Le ciel tombe sur la tête d'Alexandre Carrier

Le ciel tombe sur la tête d'Alexandre Carrier

Par David Garel le 2026-03-11

La victoire de 3-2 des Canadiens de Montréal à Ottawa restera associée à la performance spectaculaire de Jacob Fowler.

Le jeune gardien a littéralement volé le match aux Sénateurs d’Ottawa avec 32 arrêts, dont plusieurs de très haut niveau en troisième période.

Mais derrière cette grande victoire, il y a aussi une autre histoire qui fait énormément réagir : la soirée extrêmement difficile de Alexandre Carrier.

Sur le deuxième but d’Ottawa, la séquence est devenue virale presque instantanément. Sous pression physique, Carrier a voulu se débarrasser rapidement de la rondelle en voyant un joueur des Sénateurs foncer sur lui.

Le dégagement raté a été intercepté et la rondelle s’est retrouvée devant le filet, permettant à Drake Batherson de marquer.

Sur les réseaux sociaux, plusieurs observateurs ont résumé la séquence de manière brutale : Carrier a jeté la rondelle parce qu’il savait qu’il allait se faire frapper.

Et dans une ligue où la robustesse compte énormément, surtout contre des équipes lourdes comme Ottawa, cette image a déclenché une avalanche de critiques.

Certains internautes ont été particulièrement sévères. L’un d’eux écrit que ce n’est pas seulement la rondelle lancée à l’aveugle qui est problématique, mais aussi son manque de couverture défensive :

« C’est inexcusable. Il fait ce genre d’erreur toute la saison et pourtant il joue encore tous les matchs. »

D’autres rappellent que le jeu s’est produit après une mise en jeu gagnée et que Carrier avait largement le temps de faire une meilleure relance.

Plusieurs commentaires vont encore plus loin, affirmant que sa saison entière est remplie d’erreurs et que l’entraîneur Martin St-Louis continue de l’utiliser malgré ces problèmes.

La critique qui revient le plus souvent concerne son incapacité à gérer les équipes physiques.

« C’est difficile à regarder contre les équipes lourdes », écrit un partisan.

« Personne chez le Canadien n’encaisse autant de coups que lui. »

Un autre résume la perception actuelle : Carrier travaille fort, mais il devient une cible facile pour les gros forechecks adverses.

Et pour plusieurs observateurs, ce type de défenseur peut survivre en saison régulière… mais devient extrêmement vulnérable lorsque le jeu se durcit en séries éliminatoires.

Les commentaires sont parfois carrément cruels. Certains affirment qu’il est « la plus grande faiblesse du Canadien ».

D’autres disent que sa seule raison d’être dans l’alignement est qu’il est défenseur droitier. Un partisan suggère même qu’il devrait regarder les matchs « en mangeant du popcorn dans la galerie de presse ».

Un autre accuse carrément St-Louis : selon lui, le deuxième but est sur Carrier… mais aussi sur l’entraîneur qui continue de le faire jouer.

Plusieurs internautes ont également pointé la paire défensive qu’il forme avec Kaiden Guhle, décrite comme « un véritable désastre en ce moment ».

D’autres soulignent qu’avec deux défenseurs de petit gabarit dans l’alignement, le Canadien pourrait se faire « détruire physiquement » lors d’une série contre une équipe robuste.

Et c’est probablement l’inquiétude la plus réelle derrière cette tempête sur les réseaux sociaux. Parce que malgré la victoire, plusieurs observateurs se demandent si Carrier peut réellement jouer plus de dix ou douze minutes par match dans un contexte de séries éliminatoires.

Le hockey du printemps est plus rapide, plus lourd, plus brutal. Et un défenseur qui hésite à absorber un contact pour faire un jeu peut rapidement devenir une cible constante pour l’échec-avant adverse.

La soirée aurait pourtant dû être parfaite pour le Canadien : un but gagnant d’Ivan Demidov, une autre performance impressionnante de Juraj Slafkovský, et surtout un gardien héroïque en Fowler.

Mais dans l’ombre de cette grande victoire, un autre récit s’est imposé.

Celui d’Alexandre Carrier, qui vit probablement l’une des soirées les plus difficiles de sa saison sur les réseaux sociaux.

Et dans une ville comme Montréal, on le sait : parfois, une seule séquence suffit pour déclencher une tempête.