Le cauchemar de Cole Caufield rendu public: le pire timing possible

Le cauchemar de Cole Caufield rendu public: le pire timing possible

Par David Garel le 2026-04-30

Le cauchemar de Cole Caufield vient de prendre une dimension encore plus cruelle.

Au pire moment possible.

Alors qu’il se fait détruire publiquement depuis le début des séries pour son manque d’impact physique, pour son faible temps de glace et pour son style jugé trop “soft” par plusieurs observateurs… voilà qu’il vient d’être nommé finaliste au trophée Lady Byng.

Le fameux trophée du “gentleman”.

Le trophée que plusieurs joueurs adorent respecter… mais que pratiquement aucun joueur vedette rêve réellement de gagner en pleine controverse sur sa robustesse.

Le timing est catastrophique.

Depuis quelques jours, les critiques explosent autour de Caufield. Maxie Lapierre a remis son courage en question à la télévision. Des partisans du Lightning de Tampa Bay se moquent ouvertement de lui sur les réseaux sociaux. Même au Québec, plusieurs commencent à ressortir les vieux clichés sur les petits joueurs incapables de survivre au hockey des séries.

Et là?

La Ligue nationale de hockey annonce officiellement que Caufield est finaliste au trophée remis au joueur le plus gentleman du circuit.

Disons que les réseaux sociaux se sont immédiatement déchaînés.

“Évidemment qu’il gagne le trophée du gars qui ne touche jamais personne.”

“Lady Bing pendant qu’il joue comme s’il avait peur du contact.”

“Le trophée parfait pour un joueur soft.”

“14 minutes de pénalité seulement… on comprend pourquoi.”

Le problème pour Caufield, ce n’est évidemment pas la nomination elle-même.

Sa saison régulière a été extraordinaire.

51 buts.

Premier joueur des Canadiens de Montréal à atteindre ce plateau depuis Stéphane Richer.

Seulement 14 minutes de pénalité malgré un énorme volume offensif.

Sur papier, la nomination est totalement logique.

Mais dans le contexte actuel?

Ça devient presque cruel.

Les critiques sur son jeu en séries prennent tellement de place présentement que plusieurs utilisent maintenant cette nomination comme une preuve supplémentaire qu’il éviterait le jeu physique.

Ouch. On a mal pour lui.

Pendant que Brendan Gallagher joue comme un guerrier prêt à traverser un mur.

Pendant que Josh Anderson frappe tout ce qui bouge.

Pendant que Phillip Danault passe des présences interminables à bloquer des tirs.

Pendant qu'Alexandre Texier, que tout le monde traitait de joueur soft et lâche, paie le prix dans les coins et joue au héros avec le but gagnant.

Caufield, lui, se retrouve associé publiquement au trophée du “gentleman”.

Le pire, c’est que les partisans adverses s’en donnent à cœur joie.

À Tampa Bay, plusieurs commentaires tournent carrément au ridicule.

On le traite de joueur de saison régulière.

De joueur protégé.

De joueur qui évite les coins de patinoire.

Et maintenant, cette nomination au Lady Byng vient alimenter exactement cette tempête.

Évidemment, remporter ce trophée demeure un honneur immense dans la LNH. Des légendes comme Martin St-Louis, Wayne Gretzky et Pavel Datsyuk l’ont gagné.

Mais le lendemain d'avoir été "benché" par Martin St-Louis toute la 3e période?

Nous sommes sans mot. Le hockey de la LNH peut être tellement cruel...