Martin St-Louis piqué au vif: Kaiden Guhle traité de porcelaine

Martin St-Louis piqué au vif: Kaiden Guhle traité de porcelaine

David Garel
Le 2026-09-16

Martin St-Louis est tanné.

Le coach commence visiblement à en avoir assez d’entendre Kaiden Guhle être traité de « porcelaine ». Le terme est péjoratif selon l’entraîneur du Canadien et manque de respect à son défenseur.

Mais il faut regarder la réalité en face. Kaiden Guhle est encore blessé. Encore absent. Encore obligé de regarder les autres défenseurs se battre pour leur place pendant que lui soigne une nouvelle blessure. Et forcément, le mot « porcelaine » recommence à circuler autour du défenseur de 24 ans. Cette étiquette-là, Martin St-Louis la déteste.

L’entraîneur-chef du Canadien a été piqué lorsqu’on lui a parlé de la situation de Guhle. Pas question pour lui d’embarquer dans le procès du défenseur.

Pas question non plus de transformer cette nouvelle absence en catastrophe. St-Louis a plutôt choisi de défendre son joueur et de ramener la discussion vers ce que Guhle sera capable de faire lorsqu’il sera suffisamment remis.

« Je ne suis pas inquiet. Je trouve qu’avec la technologie de nos jours, et comment les gars sont capables de se remettre de situations comme ça… T’espères juste qu’il soit en mesure d’avoir des moments où il ne devra pas cesser de jouer.

Est-ce que je suis inquiet ? Non. Est-ce que j’aimerais que ce soit pas comme ça ? Oui. Mais j’ai confiance en notre personnel médical. On est capables de le mettre dans une situation où il peut aller chercher plus de temps de jeu sans avoir à s’arrêter. »

Le message est assez clair : St-Louis reconnaît que la situation n’est pas idéale, mais il refuse de faire de cette blessure une preuve que Guhle serait condamné à passer sa carrière sur la table des soigneurs.

Le Canadien devra pourtant composer sans lui au début du calendrier, après une opération mineure au muscle adducteur cet été. On parle d’une absence de quatre à cinq semaines, ce qui pourrait repousser son retour vers la mi-octobre.

Et pendant que Guhle est à l’écart, les autres défenseurs ont une occasion en or de lui passer devant. David Reinbacher, notamment, pourrait profiter de cette ouverture.

Le jeune défenseur droitier de 21 ans a lui aussi connu son lot de problèmes depuis son arrivée dans l’organisation, mais il arrive au camp avec une occasion qu’il ne peut pas laisser passer.

St-Louis n’a d’ailleurs pas fermé la porte à une poussée de Reinbacher.

« Il a le gabarit et il a ajouté du poids. C’est un joueur intelligent. Mais on a de la profondeur en défense en ce moment… il doit continuer à pousser, il doit continuer de cogner à la porte. »

Voilà le danger pour Guhle.

Le problème, c’est que le Canadien a maintenant suffisamment de profondeur pour ne pas attendre éternellement qu’un joueur retrouve sa santé.

Guhle demeure un élément important, mais les blessures créent des occasions pour les autres. Et Reinbacher, entre autres, va vouloir les saisir.

Puis il y a Arber Xhekaj.

Le Shérif vient tout juste de signer un contrat d’un an et St-Louis a déjà ouvert une porte qui pourrait changer complètement son utilisation. Avec sept défenseurs capables de jouer dans la LNH, l’entraîneur pourrait utiliser Xhekaj à l’avant à l’occasion afin de garder tout le monde impliqué.

« Je trouve qu’on a de bonnes options, a-t-il ajouté. Je sais que vous allez voir des combinaisons de trios et tout, et ça va être des sujets de conversation et c’est normal. Avec un camp d’entraînement qui n’est pas très long, on essaie seulement de ne pas trop prendre notre temps… comme je le dis toujours, les joueurs vont dicter nos décisions. »

Vraiment?

Les joueurs vont dicter les décisions?

Pourquoi alors Xhekaj est encore dans la niche de St-Louis?

Reinbacher, lui, est clairement dans le coeur du coach alors que le shérif est toujours au fond du trou dans la tête de St-Louis.

« On va prendre des décisions basées sur ce qu’on pense et sur ce qu’on voit. On a de beaux problèmes. Je sais que Guhle est absent et que ce n’est pas une bonne chose, mais on a de la profondeur, et on a des gars qui cognent à la porte. Alors on va évaluer tout ça, et on va prendre les meilleures décisions. »

Mais ne venez pas dire au coach que son défenseur est de la porcelaine.

Il va sauter une coche.