Nick Suzuki traité de mou: La Poche Bleue sans pitié

Nick Suzuki traité de mou: La Poche Bleue sans pitié

Par David Garel le 2026-02-15

Après quelques présences prometteuses en début de tournoi, le capitaine du Canadiens de Montréal vient d’encaisser un dur retour sur terre.

Pas à cause d’un but contre spectaculaire. Pas à cause d’une erreur monumentale. Mais à cause de quelque chose de beaucoup plus sournois : un match ordinaire. Très ordinaire.

Et aux Jeux olympiques, quand tu es Canadien, ordinaire, ça ne pardonne pas.

Les commentaires sont tombés rapidement. Suzuki n’a pas connu un grand match contre les Tchèques. Peu engagé. Moins piqué. Environ 13 minutes de jeu seulement. Dans un contexte où il est habitué à en jouer 20 en LNH, la chute est brutale.

Sur une séquence clé en supériorité numérique adverse, il se fait prendre comme troisième homme haut. Au lieu d’attaquer la rondelle, il hésite.

Ce qui suit? revirement, repli précipité… et un 3-contre-1 dans l’autre sens. Ce genre de détail-là, à ce niveau-là, fait extrêmement mal.

Selon les médias québécois, il y a eu d’autres replis défensifs plus mous. Des présences sans impact. Rien de catastrophique, mais rien de marquant non plus.

Et ce n’est pas juste un feeling de journalistes sur place.

Même dans le balado La Poche Bleue, Suzuki s’est fait passer au tordeur.

Éric Bélanger y est allé sans détour : oui, Suzuki n’a pas connu un grand match. Point.

Mais c’est surtout Mathieu Dandenault qui a appuyé fort. Pour lui, Suzuki était tranquille, trop tranquille. Pas assez engagé. Pas assez présent dans les batailles. Pas assez impliqué dans le tempo du match. En clair : un match qu’on oublie vite.

Et quand même La Poche Bleue t’envoie sous l’autobus, c’est que le malaise est réel.

Ce qui complique encore plus la situation, c’est le contexte.

Suzuki arrive dans un environnement complètement différent de Montréal. Ici, les trios bougent constamment. Les minutes sont réparties. Les vedettes comme Connor McDavid, Nathan MacKinnon et Macklin Celebrini monopolisent naturellement les grosses présences.

Les autres doivent s’ajuster.

On l’a vu avec Sam Bennett.

On l’a vu avec Bo Horvat.

On l’a vu avec Tom Wilson.

Et maintenant, on le voit avec Suzuki.

Les trios du bas bougent. Les rôles changent. Tu passes d’un contexte où tu es le moteur offensif de ton club à un rôle de soutien, parfois ingrat, souvent défensif.

Et Suzuki semble encore chercher sa chaise.

Quand tu tombes de 20 minutes à 13, ce n’est pas juste une question de condition physique. C’est une adaptation mentale. Tu touches moins à la rondelle. Tu as moins de rythme. Tu dois être parfait dans un temps de jeu limité.

Pour l’instant, Suzuki ne l’est pas.

Et c’est probablement ça, la vraie histoire.

Ce n’est pas qu’il est mauvais.

Ce n’est pas qu’il n’a pas sa place.

C’est qu’il est en train d’apprendre, en direct, devant tout un pays, ce que ça veut dire être un joueur de soutien sur une équipe remplie de superstars.

À Montréal, Suzuki est la référence.

À Milan, il est une pièce parmi d’autres.

Et dans ce tournoi-là, quand tu ne saisis pas immédiatement tes rares occasions de faire la différence, tu glisses vite dans la hiérarchie.

À mon avis, c’est exactement le rôle qui l’attend pour le reste du tournoi : minutes limitées, missions défensives, présence dans le bas de l’alignement, trios qui bougent autour de lui.

Pas glamour.

Pas valorisant.

Mais c’est la réalité olympique.

Suzuki vient de vivre son premier vrai moment difficile avec Équipe Canada.

Et maintenant, la balle est dans son camp.

Parce qu’aux Jeux, personne ne t’attend.