Manque de respect envers Cole Caufield: Brendan Gallagher dans l’eau chaude

Manque de respect envers Cole Caufield: Brendan Gallagher dans l’eau chaude

Par David Garel le 2026-04-10

Brendan Gallagher est dans l'eau chaude... jusqu'au cou...

Il y a des moments dans une saison où tout devient révélateur. Pas seulement les statistiques, pas seulement le temps de glace… mais les gestes, les absences, les détails qui, mis ensemble, finissent par raconter une histoire beaucoup plus lourde que n’importe quelle mise à l'écart.

Et en ce moment, l’histoire autour de Brendan Gallagher devient de plus en plus difficile à défendre. Ne pas s'arranger pour être avec le groupe dans un moment aussi important, c'est comme cracher sur l'exploit de Cole Caufield.

Parce que ce qui s’est passé après le match (cette victoire importante, ce moment marquant avec le 50e) aurait dû être simple. Une équipe qui célèbre. Un vestiaire uni. Une photo qui capture un moment de saison.

Mais ce n’est pas ce qu’on a vu.

On a vu deux absences qui frappent : Gallagher… et Patrik Laine.

Deux joueurs qui ne sont pas sur la photo. Deux joueurs qui ont quitté le vestiaire avant l’arrivée des médias. Deux joueurs qui, dans un moment collectif, ne sont tout simplement pas là.

Et ça, dans le contexte actuel, ça ne passe pas.

Parce que ce n’est pas isolé. Ce n’est pas un accident. Ça s’inscrit dans une séquence. Gallagher qui refuse de monter sur la galerie de presse avec les autres exclus et qui reste dans le vestiaire pendant le match... mais qui quitte le vestiaire au lieu de célébrer avec ses coéquipiers?

Gallagher qui voit son rôle fondre. Gallagher qui est de plus en plus en périphérie de l’équipe sur la glace… et maintenant, visiblement, dans les moments symboliques.

Ajoute à ça un Patrik Laine qui est déjà perçu comme en dehors du projet, déjà vu comme une pièce détachée, déjà sur le bord de sortir complètement du portrait… et tu te retrouves avec une image qui dérange profondément.

Deux vétérans. Deux cas lourds. Deux absents dans un moment d’équipe.

Évidemment, certains vont tenter de calmer le jeu. Et il faut le dire, parce que l’information existe. Anthony Martineau a tenu à préciser ce qu’il a vu :

“Je vois plusieurs personnes s’interroger sur l’absence de Brendan Gallagher et Patrik Laine sur la photo dans le vestiaire soulignant le 50e but de Cole Caufield.

Ce que j’ai vu, c’est que Gallagher et Laine ont quitté le vestiaire avant que nous entrions à l’intérieur de celui-ci pour parler aux joueurs. Donc, ils étaient dans le vestiaire après le match pour célébrer la victoire de leurs coéquipiers, mais ont probablement quitté en ne sachant pas qu’il allait y avoir une photo comme celle-là.

Je pense qu’on peut affirmer sans l’ombre d’un doute que les deux ont à cœur les succès de l’équipe et auraient absolument accepté d’être sur la photo en sachant qu’il allait y en avoir une.

Je voulais simplement clarifier.”

C’est la version rationnelle. La version posée. La version qui protège l’humain derrière le joueur.

Mais le problème, c’est que l'excuse ne tient pas.

Les autres exclus, comme Zachary Bolduc et Samuel Montembeault, étaient présents sur la photo, eux. Ils n’ont pas quitté. Ils sont restés. Ils ont compris le moment, ils ont senti l’importance symbolique de ce 50e but de Cole Caufield, ils ont attendu, ils ont participé.

C’est exactement ce que tu attends d’un groupe uni. Alors pourquoi eux ont eu ce réflexe… et pas Gallagher ni Patrik Laine?

C’est là que le doute s’installe. Parce que si certains joueurs, même rejetés sont capables de rester pour vivre pleinement un moment collectif, l’argument du “ils ne savaient pas” devient beaucoup plus difficile à défendre.

À ce niveau-là, ce n’est plus une question d’information… c’est une question d’attitude, de lecture du moment, et surtout de volonté d’être pleinement avec le groupe jusqu’au bout.

Parce que quand tout va bien, ce genre de détail passe inaperçu.

Mais quand un joueur est déjà dans l’œil du cyclone, quand son rôle est remis en question, quand les médias parlent de lui comme d’un joueur en trop, quand les partisans débattent de son retrait de l’alignement… chaque geste devient amplifié.

Et dans ce contexte-là, partir avant une photo symbolique, ce n’est plus neutre.

Ça devient interprété.

Ça devient analysé.

Ça devient critiqué.

Le malaise autour de Gallagher, ce n’est plus seulement son lent coup de patin, son corps fini ou son rejet public..

C’est devenu une accumulation de signaux faibles qui, mis ensemble, donnent l’impression d’un joueur en décalage avec le moment actuel de son équipe.

Une équipe rapide. Une équipe jeune. Une équipe qui regarde vers l’avant.

Et lui, de plus en plus, semble regarder ailleurs.

Le plus dur dans tout ça, c’est que personne ne remet en question ce qu’il a été. Personne. Son cœur, son courage, son implication… tout ça reste intact dans la mémoire collective.

Mais le hockey, lui, ne vit pas dans le passé.

Et aujourd’hui, la perception qui s’installe est celle d’un vétéran qui a de la difficulté à accepter son nouveau rôle, qui vit mal la transition, et dont chaque réaction alimente encore plus le doute.

Ce n’est pas nécessairement la vérité complète.

Mais dans un marché comme Montréal, la perception finit toujours par devenir la réalité dominante.

Et en ce moment, cette réalité est brutale pour Gallagher.

Parce que pour la première fois depuis très longtemps… ce n’est plus seulement sa place qui est remise en question.

C’est son attitude... et son orgueil mal placé...