Le Canadien change d'air : C'est terminé pour Brendan Gallagher à Montréal

Le Canadien change d'air : C'est terminé pour Brendan Gallagher à Montréal

Par William Petit Lemay le 2026-04-09

Il y a des décisions qui sont purement hockey.

Et il y en a d’autres qui font mal, même quand elles sont logiques.

Ce que le Canadien de Montréal est en train de faire avec Brendan Gallagher, ça ressemble de plus en plus à la deuxième catégorie.

Parce que là, il faut appeler un chat un chat :

le message est brutal.

Et ce message-là, Martin St-Louis vient de l’envoyer encore une fois.

Pour un deuxième match de suite, dans un moment ultra important de la saison, Brendan Gallagher ne sera pas en uniforme pour le Canadien. Ce soir, contre le Lightning de Tampa Bay, dans un duel énorme au Centre Bell, le numéro 11 est encore laissé de côté.

Et à ce point-ci, ce n’est plus juste une rotation.

Ce n’est plus juste une décision ponctuelle.

Ça commence sérieusement à ressembler à une fin silencieuse.

Une fin qui se dessine tranquillement, mais très clairement.

Parce qu’on s’entend : si Gallagher n’est même plus capable de se tailler une place dans l’alignement à ce moment-ci de l’année… alors que chaque match compte, alors que le niveau d’urgence monte, alors que le Canadien cherche sa meilleure version possible avant les séries…

qu’est-ce que ça veut dire pour la suite?

La réponse fait mal.

Ça veut dire que Martin St-Louis semble de plus en plus voir Brendan Gallagher comme un leader de vestiaire… mais plus comme un morceau essentiel sur la glace.

Et c’est là que le vrai malaise commence.

Parce que Brendan Gallagher, ce n’est pas n’importe qui.

C’est un joueur qui a donné son corps, sa santé, son énergie, son cœur, son âme à cette organisation pendant des années.

Un gars qui a traversé les tempêtes.

Les mauvaises saisons.

Les changements de coach.

Les reconstructions.

Les humiliations.

Les blessures.

Les remises en question.

Et là, au moment où le Canadien commence enfin à redevenir sérieux…

il regarde ça de côté.

Et ça, c’est franchement cruel.

Un journaliste l’a d’ailleurs très bien résumé cette semaine : imagine être Brendan Gallagher.

Tu passes 14 ou 15 ans à tout donner pour ce club.

Tu traverses toutes les époques difficiles.

Et quand, enfin, tu as peut-être le meilleur groupe que tu as connu à Montréal depuis le début de ta carrière…

tu risques de vivre les plus gros matchs sans même être sur la glace.

Aïe.

Et ce n’est pas juste une image forte.

C’est peut-être la réalité.

Parce que si on se projette un peu plus loin, une vraie question commence à faire énormément de bruit :

est-ce que Brendan Gallagher est carrément en train de jouer les derniers instants de sa carrière à Montréal?

On sait tous qu’il lui reste encore un contrat extrêmement lourd.

6,5 millions de dollars par saison jusqu’en 2027.

Un contrat signé à une autre époque, dans une autre réalité, sous une autre vision de gestion.

Et soyons honnêtes :

ce contrat-là ne reflète plus du tout son impact offensif actuel.

Oui, Gallagher reste précieux humainement.

Oui, il a encore une attitude irréprochable.

Oui, il a encore le CH tatoué sur le cœur.

Ses propres commentaires le montrent très bien.

Il comprend la situation.

Il sait qu’il peut être poussé vers la sortie à n’importe quel moment.

Et malgré ça, il garde la tête haute.

Il reste un bon coéquipier.

Il reste présent.

Il accepte le rôle.

Mais ça ne change pas le fond du problème.

Sur la glace, le Canadien semble être en train de passer à autre chose.

Et ce qui est peut-être le plus révélateur dans tout ça, c’est que même lorsqu’il a été laissé de côté, Gallagher n’a pas fui le groupe.

Au contraire.

Plutôt que de monter dans les hauteurs du Centre Bell avec les autres joueurs retranchés, il a choisi de regarder le match directement du vestiaire.

Pas pour bouder.

Pas pour faire une scène.

Mais pour rester près des siens.

Pour rester connecté au cœur du groupe.

Ça, ça en dit long sur l’homme.

Énormément.

Et c’est exactement pour ça que cette situation est aussi dure à regarder.

Parce que le joueur, lui, est encore tout là.

Mais le hockey, lui, est peut-être en train de lui glisser entre les doigts.

Une chose est certaine :

si Brendan Gallagher ne retrouve pas sa place très vite, on ne parlera plus seulement d’un healthy scratch.

On va parler d’un vrai tournant.

Et peut-être même…

de la fin d’une époque à Montréal.