Quelque chose a changé… et ce n’est plus subtil.
Ce n’est pas juste une séquence de victoires. Ce n’est pas juste un bon moment. C’est une attitude. Une façon de parler. Une façon de se tenir… et surtout, une façon de ne plus reculer devant personne.
Et quand un gars comme Jayden Struble commence à parler comme ça… ça veut dire que le vestiaire au complet a basculé.
Parce que oui, Struble n’est pas une vedette. Pas encore. Mais en ce moment, il joue comme un gars qui prend sa place. Comme un gars qui gagne la confiance de son coach. Comme un gars qui comprend exactement où son équipe s’en va.
Ses minutes parlent pour lui.
15 minutes 57 contre les Rangers.
Du temps de qualité. Du temps mérité. Du temps qu’il n’avait pas en début de saison.
Et ce qui est fascinant… c’est avec qui il joue.
Lane Hutson.
Un duo qui, sur papier, pouvait sembler risqué. Mais sur la glace? Ça fonctionne.
Très bien.
Et Struble lui-même l’a dit, avec un calme qui en dit long.
« Lane est tellement facile à jouer avec. Tu lui donnes la rondelle… et tu regardes ce qu’il fait. »
Simple.
Mais révélateur.
Parce que derrière cette phrase-là… il y a une vérité qui commence à déranger dans la ligue.
Le Canadien n’est plus une équipe en développement.
C’est une équipe qui impose quelque chose.
Et plus l’entrevue avance… plus le message devient clair.
« En ce moment, on joue tellement bien que peu importe l’équipe devant nous… on n’est pas inquiets. »
Pause.
Relis ça.
Ce n’est pas un vétéran qui dit ça. Ce n’est pas un gars de 10 ans d’expérience. C’est un jeune défenseur… qui parle comme un joueur d’une équipe qui croit profondément en elle.
Et ça, ça change tout.
Parce que pendant longtemps, le Canadien espérait.
Aujourd’hui?
Le Canadien s’attend à gagner.
Et Struble l’explique encore mieux quand il parle de l’identité du groupe.
« Même quand on ne joue pas notre meilleur hockey… on trouve une façon de gagner. »
C’est là que ça devient dangereux.
Très dangereux.
Parce que les équipes ordinaires doivent bien jouer pour gagner.
Les bonnes équipes trouvent des façons.
Et ce qui ressort encore plus… c’est ce calme.
Une sérénité défensive.
« Nos gardiens et notre défense ferment le jeu. Et quand l’attaque ne fonctionne pas, on reste solides. »
Ça, c’est nouveau.
Très nouveau.
Parce que ce Canadien-là, en début de saison… il paniquait. Il ouvrait le jeu. Il se faisait mal lui-même.
Aujourd’hui?
Il absorbe.
Il gère.
Il contrôle.
Et Struble est au cœur de cette transformation.
Pas tout seul.
Mais clairement impliqué.
Même chose quand il parle d’Arber Xhekaj.
Pas de rivalité toxique. Pas de compétition malsaine.
« J’adore son jeu. Tout le monde se sent un peu plus gros quand il est sur la glace. »
Ça aussi, c’est révélateur.
Parce que le Canadien devient… intimidant.
Oui.
Intimidant.
Pas juste talentueux.
Pas juste rapide.
Intimidant.
Et quand tu ajoutes ça à une équipe qui gagne déjà…
Tu commences à déranger.
Vraiment.
Ce qui est le plus fascinant dans tout ça… c’est la vitesse à laquelle Struble a changé son statut.
Il y a quelques semaines à peine, il se battait pour une place.
Aujourd’hui?
Il parle comme un morceau du noyau.
Comme un gars qui fait partie de la solution.
Comme un gars que Martin St-Louis ne peut plus ignorer.
Et ça, c’est le genre d’évolution qui définit une équipe.
Parce que pendant que les gros noms produisent… pendant que Suzuki mène… pendant que Caufield remplit le filet…
Des gars comme Struble viennent solidifier tout le reste.
Ils rendent l’équipe complète.
Et une équipe complète…
Ça fait peur.
Surtout en avril.
Surtout quand la confiance déborde comme ça.
Parce qu’au final… ce n’est peut-être pas juste un jeune défenseur qui envoie un message.
C’est tout un vestiaire.
Et la ligue commence tranquillement à s’en rendre compte.
Ouf…
