Les chocolats de la honte: rien ne va plus pour Patrik Laine

Les chocolats de la honte: rien ne va plus pour Patrik Laine

Par David Garel le 2026-04-07

Ce qui se passe avec Patrik Laine à Montréal dépasse maintenant le simple malaise sportif. On est rendu ailleurs. Beaucoup plus loin.

On est rendu dans une scène presque irréelle.

Un joueur payé plus de 9 millions de dollars… qui ne joue pas.

Un joueur qui s’entraîne depuis des semaines… mais qui reste officiellement blessé.

Un joueur qu’on voit tous les jours… mais que personne ne voit jamais en uniforme.

Et pendant ce temps-là, la situation glisse tranquillement vers quelque chose de profondément gênant.

Parce que pendant que ses coéquipiers se battent pour une place en séries, pendant que le Centre Bell vibre… Patrik Laine, lui, trouve une autre façon de “contribuer”.

Il distribue des chocolats.

Oui, vraiment.

Dans le salon des familles, au Centre Bell, Laine est allé porter des chocolats de Pâques. Un geste humain, sympathique même. Impossible de lui reprocher son attitude. Tous les témoignages vont dans le même sens : il est apprécié, il est respectueux, il ne fait pas de vagues.

Mais c’est justement ça, le problème.

Parce que cette scène-là, sortie de son contexte, serait belle.

Dans le contexte actuel?

C’est brutal.

On ne parle pas d’un joueur blessé à long terme, invisible, loin de l’équipe. On parle d’un gars qui patine avec le groupe depuis des semaines… mais qui est réduit à un rôle social pendant que les autres jouent.

C’est là que la honte publique atteint un autre niveau.

Et comme si ce n’était pas assez, le flou continue d’alimenter tout le reste.

Il y a eu cette histoire qui circulait : Laine aurait été retiré complètement des vidéos d’avant-match au Centre Bell. Une façon symbolique de dire qu’il n’existe plus dans le projet.

Finalement, c’est faux.

L’information a été démentie. Les vidéos ont été mises à jour, oui, mais Laine est encore présent dans le montage. Il n’a pas été effacé.

Mais le fait que cette rumeur ait pris autant d’ampleur en dit long.

Parce que plus personne ne sait où se situe la vérité.

Et au centre de tout ça, il y a un autre silence qui dérange encore plus.

Celui de son agent.

Parce que dans une situation normale, ça ferait longtemps que ça aurait explosé.

Un joueur de ce statut-là, dans cette position-là, ça ne reste pas tranquille.

L’agent appelle.

L’Association des joueurs intervient.

La ligue est mise au courant.

Mais là?

Rien.

Et ça confirme de plus en plus une réalité troublante : Laine accepte la situation.

Il est bien.

Il ne pousse pas pour jouer.

Il ne crée pas de conflit.

Et ça, pour plusieurs autour de la ligue, c’est incompréhensible.

Parce que pendant que certains accusent Martin St-Louis, pendant que d’autres pointent Kent Hughes… il y a une autre lecture qui s’impose tranquillement.

Et si le joueur lui-même ne voulait pas revenir?

Et si, au fond, il savait?

Qu’il n’est plus capable de suivre.

Que le rythme est trop élevé.

Que le retour sur la glace pourrait être encore plus humiliant que ce qu’il vit en ce moment.

Alors il reste là.

Présent… mais absent.

Payé… mais inutile.

Impliqué… mais jamais utilisé.

À distribuer des chocolats pendant que les autres jouent.

C’est dur à écrire, mais c’est la réalité actuelle.

Et dans toute cette histoire, ce n’est même plus une question de hockey.

C’est devenu un malaise public.