L’entrevue de l’année: Kirby Dach nous donne les larmes aux yeux

L’entrevue de l’année: Kirby Dach nous donne les larmes aux yeux

Par David Garel le 2026-04-24

Wow. Kirby a livré l'entrevue de l'année sur les ondes de Sportsnet.

Il y avait quelque chose de profondément humain dans l’entrevue de Kirby après la victoire des Canadiens de Montréal.

Après tout ce qu’il venait de vivre, après les insultes, les réseaux sociaux fermés (le sien et celui de sa blonde), les attaques contre lui et sa conjointe, après les critiques devenues complètement démesurées après le match numéro 2… le voir répondre avec autant d’honnêteté a frappé énormément de gens au Québec.

Et honnêtement, difficile de ne pas être touché.

Parce qu’on parle d’un gars qui venait probablement de traverser les pires 48 heures de sa carrière à Montréal.

Puis malgré ça, il s’est présenté devant les caméras de Sportsnet avec une authenticité qui nous a frappé droit au coeur.

Quand on lui parle de l’accueil complètement fou du Centre Bell pendant l’échauffement, puis des chants “Kirby! Kirby!” après son but, Dach ne joue pas au dur. On l'a senti très vulnérable.

« J’adore jouer ici. J’adore les partisans. Ils sont restés avec moi à travers beaucoup d’années difficiles avec les blessures. Alors de revenir à la maison et recevoir ce soutien-là… ça fait du bien. »

On a versé une larme.

On oublie parfois à quel point son parcours a été difficile depuis son arrivée à Montréal. Les blessures. Les longues absences. Les attentes énormes liées à son statut d’ancien troisième choix au total. Et là, soudainement, devenir le visage d’une défaite après sa bévue en prolongation à Tampa Bay.

Le plus fort dans cette entrevue, c’est quand il accepte complètement sa responsabilité.

« Parfois, tu fais une erreur. Après, tout dépend de la façon dont tu réponds. »

Pas d’excuses. Pas de détour.

Juste un joueur qui reconnaît qu’il a échappé un moment important… puis qui revient répondre sur la glace.

Et quand on lui demande comment il a réussi à se replacer mentalement après le match numéro 2, sa réponse a frappé fort :

« Le soir après le match, tu y penses et tu te sens mal. Tu te sens vraiment mal. Mais à un moment donné, tu dois passer à autre chose. Tu n’as pas le choix. Ce sont les séries. »

Ça vient du coeur. Et c’est incroyablement vrai.

Et probablement que beaucoup de partisans qui l’avaient détruit pendant deux jours ont réalisé à ce moment-là qu’il y avait un être humain derrière le joueur.

Le symbole de la soirée était magnifique.

La foule du Centre Bell l’ovationne dès l’échauffement.

Martin St-Louis garde confiance en lui malgré toute la pression.

Puis Dach répond avec un but et une passe dans un match de séries extrêmement intense.

C’est presque du cinéma.

Même sa façon de parler de Lane Hutson faisait sourire. Après le but gagnant, il lance :

« Je lui ai dit après la troisième période : le prochain tir que tu prends va rentrer. Ça fait du bien de le voir finalement lancer au lieu d’essayer de déjouer tout le monde. »

On sentait le soulagement dans sa voix.

On sentait aussi un vestiaire extrêmement uni derrière lui.

Et honnêtement, cette victoire-là risque de rester longtemps dans la mémoire des partisans montréalais.

Pas seulement pour le tir de Hutson.

Pas seulement pour l’ambiance complètement folle du Centre Bell.

Mais pour ce qu’elle représentait humainement pour Kirby Dach.

Parce qu’après avoir été humilié publiquement, attaqué de partout et transformé en bouc émissaire pendant deux jours… il a répondu exactement de la façon dont rêvent tous les athlètes.

Sur la glace.

Finalement, c’est peut-être ça le plus beau dans toute cette histoire : le Centre Bell a répondu directement à Martin St-Louis.

Quand l’entraîneur des Canadiens de Montréal a demandé aux partisans de « pousser dans le même sens » et de « se serrer les coudes », personne ne savait vraiment comment la foule allait réagir envers Kirby Dach après les dernières 48 heures.

Mais dès l’échauffement, la réponse est tombée.

Ça prouve à quel point Martin St-Louis garde une énorme crédibilité à Montréal malgré toute la pression. Parce qu’au fond, les partisans ont choisi de suivre leur entraîneur. Ils ont choisi d’appuyer un joueur qui venait de traverser un cauchemar médiatique au lieu de l’enfoncer davantage.

Dans un marché aussi intense que Montréal, ce genre de moment peut faire basculer une série.