Négociations CH-Blues: un tournant à 180 degrés sur le marché des transactions

Négociations CH-Blues: un tournant à 180 degrés sur le marché des transactions

Par David Garel le 2026-02-14

Le dossier a changé de nature à Montréal.

Pendant tout l’été 2025, pendant le camp d’entraînement et pendant une bonne partie de la saison, le débat tournait autour du deuxième centre. On voulait tous voir le Canadiens de Montréal frapper fort au centre. On parlait de Robert Thomas, de Nazem Kadri, de Ryan O’Reilly. On croyait que c’était la priorité absolue.

Puis Oliver Kapanen a changé la conversation.

Avec ses 31 points, dont 18 buts en 57 matchs, au centre d’Ivan Demidov et Juraj Slafkovsky, Kapanen a stabilisé le deuxième trio. Pas parfaitement. Mais suffisamment pour faire baisser la pression. Suffisamment pour que Kent Hughes ne se sente plus obligé de payer un prix démesuré pour un centre.

Et là, le besoin s’est déplacé.

Aujourd’hui, la priorité n’est plus le centre.

C’est l’aile droite du premier trio.

Selon David Pagnotta, le Canadien aimerait idéalement ajouter un ailier droit capable de jouer avec Nick Suzuki. Pas un projet. Pas un joueur de soutien. Un vrai top-6 établi.

Et un nom domine toutes les discussions :Jordan Kyrou.

Ce qui circule présentement, c’est que les négociations entre Montréal et les Blues de Saint-Louis auraient atteint un niveau supérieur. On n’est plus dans l’appel exploratoire. On est dans la structure d’offre.

Kyrou n’a jamais été aussi proche de Montréal.

On le sait : cet été, Saint-Louis exigeait Kaiden Guhle dans un échange un pour un. Le Canadien a dit non immédiatement. Guhle n’est pas sur le marché. Point.

Depuis, le contexte a évolué.

Dans le dossier Robert Thomas, les Blues ont demandé l’équivalent de trois actifs top-15. Montréal a reculé. Trop cher. Trop d’avenir sacrifié. Pas question de toucher à Michael Hage. Pas question de vider la banque.

Mais Kyrou, c’est différent.

Ce n’est pas un centre numéro un. C’est un ailier offensif élite, encore jeune, signé à long terme, capable de marquer 35-40 buts et de transformer immédiatement un premier trio. Et surtout, il cadre parfaitement avec le nouveau besoin du Canadien.

La vraie question devient donc : à quel prix?

Tout pointe vers David Reinbacher.

Reinbacher est la pièce que Saint-Louis regarde en premier. Droitier, structuré, cinquième choix au total. C’est exactement le type de défenseur autour duquel on reconstruit une ligne bleue.

Montréal peut-il éviter de le donner?

On peut tenter de monter un package autour d’un choix de première ronde, d’Adam Engström, d’Owen Beck ou même de Kirby Dach. Mais soyons réalistes : sans Reinbacher, ça devient extrêmement difficile.

Saint-Louis sait que Montréal a changé de priorité. Saint-Louis sait que Kyrou est maintenant la cible logique. Et plus le besoin est clair, plus le prix monte.

La structure pourrait ressembler à ceci : Reinbacher dans le package deal.

Ou Adam Engström (ou Jayden Struble) + choix de 1re ronde et d'autres éléments.

Si le Canadien refuse d’inclure Reinbacher, il devra surpayer en capital de repêchage et en jeunes joueurs. Et même là, rien ne garantit que les Blues accepteront.

C’est là que le bras de fer devient réel.

Parce que le CH ne veut pas sacrifier son futur pour Robert Thomas. Mais pour Kyrou, la discussion est différente. On ne bloque plus Michael Hage. On ne bloque plus Kapanen. On cherche un ailier établi pour accélérer la courbe actuelle.

Et si on est honnête, Kyrou est l’option la plus logique sur le marché.

Le besoin a changé. Le centre n’est plus l’urgence. L’aile droite du premier trio l’est devenue.

Jordan Kyrou est sur toutes les lèvres. Les négociations avec Saint-Louis sont plus avancées que jamais. Et pour la première fois, David Reinbacher apparaît comme la clé possible d’un échange.

La question n’est plus de savoir si le Canadien veut Kyrou.

La question est simple :

Est-il prêt à payer le prix réel pour l’obtenir?

Parce que cette fois, on ne parle plus d’une rumeur.

On parle d’une décision pour l’avenir du Canadien.