Méga transaction à Vancouver: la lune pour Elias Pettersson

Méga transaction à Vancouver: la lune pour Elias Pettersson

Par David Garel le 2026-01-22

C’est officiel : cinq équipes se battent férocement pour obtenir Elias Pettersson. Le génie offensif des Canucks, longtemps considéré comme intouchable, est maintenant au cœur de discussions intenses entre les dirigeants de plusieurs clubs. Une chose est claire : le mode “rebuild” est activé à Vancouver, et tous les joueurs, même les vedettes, sont disponibles.

Après avoir échangé Quinn Hughes au Wild du Minnesota et Kiefer Sherwood aux Sharks de San Jose, les Canucks viennent de confirmer ce que plusieurs redoutaient : Elias Pettersson est sur le marché. Le président des opérations hockey, Jim Rutherford, a lui-même déclaré être ouvert à écouter pour n’importe qui. Et Pettersson n’est pas n’importe qui.

Le contrat de Pettersson n’est pas facile à bouger. Il touche 11,6 millions par saison jusqu’en 2031-2032, avec une clause de non-mouvement complète. Mais ça n’a pas empêché cinq équipes de se manifester rapidement pour tenter de réaliser un des plus gros échanges des dernières années.

Et selon les noms qui circule, le Suédois vaut la lune.

Voici les cinq destinations potentielles en lice et pourquoi chacune pourrait tout donner pour lui.

1. Les Red Wings de Détroit : l’héritage suédois à perpétuer

Il y a quelque chose de romantique à imaginer Elias Pettersson enfiler l’uniforme des Red Wings. Après Lidstrom, Zetterberg, Holmstrom et Kronwall, la tradition suédoise pourrait se poursuivre.

Selon Frank Seravalli, Détroit a déjà manifesté un intérêt actif. Steve Yzerman, sous une pression grandissante pour remettre son équipe en séries pour la première fois en 9 ans, voit en Pettersson un catalyseur immédiat pour dynamiser sa formation. Même si Dylan Larkin tient le fort au centre, le reste de la hiérarchie est nébuleuse.

Détroit a l’espace sous le plafond salarial pour absorber son contrat sans que Vancouver ne retienne un sou. Ce facteur seul pourrait faire pencher la balance… à condition d’être prêt à sacrifier un jeune joueur comme Marco Kasper ou Simon Edvinsson, plus un choix de première ronde.

2. Les Flyers de Philadelphie : Tocchet comme facteur X

Pettersson et Rick Tocchet ont une histoire. Et aujourd’hui, Tocchet est derrière le banc des Flyers. Les rumeurs lient maintenant Philadelphie à Vancouver dans un potentiel coup d’éclat.

Sous Daniel Brière, les Flyers étaient censés entrer dans une reconstruction méthodique. Mais cet été, l’acquisition surprise de Trevor Zegras a tout changé. Philly veut gagner. Maintenant.

Une attaque menée par Zegras et Pettersson au centre? Ce serait une révolution. Philadelphie a des jeunes atouts à offrir, notamment Bobby Brink, Tyson Foerster ou même Cam York, en plus d’un choix élevé. Il faudrait aussi probablement envoyer un contrat pour équilibrer les finances, mais le désir est réel.

3. Les Mammoth de l’Utah : la nouvelle puissance de l’Ouest

Le DG Bill Armstrong n’a jamais eu peur de brasser les cartes. Il a déjà mis la main sur Mikhail Sergachev et JJ Peterka dans des transactions audacieuses. Et il pourrait frapper un autre coup de circuit avec Elias Pettersson.

L’Utah a besoin d’un centre numéro un. Avec Logan Cooley blessé, Clayton Keller repositionné à l’aile et Dylan Guenther encore en développement, Pettersson viendrait stabiliser l’attaque, tout en mentorant une des formations les plus excitantes de la ligue.

Et l’Utah a tout pour faire un échange gagnant : espoirs de haut niveau, multitude de choix de repêchage, espace salarial et patience du propriétaire. C’est peut-être la destination la plus logique à long terme.

4. Les Hurricanes de la Caroline : Kotkaniemi + Nadeau = Pettersson?

C’est peut-être la situation la plus intrigante. Les Hurricanes cherchent activement à se départir de Jesperi Kotkaniemi, et ce n’est un secret pour personne.

Selon les rumeurs, la Caroline est prête à inclure un choix de première ronde et un jeune espoir offensif, comme Bradley Nadeau, pour faire pencher la balance. Il faudra bien plus pour convaincre les Canucks.

Mais le DG Eric Tulsky gère un club en position de force. Avec 18 M$ d’espace sous le plafond salarial, les Canes n’ont pas besoin que Vancouver retienne du salaire, et peuvent même utiliser le contrat de Kotkaniemi (4,82 M$) comme pièce d’équilibrage.

La Caroline est l'un de seuls clubs qui n'a pas besoin qu'on retienne du salaire. Voilà pourquoi ils peuvent se permettre d'offrir moins. Mais Nadeau n'est pas un espoir de premier plan. Il faut le réaliser.

5. Les Penguins de Pittsburgh : la continuité post-Crosby

C’est peut-être l’option la moins probable à court terme… mais la plus intrigante à moyen terme.

Les Penguins vivent une renaissance avec Crosby, Malkin et Letang, mais l’avenir approche à grands pas. Ajouter Pettersson comme pierre angulaire de l’après-Crosby serait un coup de maître pour Kyle Dubas.

Il faudrait cependant que Dubas accepte de bouger ses pions. Et ce n’est pas dans ses habitudes récentes. On parle ici de Brayden Yager, Owen Pickering, et possiblement plusieurs choix de repêchage.

Le lien entre Jim Rutherford (aujourd’hui à Vancouver) et son ancienne équipe à Pittsburgh pourrait faciliter un terrain d’entente, mais le coût demeure énorme.

Bref, Pettersson ne restera pas longtemps sur le marché

La pression est immense sur Jim Rutherford et son DG Patrick Allvin. Après avoir laissé filer Quinn Hughes et Sherwood, il doit maintenant maximiser la valeur d’un joueur générationnel. Et les offres affluent.

Cinq chemins. Un seul Elias Pettersson.

Et une certitude : les prochaines semaines pourraient changer le visage de la LNH pour les dix prochaines années.

La méga transaction est attendue... et inévitable...