Le cas Kaiden Guhle devient alarmant : le Canadien n’a déjà plus le choix

Le cas Kaiden Guhle devient alarmant : le Canadien n’a déjà plus le choix

Par William Petit Lemay le 2026-04-07

Le cas de Kaiden Guhle commence vraiment à devenir alarmant chez le Canadien de Montréal.

Et ce n’est pas parce qu’il joue mal.

Au contraire.

C’est justement parce qu’il est tellement important que la situation devient de plus en plus délicate à gérer.

Ce soir, face aux Panthers de la Floride, Kaiden Guhle ne sera pas en uniforme. Le Canadien a officiellement annoncé qu’il s’agissait d’une journée de traitements, pendant qu’Adam Engström effectue son entrée dans la formation.

Et même si le mot utilisé par l’organisation semble rassurant… le message, lui, est beaucoup plus lourd.

Parce qu’à un certain point, il faut arrêter de se raconter des histoires : Kaiden Guhle n’est tout simplement pas capable d’enchaîner une saison complète sans pépin physique.

Et ça commence à devenir un vrai enjeu pour l’organisation.

C’est frustrant à dire, parce qu’on parle ici d’un défenseur que pratiquement tout le monde considère comme intouchable à Montréal.

Un gars de 6 pieds 3, 202 livres, repêché 16e au total en 2020, capable de tout faire sur une patinoire.

Bloquer des tirs.

Jouer physique.

Faire de belles premières passes.

Sortir la rondelle proprement.

Défendre avec intensité.

Jouer de grosses minutes contre de bons trios.

Bref, le genre de défenseur que toutes les équipes de la LNH veulent avoir dans leur top-4.

Et pourtant…

Le problème revient toujours au même endroit.

Il ne reste jamais en santé assez longtemps.

Et là, ça commence à former une tendance qu’on ne peut plus ignorer.

En 2023-2024, il a disputé 70 matchs.

L’an dernier, il en a joué 55.

Et cette saison, il en est à seulement 37 matchs disputés.

C’est énorme.

Et surtout, c’est inquiétant pour un joueur aussi jeune.

Parce qu’à seulement 24 ans, Guhle joue déjà comme un vétéran de séries.

Il se sacrifie constamment.

Il bloque des tirs comme si sa vie en dépendait.

Il absorbe des contacts.

Il joue dur.

Il joue vrai.

Mais c’est justement là que le Canadien est pris dans un malaise.

Parce que le style de jeu qui fait de Kaiden Guhle un défenseur aussi précieux… est exactement le style de jeu qui le détruit physiquement.

Et ça, c’est un problème extrêmement difficile à régler.

Tu ne veux pas lui enlever son identité.

Tu ne veux pas lui demander de devenir plus soft.

Tu ne veux pas qu’il joue avec le frein à main.

Mais en même temps, tu ne peux pas continuer à le rouler comme si de rien n’était.

Et c’est là que le Canadien n’a déjà plus le choix.

Le club est maintenant forcé de gérer Kaiden Guhle différemment.

Différemment qu’un défenseur “normal”.

Différemment qu’un gars sur qui tu peux simplement compter 82 matchs.

On parle maintenant d’un joueur qu’il faut :

ménager

surveiller

sortir au bon moment

protéger pour le long terme

Et honnêtement, c’est probablement la bonne décision.

Parce que si tu brûles Kaiden Guhle maintenant pour quelques matchs de saison régulière… et que tu le perds ensuite au pire moment possible…

Tu viens de te tirer dans le pied.

Le Canadien pense clairement plus loin que ce soir.

Le message est simple :

On veut Kaiden Guhle en santé pour quand ça va vraiment compter.

Et si ça veut dire lui donner des pauses ici et là, même si ça fait jaser, le CH va devoir vivre avec ça.

Mais ça ne change pas le fond du dossier.

Le fond du dossier, c’est que le Canadien devra éventuellement bâtir sa ligne bleue en tenant pour acquis que Guhle manquera du temps à chaque saison.

Et ça, c’est une réalité qui fait mal.

Parce que sur le talent pur, sur l’impact, sur la valeur hockey… Guhle est un morceau énorme de cette organisation.

Mais si son corps ne suit jamais complètement, Montréal va être obligé de composer avec une vérité extrêmement dérangeante :

Kaiden Guhle est peut-être déjà un joueur qu’il faut gérer comme un cas fragile.

Et pour un défenseur aussi bon, aussi jeune, aussi important…

C’est là que le vrai malaise commence.