà que le cadre d’une transaction est prêt. Que ça pourrait partir dès la minute où la cloche va sonner. Que ce n’est plus une question de si, mais de quand.

Et surtout : de comment vite on peut régler ça.

Parce que ce n’est plus gérable.

Patrik Laine n’a joué que cinq matchs cette saison avant son opération pour une hernie sportive. Depuis, il fait tout ce qu’on lui demande physiquement.

Mais sportivement? Martin St-Louis n’en veut plus. La réponse sèche de l’entraîneur quand on lui a demandé récemment ce que Laine pouvait apporter à l’équipe (son tir en avantage numérique) résume tout. C’est froid. C’est minimaliste. C’est... du mépris...

Quand ton coach te réduit à une seule utilité, c’est terminé.

Et demain, à l’entraînement prévu à 15 h à Brossard, ce malaise va exploser au grand jour. Parce que Laine sera encore là.

Parce qu’il sera encore prêt. Parce que le mensonge ne tient plus. Tout le monde sait qu’il peut jouer. Tout le monde sait que ce n’est plus médical. Tout le monde sait que c’est une décision humaine.

Richard Labbé met aussi un autre élément clé sur la table : la direction serait heureuse d’obtenir « quelque chose ou n’importe quoi » pour Laine.

Relis ça.

Quelque chose. Ou n’importe quoi.

On parle d’un joueur payé comme un marqueur d’élite. On parle d’un ancien 40 buts. Et on est rendu à espérer une poignée de peanuts pour clore le dossier. C’est violent. Mais c’est révélateur.

La date limite des transactions est le 6 mars. Entre le 22 février et cette date-là, Montréal va tout faire pour régler le problème.

Parce que garder Laine dans cet état de non-existence sportive, c’est toxique pour le vestiaire. C’est malsain pour l’image du club. Et c’est intenable pour un joueur qui sait très bien que son entraîneur ne veut plus l’habiller.

La Presse ne dit pas explicitement « c’est fini ».

Mais tout y est.

Le statut de patate chaude.

Le regard depuis les gradins.

La tentative active d’échange.

La froideur de St-Louis.

La fenêtre du 22 février.

Et cette impression lourde que le Canadien veut tourner la page le plus vite possible.

Quand un média comme La Presse commence à écrire ça, ce n’est plus une rumeur de corridor. C’est un constat organisationnel.

Pendant ce temps-là, Martin St-Louis avance avec ses trios, Kirby Dach reste accroché au premier trio faute de mieux, on attend Alex Newhook pour des raisons purement mathématiques d’alignement, et on jongle avec Montembeault et Dobes devant le filet.

Mais tout ça, c’est secondaire.

Le vrai dossier, celui qui empoisonne l’air, c’est Laine.

Et maintenant, c’est officiel : même les journalistes les plus prudents admettent que le Canadien est rendu au bout du chemin.

Patrik Laine est encore sous contrat.

Il est encore dans le vestiaire.

Il est encore sur la glace à l’entraînement.

Mais dans la réalité du hockey montréalais?

Il est déjà parti.

Le 22 février arrive vite. Très vite.

Et quand le gel va tomber, ne soyez pas surpris si tout se règle en quelques heures.

Parce que ce divorce-là, tout le monde le voit venir.

Même La Presse.