Patrick Roy traîné dans la boue: Martin St-Louis sans pitié

Patrick Roy traîné dans la boue: Martin St-Louis sans pitié

Par David Garel le 2026-04-08

Ce qui sort de Long Island depuis quelques semaines est violent et sans pitié.

Les journalistes qui couvrent les Islanders de New York ne tournent plus autour du pot : selon eux, Patrick Roy est devenu trop rigide, trop enfermé dans sa vision, incapable de s’adapter à une ligue qui a changé.

On parle d’un coach « trop old school », d’un système « linéaire », d’un hockey prévisible, où chaque joueur connaît sa ligne… mais où plus rien ne surprend l’adversaire.

Et ça, dans la LNH d’aujourd’hui, c’est une condamnation... après le congédiement.

Parce que pendant que Roy imposait une structure fermée, presque militaire, où les rôles étaient figés et les décisions dictées d’en haut, Martin St-Louis fait exactement l’inverse avec les Canadiens de Montréal. Et c’est là que la comparaison devient cruelle.

St-Louis ne parle pas de système. Il parle de principes. Nuance énorme.

« Une game collective, c’est beaucoup de support, c’est beaucoup de mouvement loin de la rondelle. »

Ce n’est pas un coach qui demande à ses joueurs d’exécuter mécaniquement. C’est un coach qui veut qu’ils comprennent pourquoi ils bougent, pourquoi ils créent, pourquoi ils s’adaptent. Il ne cherche pas à contrôler chaque détail. Il cherche à libérer l’intelligence du joueur.

Et ça change tout.

Là où Roy impose une structure descendante, St-Louis construit un environnement évolutif. Il a littéralement étudié d’autres sports pour bâtir son approche.

« J’ai vraiment commencé à regarder les principes de jeu d’équipe… le soccer, la crosse, le basketball. »

Wow. Ça veut dire que son hockey n’est pas figé dans la tradition. Il est influencé, transformé, modernisé. Et ça se voit sur la glace.

Le Canadien ne joue pas comme les autres équipes.

Le Canadien pense différemment.

On l’a vu dans cette victoire marquante contre les Hurricanes de la Caroline : dominés au chapitre des tirs, mais totalement en contrôle du tempo. Pendant que l’adversaire lançait de partout, Montréal construisait, tournait, attendait.

Patience. Lecture. Création.

C’est un hockey qui déstabilise.

Même les entraîneurs adverses l’avouent ouvertement.

« Ils sont un peu uniques dans leur façon de jouer. »

« Montréal est presque une nouvelle équipe cette saison… on apprend encore à jouer contre eux. »

Et ce n’est pas juste une question de style. C’est une philosophie complète.

Chez Roy, le défenseur reste défenseur. L’attaquant reste attaquant. Les rôles sont définis.

Chez St-Louis, tout le monde bouge.

« La plupart du temps, seulement deux défenseurs peuvent appuyer l’attaque… Montréal en a cinq ou six. »

C’est là que tu vois la rupture totale entre les deux visions.

Roy veut contrôler le chaos.

St-Louis veut comprendre le chaos… et l’utiliser.

Même dans la façon d’aborder l’attaque, la différence est frappante. Roy, comme plusieurs entraîneurs traditionnels, valorise le volume, les tirs, la pression directe. St-Louis, lui, nuance.

« J’aime ça avoir du volume, mais j’aime avoir de la qualité aussi. Parfois, c’est de laisser le jeu évoluer un peu plus. »

Ça demande du courage, ça. Parce que ça implique d’accepter de ne pas tirer tout de suite, de ne pas forcer le jeu, de faire confiance à la lecture.

Et évidemment, ça ne fonctionne pas toujours parfaitement.

« Il ne faut pas être trop têtus non plus… il faut trouver un équilibre. »

Mais au moins, il y a une réflexion. Une adaptation. Une ouverture.

Et c’est exactement ce que les journalistes reprochent à Patrick Roy aujourd’hui : l’absence de cette flexibilité-là.

À Long Island, on parle d’un coach qui n’a pas voulu évoluer. Qui a imposé son modèle au lieu de l’adapter. Qui a tenté de faire entrer ses joueurs dans une structure… au lieu de bâtir une structure autour de ses joueurs.

Et pendant ce temps, à Montréal, Martin St-Louis est en train de redéfinir ce que peut être une équipe moderne.

Un hockey de lecture plutôt que d’exécution.

Un hockey de mouvement plutôt que de position.

Un hockey d’intelligence plutôt que de rigidité.

C’est ça, la vraie claque.

Pas juste le congédiement de Roy.

Mais le fait qu'il est passé date... pour la LNH d,aujourd'hui...