Antoine Roussel commence sérieusement à s’inquiéter pour Canadiens de Montréal dans cette série contre le Lightning de Tampa Bay.
Selon lui, Jon Cooper est en train de gagner la bataille tactique contre Martin St-Louis.
Après la victoire du Lightning qui a permis à Tampa Bay de reprendre l’avantage de la glace, Roussel a insisté au micro des Amateurs de sports sur l’importance des ajustements rapides en séries éliminatoires. Selon lui, St-Louis doit arrêter de rester figé avec ses combinaisons offensives.
« Tu ne signes pas un contrat de mariage où tu es pris. Tu n’es pas engagé à vie. Tu peux, après une période, si tu n’as pas aimé ce que tu as vu, tu reviens… Il n’y a pas de panique des fois de changer les trios. »
Le message est évident : Roussel trouve que le Canadien tarde trop à s’ajuster pendant les matchs.
Et pendant ce temps-là, Jon Cooper, lui, n’hésite pas.
Insatisfait du rendement offensif de certains de ses trios, Cooper a complètement brassé ses cartes avant le dernier match. Brandon Hagel a été envoyé avec Brayden Point et Nikita Kucherov, pendant que Yanni Gourde montait avec Anthony Cirelli et Jake Guentzel.
Résultat : les ajustements ont immédiatement fonctionné.
Hagel et Guentzel ont inscrit les trois buts du Lightning, pendant que Point et Kucherov ont dominé le premier trio du CH à cinq contre cinq.
« On avait de la production d’un trio, mais pas tellement des autres. On avait besoin de plus », a reconnu Cooper après la rencontre.
C’est exactement ce qui alimente les critiques envers Martin St-Louis actuellement.
Parce que Cooper ajuste.
Cooper réagit.
Cooper change son alignement sans émotion.
Pendant ce temps, plusieurs analystes trouvent que St-Louis reste trop fidèle à certaines combinaisons même quand ça ne fonctionne plus.
Roussel a même proposé ses propres changements.
« On a l’option de repositionner Slafkovsky sur la deuxième unité avec Kapanen et Demidov. Pourquoi pas amener Newhook sur la première unité? Amener de la vitesse, amener de l’échec avant. »
Le problème pour Montréal, c’est que Tampa Bay commence tranquillement à reprendre le contrôle stratégique de la série.
Même si les statistiques globales restent extrêmement serrées, le Lightning semble de plus en plus confortable dans son identité. Tampa contrôle légèrement plus la rondelle à cinq contre cinq, passe davantage de temps en zone offensive et profite surtout de son immense expérience.
Et surtout, Jon Cooper semble toujours avoir une réponse.
Quand un trio ralentit, il le modifie.
Quand une combinaison ne fonctionne pas, il la casse immédiatement.
C’est exactement ce que plusieurs reprochent actuellement à Martin St-Louis : avoir parfois l’impression d’attendre trop longtemps avant d’intervenir.
Et avec la série qui retourne maintenant à Tampa Bay, la pression commence tranquillement à changer de camp.
Du côté de Martin St-Louis, on sent clairement que les commentaires d’Antoine Roussel n’ont pas été particulièrement appréciés.
Malgré toute la pression entourant les ajustements tactiques et malgré les critiques qui commencent à s’accumuler, l’entraîneur des Canadiens de Montréal a envoyé un message très clair avant le match numéro cinq : il ne panique pas.
Il ne changera pas sa philosophie simplement parce que l’extérieur commence à s’impatienter.
Lors de l’entraînement, St-Louis n’a rien modifié à son alignement. Aucun gros brassage de trios. Aucun changement majeur en défense. Une réponse directe à ceux qui réclament des ajustements plus agressifs comme Antoine Roussel.
La fameuse comparaison du “contrat de mariage” n’a visiblement pas fait rire le coach montréalais.
Même si Juraj Slafkovský et Josh Anderson étaient absents de l’entraînement, il a rapidement calmé les inquiétudes en affirmant que tout le monde allait être présent pour le cinquième match.
Martin St-Louis a la même philosophie comme mari de sa femme que comme entraîneur : il préfère clairement la stabilité à la réaction émotive.
La question à un million de dollars : est-ce que cette confiance dans son groupe sera récompensée… ou est-ce que le Canadien est en train de se faire tranquillement outcoacher par l’un des meilleurs entraîneurs de la LNH?
2e question à deux dollars: est-ce que Jon Cooper est fidèle en couple?
Ouch.
