Martin St-Louis explose à l’entraînement : un moment-choc qui expose la pression étouffante autour du Canadien
Il y a des images qui parlent plus fort que les mots, et celles provenant de l’entraînement du Canadien criait.
Ce n’était pas un simple coup de sifflet sec, ni une remarque un peu plus froide qu’à l’habitude. C’était Martin St-Louis, au milieu d’un exercice de sorties de zone, qui levait les bras au ciel, arrêtait tout, lançait son bâton vers le banc et ramenait ses joueurs à l’ordre avec une impatience rare, presque dérangeante, tant elle révélait l’état mental de l’équipe après deux défaites contre des rivaux directs dans la course aux séries.
La scène a été répétée deux fois.
Deux interruptions nettes, brusques, presque humiliantes.
Deux moments où St-Louis, habituellement maître dans l’art de communiquer sans brasser trop de verres d’eau, a laissé tomber son masque "soft".
Ce n’était plus le coach philosophe, inspiré, structuré dans sa pensée. C’était le coach excédé, celui qui sent que ses joueurs ne répondent plus au degré d’exécution minimal nécessaire dans un sprint serré vers les séries.
Et c’est précisément ce qui rend cette explosion si lourde de sens : St-Louis ne perd patience que lorsqu’il sent la structure glisser entre ses doigts.
Un entraînement sous haute tension.
Dès les premières minutes, on a senti que quelque chose clochait : les joueurs manquaient d’intonation, de synchronisme, de conviction dans leurs premières poussées.
Les sorties de zone étaient hésitantes, molles, déconnectées du tempo que requiert la LNH au mois de février.
C’est là que St-Louis a stoppé la pratique d’un geste sec, a rassemblé ses vétérans, a élevé le ton, et a ordonné le redémarrage de l’exercice.
L’entraînement venait tout juste de commencer et Martin St-Louis a dû arrêter le jeu (à deux reprises) parce qu’il n’était pas satisfait de l’effort de ses gars.
— Marc-Olivier Cook (@Cook_Marco) January 26, 2026
Il n’a pas l’air super patient ce matin, le coach. Et c’est normal avec les récents résultats. @DLCoulisses pic.twitter.com/ITjLPinT11
Quelques instants plus tard, la même séquence s’est reproduite. Cette fois, St-Louis n’a pas seulement corrigé : il a grondé.
Les joueurs l’ont senti.
Les caméras l’ont capté.
Et les observateurs ont compris : on n’est plus dans un cycle normal de hauts et de bas. On est dans un point de friction où tout peut basculer très vite.
St-Louis a même levé le ton avec Juraj Slafkovsky:
Longue discussion entre Juraj Slafkovsky et Martin St-Louis en fin d’entraînement.
— Patrick Guillet (@PatGuillet) January 26, 2026
Le coach semble lui donner des conseils quand l’attaquant est positionné devant le filet.@DLCoulisses #GoHabsGo #Slafkovsky #NHL pic.twitter.com/023jqsPVQp
La pression n’est plus seulement sur la glace : elle est au deuxième étage
Cette scène n’est pas un hasard.
Elle n’arrive jamais seule.
Elle reflète un climat qui se détériore, un club qui sent que le sol se dérobe, et surtout une direction qui sait qu’un autre enjeu arrive à une vitesse terrifiante : la congestion à l’attaque.
Parce qu’au même moment où St-Louis perd patience, Alex Newhook complétait son premier patinage en équipement complet depuis sa blessure, patinant comme un joueur qui n’attendra pas six semaines pour revenir.
Alex Newhook is back on the ice solo after fracturing his right ankle on November 13.
— TSN (@TSN_Sports) January 26, 2026
(via: @pfrioletrds)
pic.twitter.com/YSdG8pNMFU
Sa cible? Un retour en mars. Mais cela pourrait se faire dès le retour des olympiques.
Ce n’est plus un secret : dès que Newhook est prêt, quelqu’un doit sortir de la formation. Et Patrik Laine n'a toujours pas été réinséré.
Résultat?
La tension monte partout. Jusqu'au 2e étage.
St-Louis le sent.
Les vétérans le savent.
Et la direction est coincée entre un retour inévitable, une course aux séries fragile et un marché qui ne pardonne pas.
Le coup de colère de St-Louis n’est pas un caprice : c’est le symptôme d’une équipe qui arrive au moment de vérité.
Les Golden Knights débarquent à Montréal avec l’intention de dévorer tout ce qui se trouve sur leur passage.
L’Avalanche suit deux jours plus tard, armée jusqu’aux dents.
Et samedi, les Sabres accueilleront le CH dans un match qui pourrait bien redéfinir la course aux séries.
Trois matchs en six jours.
Trois tests psychologiques.
Trois réalités qu’on ne peut plus masquer derrière les beaux discours.
St-Louis le sait.
Il voit les mêmes choses que les partisans : des troisièmes périodes qui s’effondrent, un désavantage numérique qui implose, une équipe qui mène… puis recule.
Et ce matin, l’entraînement a été la goutte de trop.
Le message envoyé à son équipe était clair comme de l'eau de roche : si vous ne répondez pas maintenant, la saison va vous échapper comme de l’eau entre les doigts.
Une semaine charnière, un coach qui craque, un vestiaire qui retient son souffle
Tout concorde : la fatigue mentale, les résultats qui se dégradent, la pression des médias, le retour prochain de Newhook, Laine la patate chaude, la peur silencieuse d’être le prochain sacrifié (Gallagher?) et une direction qui doit absolument bouger des pièces pour garder l’équilibre.
L’explosion de St-Louis n’est pas un accident : c’est le signe que le CH est entré dans la phase la plus périlleuse de sa saison.
Une phase où le moindre détail peut changer le destin d’une équipe.
Une phase où l’intensité doit être totale.
Une phase où Martin St-Louis n’a plus envie d’entendre des excuses.
Ce matin, les joueurs ont été ramenés à la réalité.
Et s’ils ne saisissent pas le message, il ne restera bientôt que deux options :
faire un changement dans l’alignement… ou voir la saison s’effondrer.
