Le dossier Pavel Zacha refait surface : Montréal revient dans toutes les discussions

Le dossier Pavel Zacha refait surface : Montréal revient dans toutes les discussions

André Soueidan
Le 2026-07-06

Une vieille histoire vient de reprendre vie… et cette fois, ce n’est pas seulement le nom de Pavel Zacha qui attire l’attention.

C’est celui du Canadien de Montréal qui revient immédiatement dans les conversations autour du centre des Bruins de Boston.

Pendant une bonne partie de la dernière année, Zacha représentait exactement le profil recherché par Kent Hughes.

Un joueur de centre de 6 pieds 4 pouces, 212 livres, capable de jouer dans un top-6, fiable dans les trois zones de la patinoire, sous contrat à un salaire très raisonnable de 4,75 millions de dollars jusqu’à l’été 2027.

À 29 ans, il se trouve encore dans les meilleures années de sa carrière et vient justement de connaître sa saison offensive la plus productive dans la LNH avec 30 buts et 65 points en seulement 78 matchs.

À l’époque, le dossier semblait pourtant complètement fermé.

Les Bruins avaient rejeté toutes les approches.

Nous rapportions d’ailleurs l’an dernier que Boston considérait Zacha comme une pièce maîtresse de son « retool ».

Les Canucks de Vancouver avaient tenté leur chance. Le Canadien aussi. Don Sweeney refusait même d’entendre parler d’un échange.

Voilà que le portrait évolue.

Dans son balado 32 Thoughts, Elliotte Friedman a laissé tomber une phrase qui n’est pas passée inaperçue.

En parlant de la prochaine négociation de contrat de Pavel Zacha, il a expliqué croire que les Bruins avaient discuté de son dossier avec d’autres équipes.

« Je pense qu’ils ont parlé à d’autres équipes à son sujet. J’avais l’impression que l’une d’elles pouvait être Montréal, mais quelques personnes m’ont dit que ce n’était pas le cas. »

Cette déclaration mérite qu’on s’y attarde.

Friedman ne confirme pas que le Canadien négocie actuellement avec Boston.

Au contraire, il affirme que plusieurs personnes lui ont nié cette possibilité. Pourtant, son premier réflexe a été de penser à Montréal.

Ce simple détail raconte beaucoup de choses.

Pendant des mois, Pavel Zacha était associé au Canadien presque automatiquement.

Sa combinaison de gabarit, de polyvalence et de production cochait toutes les cases du fameux deuxième centre que recherchait Kent Hughes.

Aujourd’hui encore, son profil demeure séduisant.

Il vient d’inscrire 30 buts et 35 passes malgré une équipe des Bruins en pleine transition.

Il affiche également une production offensive de 0,83 point par match, la meilleure de sa carrière, tout en affrontant régulièrement les meilleurs trios adverses.

Ajoutez à cela un contrat qui n’étrangle pas la masse salariale et une clause de non-échange limitée… il est facile de comprendre pourquoi plusieurs directeurs généraux continuent de s’informer.

Même Boston a maintenant une réflexion différente.

Les Bruins doivent décider s’ils souhaitent prolonger Zacha avant qu’il n’atteigne l’autonomie complète en 2027 ou profiter de la valeur élevée de leur joueur pour accélérer leur retool.

À 29 ans, il pourrait commander une augmentation importante sur son prochain contrat.

C’est précisément le genre de décision qui oblige une organisation à peser le présent contre l’avenir.

Voilà pourquoi Friedman parle d’un dossier qui sera parmi les plus intéressants de l’été.

Du côté du Canadien, la situation a aussi changé depuis un an.

Nous expliquions récemment que le plan de Kent Hughes est devenu beaucoup plus clair.

Montréal ne cherche plus seulement un joueur capable de tenir le fort en attendant Michael Hage.

L’organisation veut maintenant ajouter un attaquant d’impact qui pourra grandir avec Nick Suzuki, Cole Caufield, Juraj Slafkovsky, Ivan Demidov et Lane Hutson.

Cette évolution explique sans doute pourquoi Friedman a reçu un démenti lorsqu’il a associé spontanément Montréal au dossier Zacha.

Le plus intéressant demeure toutefois le fait que le Canadien continue d’être lié naturellement à ce type de joueur dès qu’un nom important circule dans la LNH.

La réputation de Kent Hughes a changé.

Tous les directeurs généraux savent qu’il possède l’espace sous le plafond salarial, les choix au repêchage et les espoirs nécessaires pour conclure une transaction d’envergure.

Voilà pourquoi, même lorsqu’il apprend que Boston discute du dossier Pavel Zacha avec d’autres formations, Friedman pense d’abord au Canadien.

Le dossier revient donc dans toutes les discussions… non pas parce qu’un échange est imminent, mais parce que

Montréal est désormais perçu comme un acteur incontournable chaque fois qu’un jeune centre de qualité devient disponible.

Et dans une ligue où les occasions apparaissent souvent au moment où personne ne les attend, cette réputation vaut parfois presque autant qu’une transaction elle-même.

À suivre…