Des frissons traversent déjà Montréal… et le match n’est même pas commencé.
Quelques heures avant le troisième affrontement entre le Canadien et les Sabres de Buffalo, Arber Xhekaj avait le regard d’un gars qui sait exactement ce qui s’en vient.
Le Centre Bell sera en feu dimanche soir. Buffalo le sait. Jordan Greenway le sait. Et clairement, le numéro 72 du Canadien veut transformer cette série-là en guerre ouverte.
Depuis le début de cette confrontation, tout tourne autour du jeu physique. Buffalo croyait pouvoir intimider Montréal après le premier match.
Greenway frappait tout ce qui bougeait, Zach Benson tournait autour du filet comme une mouche impossible à tuer, puis les Sabres donnaient l’impression d’avoir trouvé une faiblesse chez le Canadien.
Deux jours plus tard… c’est Buffalo qui avait l’air nerveux.
Le changement de ton est venu directement d’Arber Xhekaj. Dès la période d’échauffement du match numéro deux, on l’a vu se diriger vers Greenway pour lui glisser quelques mots bien sentis. Toute la soirée, il l’a cherché autour du filet, dans les coins de patinoire, après les sifflets. Josh Anderson embarquait dans le chaos lui aussi. Résultat… Greenway s’est mis à disparaître tranquillement.
Et dimanche matin, Xhekaj n’avait absolument pas l’air d’un gars prêt à calmer le jeu.
« Il aime jouer physique, il aime parler… puis nous aussi on aime ça. Alors ça donne deux gars qui se rentrent dedans toute la soirée, puis honnêtement, c’est le fun. »
Le mot important, c’est “le fun”.
Parce que pour Xhekaj, cette série-là est devenue personnelle.
Le défenseur du Canadien adore cette ambiance de confrontation. Ça paraît dans son regard. Ça paraît dans sa façon de répondre aux journalistes.
Puis surtout, ça paraît dans la manière dont le Canadien a complètement changé son identité entre les deux premiers matchs.
Contre Tampa Bay, chaque erreur coûtait un but. Chaque présence ressemblait à une partie d’échecs jouée à pleine vitesse. Xhekaj l’a lui-même expliqué dimanche matin.
« Contre Tampa, c’était tellement difficile d’avoir une occasion de marquer. Une équipe avait une chance, l’autre en avait deux… puis ça finissait 2-1. Là, c’est complètement différent. Il y a beaucoup plus d’espace sur la glace. »
Le Canadien a fini par comprendre ce que Buffalo voulait faire.
Les Sabres attaquent vite, frappent fort, ouvrent le jeu et essaient de transformer les matchs en montagnes russes émotionnelles. Lors du premier affrontement, Montréal avait été surpris par ce style beaucoup plus chaotique.
Lors du deuxième… le Canadien a retourné cette folie contre eux.
Et soudainement, Buffalo avait l’air d’une équipe complètement désorganisée.
Xhekaj and Greenway exchange holiday recipes. #GoHabsGo pic.twitter.com/esFTe512Re
— Montreal Hockey Now (@MTLhockeynow) May 8, 2026
Le plus inquiétant pour Lindy Ruff, c’est que Montréal semble maintenant parfaitement confortable dans cette série-là. Lane Hutson a trouvé ses ouvertures.
Alex Newhook vole sur la glace.
Jakub Dobes joue avec l’arrogance d’un vétéran de 30 ans.
Puis Arber Xhekaj agit comme si le Centre Bell lui appartenait déjà.
Quand les journalistes lui ont demandé ce qu’il pensait de l’ambiance qui attendait les Sabres à Montréal, il a pratiquement souri avant de répondre.
« Phil Danault nous a dit que ça devient encore plus fou à chaque ronde… alors on est vraiment excités. »
Voilà.
Le Canadien sent l’odeur du sang.
Ce groupe-là a grandi énormément contre le Lightning.
Les joueurs parlent maintenant comme une équipe qui croit réellement pouvoir faire mal longtemps en séries.
Le match numéro trois devient gigantesque parce que l’équipe qui gagne ce duel reprend complètement le contrôle émotionnel de la série.
Historiquement, lorsque deux équipes sont à égalité 1-1, le gagnant du troisième match prend souvent le volant… et ne le redonne plus.
Buffalo débarque donc dans un Centre Bell prêt à exploser, avec un Jordan Greenway qui devra répondre aux questions que Montréal lui pose depuis 48 heures.
Parce qu’une chose saute aux yeux dans cette série… le Canadien n’a plus peur.
Et quand Arber Xhekaj commence à avoir du plaisir dans une guerre physique… généralement, ça veut dire que quelqu’un d’autre est sur le point de passer une très longue soirée.
À suivre…
