Le message est déjà passé.
Il a été envoyé à toute la ligue jeudi soir, en direct de Boston, et Arber Xhekaj n’a pas besoin qu’on lui traduise.
Quand Mark Kastelic a traversé la glace pour écraser Shea Theodore sans aucune pitié, ce n’était pas qu’une mise en échec. C’était un avertissement.
Kastelic laid a HUGE hit on Theodore and then answered the bell from Lauzon 💥🥊 pic.twitter.com/g8X4SvQhs7
— B/R Open Ice (@BR_OpenIce) January 23, 2026
Les Bruins ont fait subir une véritable dégelée aux Golden Knights de Vegas... sans aucune pitié...
Une façon très claire de rappeler que Boston joue pour faire mal, surtout quand un adversaire ose se présenter au TD Garden sans répondre physiquement.
Renaud Lavoie l’a dit sans détour. Rarement il a vu une équipe dominer physiquement pendant quarante minutes comme Boston l’a fait contre Vegas.
Le journaliste de TVA Sports parle même d'une menace directe envers Xhekaj:
« S'il ne protège pas ses défenseurs, il y en a un ou deux qui ne termineront pas la rencontre. »
« Martin St-Louis a montré les images du match à ses joueurs. Et le message est clair: Levez la tête, faites attention, sinon vous allez vous faire pincer. »
Des mises en échec lourdes, répétées, qui font mal... et beaucoup de sang...
Dans ce contexte-là, le Canadien de Montréal est averti. Et Arber Xhekaj plus que tout autre.
Parce que cette fois, c’est personnel.
Mark Kastelic déteste le shérif du CH. Il ne s'en ai jamais caché.
Tout le monde se souvient quand Xhekaj avait accusé l'homme fort des Bruins de toujours vouloir se battre avec lui quand il y a des arbitres autour:
Rappelons que l'un des premiers combats à vie pour Xhekaj dans la LNH était contre Kastelic, alors un membre des Sénateurs d'Ottawa:
Les deux s'étaient nargués sur le banc des pénalités et Kastelic avait affirmé que Xhekaj était vraiment un joueur trop arrogant pour sa véritable force avec ses poings.
Kastelic n’a jamais caché son mépris pour Xhekaj, et ce qu’il a fait contre Vegas n’était pas qu’un message général à la ligue : c’était un avertissement ciblé.
Kastelic sait très bien que Xhekaj sera de retour dans l’alignement contre Boston, il sait que le « shérif » regarde ces images-là, et il sait exactement ce qu’il fait en détruisant Shea Theodore..
C’est une façon claire de dire : « quand tu vas sauter sur la glace, ça va être ton tour ». On ne parle pas d’un malentendu, ni d’un hasard. Kastelic cherche Xhekaj, il l’attend, et il est prêt. Le message est passé avant même la mise au jeu : ça va brasser, et ça va être personnel.
Xhekaj doit faire attention. Kastelic n'est pas un figurant. Ce n’est pas un joueur de soutien qui frappe pour faire joli. C’est un boxeur assumé. Et selon ce qui circule dans les cercles du hockey, le message est clair : s’il est sur la glace, il est prêt à en découdre. Avec qui? Avec le seul joueur du Canadien capable de répondre dans ce registre-là.
Arber Xhekaj.
Le Shérif a vu les images. Il a vu Kastelic arriver à pleine vitesse. Il a vu Jeannot, Zadorov, la lourdeur et la méchanceté de cette équipe, les bras qui montent, les épaules qui frappent. Il a vu comment Vegas s’est fait marcher dessus pendant deux périodes entières.
Et il sait très bien ce que ça signifie. Ce match-là, samedi, ne sera pas une simple rencontre de saison régulière. Ce sera un test. Un test de caractère. Un test de courage. Un test d’identité.
C’est exactement pour ça que tout le monde s’attend à son retour dans la formation.
Parce que sans Xhekaj, le Canadien est vulnérable.
Parce que sans Xhekaj, les jeunes défenseurs sont exposés.
Parce que sans Xhekaj, Boston va frapper encore plus fort.
Et les Bruins le savent.
Ils savent que Martin St-Louis a tenté, ces dernières semaines, de privilégier la mobilité, la structure, la discipline. Ils savent que Xhekaj a parfois été laissé de côté. Ils savent que le CH n’aime pas jouer dans le désordre.
Et c’est précisément pour ça qu’ils vont tenter de provoquer ce désordre. D’imposer leur rythme. De forcer Montréal à sortir de sa zone de confort.
Dans ce genre de match, il n’y a pas d’entre-deux.
Soit tu réponds, soit tu subis.
Arber Xhekaj, lui, n’a jamais fui ce genre de rendez-vous. Son identité est bâtie là-dessus. Défendre ses coéquipiers. Envoyer un message clair quand la ligne est franchie. Occuper l’espace mental de l’adversaire.
Un bain de sang ne lui fait pas peur. Et samedi, Xhekaj veut casser des faces. Parce que Kastelic ne frappera pas au hasard. Il frappera pour tester. Pour voir jusqu’où il peut aller. Pour vérifier si le Shérif est vraiment de retour… ou s’il n’est qu’un symbole affaibli.
C’est là que la pression devient énorme sur Xhekaj.
S’il est sur la glace, il sera ciblé.
S’il est sur la glace, il sera provoqué.
S’il est sur la glace, chaque mise en échec sera scrutée.
Le simple fait que Kastelic vise personnellement Xhekaj avant le match veut dire ques les deux vont clairement en découdre.
Boston joue comme une équipe de séries.
Boston frappe comme une équipe de séries.
Et le Canadien, s’il veut être pris au sérieux, devra montrer qu’il est capable d’absorber ça sans se désintégrer.
Arber est averti.
Il est attendu.
Et le message de Kastelic est déjà gravé dans le béton.
Ce match-là dira beaucoup sur l’identité du Canadien… et sur la place réelle du Shérif dans cette équipe.
À lui d'arranger le portrait à son ennemi.
