Même équipe, pas la même attitude : Le CH se présente pour Jakub Dobes… pas pour Samuel Montembeault

Même équipe, pas la même attitude : Le CH se présente pour Jakub Dobes… pas pour Samuel Montembeault

Par William Petit Lemay le 2026-03-11

Il y a des soirs qui changent l’ambiance d’un vestiaire. Des soirs où un gardien envoie un message silencieux à toute son équipe.

Et depuis quelques matchs, ce message semble de plus en plus clair à Montréal.

Quand Jakub Dobes est devant le filet… le Canadien de Montréal ne joue pas de la même façon.

C’est difficile à expliquer avec de simples statistiques. Mais sur la glace, ça se ressent presque immédiatement. Les joueurs semblent plus calmes. Les sorties de zone sont plus propres. La défensive est plus engagée. Et surtout, l’équipe semble jouer avec une confiance différente.

Une confiance qui, en ce moment, ne semble plus exister lorsque Samuel Montembeault est devant le filet.

Mardi soir contre les Maple Leafs de Toronto, la scène s’est encore répétée.

Dobes obtenait un deuxième départ consécutif, une décision qui n’est jamais anodine pour un entraîneur. Et encore une fois, le Canadien a répondu présent. Une victoire convaincante de 3 à 1, dans un Centre Bell électrique, face à un rival historique.

Mais au-delà du score, c’est la manière qui a frappé les observateurs.

Le Canadien s’est présenté.

Les replis défensifs étaient plus rapides. Les batailles le long des bandes plus engagées. Et lorsque Toronto menaçait, Dobes était là pour fermer la porte.

Encore une fois.

C’est exactement ce qui s’était produit quelques jours plus tôt à Los Angeles. Dans un match où les Kings avaient dominé outrageusement la première période, bombardant le filet du Canadien avec 16 tirs contre un seul pour Montréal.

Dans ce genre de scénario, un match peut exploser rapidement.

Mais Dobes a tenu le fort.

Il a réalisé 35 arrêts, dont plusieurs cruciaux, permettant au Canadien de rester dans le match… avant que l’attaque ne prenne le relais dans une victoire de 4 à 3.

Dans un vestiaire de hockey, ce genre de performance laisse une trace.

Parce que les joueurs savent exactement ce que ça signifie : leur gardien vient de voler un match.

Et quand un gardien vole des matchs, l’équipe joue différemment devant lui.

C’est peut-être ça, le malaise qui commence tranquillement à s’installer autour de Samuel Montembeault.

Parce que pendant que Dobes accumule les victoires et les performances solides, la situation du gardien québécois devient de plus en plus lourde à Montréal.

Les critiques explosent dans les médias.

Les analyses se multiplient.

Et certains commencent même à se demander si l’organisation doit envisager un rappel de Jacob Fowler.

Il y a un an à peine, ce scénario aurait semblé impensable.

Montembeault vivait alors la meilleure séquence de sa carrière. Il attirait même l’attention des dirigeants d’Équipe Canada dans le cadre des projets olympiques.

Aujourd’hui, la réalité est complètement différente.

La pression est immense. Les statistiques sont difficiles à défendre. Et chaque performance de Dobes rend la comparaison encore plus cruelle.

Mais la vraie question se trouve peut-être ailleurs.

Parce que depuis quelques matchs, quelque chose d’étrange semble se produire à Montréal.

Le Canadien gagne quand Dobes joue.

Est-ce un hasard?

Peut-être.

Mais dans un vestiaire, les joueurs sentent ces choses-là. Ils savent quand un gardien leur donne une chance de gagner. Ils savent aussi quand la confiance devient fragile.

Et c’est exactement ce qui rend la situation actuelle si délicate pour Martin St-Louis.

Parce qu’après la victoire contre Toronto, une question se pose maintenant.

Est-ce que l’entraîneur-chef osera renvoyer Dobes devant le filet mercredi soir à Ottawa pour un troisième départ consécutif?

Ou redonnera-t-il la rondelle à Samuel Montembeault dans l’espoir qu’il retrouve enfin son rythme?

Cette décision risque d’en dire beaucoup sur la suite des choses.

Parce que si Dobes obtient un troisième départ… le message envoyé à l’interne pourrait être énorme.

Et peut-être même confirmer ce que plusieurs commencent déjà à croire.

Que la hiérarchie devant le filet du Canadien de Montréal est en train de changer.

Même équipe.

Mais peut-être plus le même gardien numéro un.

Ouch...