Bill Guerin humilie Lane Hutson : une vengeance ignoble contre le nom de son père.
C’est plus qu’un oubli. C’est une insulte.
Lane Hutson, meilleur passeur parmi tous les défenseurs de la LNH cette saison, n’a même pas été considéré comme substitut pour l’équipe olympique des États-Unis.
Pas une place parmi les huit défenseurs, soit. Mais pas même dans le top-10? Même pas en cas de deux blessures? Voilà une gifle, un crachat, un règlement de compte.
Ce n’est plus du hockey. C’est personnel.
Et quand on sait que c’est Bill Guerin qui tire les ficelles, il est difficile de ne pas voir dans cette décision une sorte de vengeance contre les Hutson, contre le Canadien, et contre les partisans de Montréal qui l'ont constamment remis en question.
Guerin se venge… du nom Hutson?
Rob Hutson, le père de Lane, a toujours été une figure intense, impliquée et directe. Et dans les derniers mois, ses propos dans un balado obscur ont fait le tour des cercles de hockey :
« Mes garçons sont aussi Canadiens. »
Une phrase perçue comme un chantage envers USA Hockey. Une provocation? Peut-être. Mais punir Lane pour cela? Refuser à ce point de reconnaître son immense progression? C’est petit. C’est lâche. C’est indéfendable.
Dans la même vague, Cole Caufield, auteur de 37 buts et 75 points la saison dernière et en feu cette saison (19 buts, 20 passes pour 39 points en 30 matchs), a lui aussi été laissé de côté, même s’il fait partie des réservistes potentiels.
Une décision discutable, certes, mais au moins logique dans un bassin offensif américain extrêmement relevé.
Mais dans le cas de Lane Hutson, il ne s’agit plus d’un débat de mérites. Il s’agit d’un choix politique. Et Cole Caufield ne s'est pas gêné pour viser diretement Guérin.
« Je dirais juste de regarder chacune de ses présences. Son énergie, sa fougue, sa capacité à récupérer la rondelle… Il est unique. Et il va encore s’améliorer. »
Lane Hutson domine. 33 mentions d’aide, un différentiel de +16, 38 points en 39 matchs. Seuls Cale Makar et Zach Werenski ont fait mieux depuis janvier.
Il est le plus jeune défenseur à mener la ligue au chapitre des passes, il a déjà gagné le Trophée Calder, et il joue 24 à 28 minutes par match. Il est la bougie d’allumage du Canadien. Et malgré tout ça, les USA ne le considèrent même pas comme 9e ou 10e défenseur en cas de blessure.
C’est honteux.
Bill Guerin a toujours protégé ses amis, ses ex-coéquipiers, ses chouchous. Il a tendance à fonctionner en vase clos, à favoriser « ses gars », à défendre ses décisions avec entêtement. Et dans ce cas-ci, sa fidélité devient du sabotage.
Adam Fox est exclu lui aussi selon les informations de Sportsnet. Or, Fox serait probablement rappelé avant Hutson en cas de blessure. Cela signifie que Hutson est au mieux le 11e défenseur dans l’esprit de Guerin.
C’est un affront total. Un déni des faits. Une guerre ouverte contre le Canadien.
Le Canadien aura des représentants à Milan : Juraj Slafkovsky avec la Slovaquie, Oliver Kapanen avec la Finlande, Nick Suzuki avec le Canada, Alexandre Texier avec la France.
Mais pas Hutson. Pas celui qui a littéralement réécrit l’histoire des recrues en 2024. Pas celui que Caufield décrit comme un moteur inégalé.
« Chaque fois qu’il est sur la glace, on a la rondelle. Et s’il ne l’a pas, il va se battre pour aller la chercher. »
Caufield veut clairement envoyer Bill Guérin sous l'autobus.
Le message est clair. Ce n’est pas une décision neutre. C’est une punition.
Bill Guerin a décidé d’humilier Lane Hutson et sa famille publiquement. Il aurait pu tout simplement ne pas le prendre et le mettre sur la liste des réservistes
Mais il a voulu aller plus loin. Ne même pas le mentionner comme remplaçant. Ne même pas admettre la possibilité qu’il puisse servir d’option en cas de blessure. Une mise à mort symbolique.
Et dans le monde du hockey, c’est le plus grand des manques de respect.
Et maintenant?
Il reste encore une trentaine de jours avant le début des Jeux. Des blessures peuvent survenir. Un Quinn Hughes ou un Charlie McAvoy peut tomber. Mais à voir la hiérarchie actuelle, Guerin préférera rappeler un vétéran plutôit que d’appeler Hutson.
Et pourtant, l’Amérique du hockey en entier commence à réaliser ce qu’il est en train de devenir.
Un Makar plus petit. Un Duncan Keith version prodige. Un génie.
Et Guerin ne veut rien savoir. Il le regarde briller, et il l’ignore.
Pour les fans du CH, la pilule est amère
Imaginez un instant être la famille Hutson. Voir Cole à l’hôpital après un incident quasi-tragique au championnat du monde junior, où il s'est effondré après avoir été atteint par un tir.
Voir Lane donner 28 minutes contre Tampa, malgré l’angoisse face à son petit frère, puis pratiquement 23 minutes en Floride en ajoutant deux passes magnfiqiques.
Et voir ce même Lane être effacé, ignoré, déshonoré par ceux-là mêmes qui devraient bâtir autour de lui l’avenir du hockey américain.
C’est plus que décevant. C’est inhumain.
Si l’équipe américaine s’écroule à Milan, il faudra s’en souvenir.
Si un défenseur échoue sous la pression, si la relance est inefficace, si le jeu de puissance est stérile, le nom de Lane Hutson reviendra comme un boomerang.
Et si les États-Unis passent à côté de l’or à cause d’un seul but… alors là, Guerin aura à répondre.
Pas aux médias. Pas aux analystes.
Mais à une génération entière de fans trahis.
